Publié dans Châteaux, musées, monuments

Faire des entrechats à l’Opéra Garnier

Quelle jeune fille n’a pas rêvé de faire quelques pas de danse chaussée de ses  pointes sur le parquet de l’opéra comme les « petits rats » ?

Sans forcément assister à un spectacle, il néanmoins facile de visiter le lieu qui à lui seul fait déjà rêver.

Si la danse ne vous passionne pas, vous aimez peut-être les énigmes policières et c’est peut-être par ce biais que vous emmènerez vos enfants sur les traces du fameux Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux.

L’Opéra Garnier ouvre ses portes en 1875. L’impératrice Eugénie est aux anges : du multicolore, des sculptures à profusion, le style est bien clinquant, il ne ressemble pas vraiment à un autre, on va donc le nommer bien sûr le « style Napoléon III ». Néanmoins, aujourd’hui encore,  la magie opère et les enfants seront sûrement émerveillés par tant de richesses. De l‘or, des peintures, des sculptures, visibles aussi sur les costumes exposés à l’intérieur.

La salle de spectacle :

Il est intéressant d’imaginer qu’à l’époque, les spectacles ne se déroulaient pas comme aujourd’hui. Les lundis, mercredis et vendredis étaient réservés au « abonnés » qui louaient donc leur siège à l’année. Ils assistaient ainsi plusieurs fois par semaine au même spectacle mais venaient surtout pour être vus, n’écoutaient que peu les artistes, voire les dérangeaient par leurs conversations ! On pouvait même manger dans les loges où l’on tirait les rideaux ! Mais depuis la première guerre mondiale, on ne loue plus de loge à l’année.

Au XIX e siècle, les meilleures loges étaient celles situées au-dessus de la scène. Une pour le roi l’autre pour la reine, séparés. Comme ça, si l’un venait à être tué, il restait un survivant !

Et maintenant, levez les yeux. L’ancien plafond, noirci par les fumées des becs de gaz a imposé des travaux de rénovation. Ceux-ci furent commandés par le ministre André Malraux à Chagall en 1964. Faites-en un jeu avec vos enfants : quels instruments de musique reconnaissent-ils ? Quels monuments de Paris voire quels morceaux de musique (Le lac des cygnes, La flûte enchantée) ?

Plafond peint par Chagall

A défaut d’avoir croisé le fantôme de l’Opéra, ne repartez pas sans avoir vu sa loge, la numéro 5.

Derrière la scène, on trouve le « foyer de la danse ». Un lieu où un feu réchauffait la scène et où à l’entracte les messieurs venaient rendre visite aux danseuses !

Alors qu’aujourd’hui les places les plus chères sont situées en orchestre, à l’époque c’était le cas des loges. Dans l’orchestre, seuls les hommes pouvaient s’asseoir, les robes très encombrantes des femmes rendaient cela impossible !

Le Grand foyer : est un lieu de promenade à l’entracte qui a connu aussi quelques bals masqués. Un petit truc : de la peinture dorée orne la sculpture et non de la feuille d’or par souci d’économie !

Le  saviez-vous ?  La scène est en pente pour que les spectateurs puissent bien voir les têtes des artistes. Les salles de danse ont donc dû s’adapter et sont elles aussi en pente ! Dur dur pour les ballerines !

-Infos pratiques :

  • Escape game « Inside Opéra« : c’est ce que j’ai testé avec les filles. On cache notre identité sous des masques et on déambule dans tout l’opéra à la recherche d’indices pour résoudre une énigme en lien avec le fantôme de l’Opéra. Heureusement, des comédiens en costumes d’époque nous ont bien aidées! Tarif: 22 euros pour les enfants, 28 euros pour les adultes. Réservation en ligne sur https://www.operadeparis.fr/visites/palais-garnier/individuels/lescape-game-grandeur-nature-au-coeur-du-palais-garnier
  • Parcours ludique pour les enfants (1h) avec des jeux et un quiz final (5 euros).

– Adresse :

Palais Garnier, Place de l’Opéra, 75009.

Pour se rendre au Palais Garnier : 
Métro: Opéra, lignes nº 3, 7, 8
RER : station Auber, ligne A
Bus : lignes 20, 21, 22, 27, 29, 42,52, 53, 66, 68, 81, 95
Parking : Q-Park Edouard VII – Rue Bruno Coquatrix 75009 Paris (face au 23 Rue de Caumartin)

A lire :

  • Le fantôme de l’Opéra, Gaston Leroux
  • Pour les plus jeunes : 20, allée de la danse de Elizabeth Barféty.