Publié dans Châteaux, musées, monuments, Un peu plus loin...

Voir Les Nymphéas- en vrai- à Giverny (27)

Claude Monet naît en 1840 à Paris et décède en 1926  en Normandie à Giverny où il vécut la moitié de sa vie. C’est sa rencontre avec le peintre Eugène Boudin qui va le « pousser dehors ». Pour certains peintres, la mode est dorénavant de peindre en extérieur, dans la nature. Mais cela ne plait pas à tout le monde ! Ses œuvres ainsi que celles de ses amis Pissarro, Sisley ou Renoir sont souvent refusées par les salons officiels. Il faudra attendre 1872 pour qu’apparaisse le nom de ce nouveau courant artistique, l’ « impressionnisme » du nom de son œuvre Impression, soleil levant.

Monet à Giverny :

Il achète la maison en 1890. Il y fit des travaux d’aménagement lui permettant d’accueillir sa grande famille (composée de 8 enfants) et ses amis dans une maison multicolore : une façade rose, une salle à manger toute jaune et une cuisine bleue !! Une vraie maison de peintre !

La salle-à-manger

Aujourd’hui le visiteur découvre tout d’abord le salon –atelier : c’est là où il aimait peindre (dans les premières années) et recevoir ses amis. Aujourd’hui, on peut y voir de nombreuses toiles accrochées au mur (des copies) comme à l’époque du peintre ainsi que 80% du mobilier initial. Emouvant !

Monet et les fleurs : une passion !  A côté de  la maison, Monet planta dès les premières années une multitude de fleurs : des roses, des pivoines, des iris etc… Une explosion de couleurs ! Puis, il aménagea une deuxième zone, côté rivière. L’aménagement du jardin d’eau lui vint après en avoir vu un à l’Exposition Universelle de Paris en 1889.  C’est ainsi qu’apparurent les fameux nymphéas (nénuphars) !  Il les aimait tant qu’il peignit cet espace 250 fois ! Les œuvres les plus connues les représentant se situent à Paris, au musée Marmottan. Elles sont gigantesques ! Après la Première guerre mondiale, il décida de les donner à la nation pour commémorer la fin de la première guerre mondiale.

Monet aimait tellement les fleurs qu’un jour, il  a payé la mairie afin de goudronner la chaussée car la poussière soulevée par les voitures ternissait l’éclat de ses fleurs !

Pour prolonger la visite :

  • avec la visite du musée Marmottan à Paris (c’est là qu’on peut notamment voir Impression soleil levant et les Nymphéas). Des billets jumelés Giverny-Marmottan existent (en vente sur place  uniquement).

Le coin des lecteurs :

Un livre pour enfants : Le jardin de Monet, de Lena Anderson et Christina Bjork, Casterman.

Pour les enfants :

Téléchargez gratuitement le livret-jeu sur le site internet  https://fondation-monet.com/informations-pratiques/#tarifs 

– Il est malheureusement interdit de dessiner ou peindre dans les jardins…  alors inutile de prendre vos pinceaux !

Que faire à proximité ?

Visiter Château-Gaillard. Lisez notre article en cliquant sur: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/2020/02/28/revivre-la-guerre-de-cent-ans-au-chateau-gaillard-27/

Infos pratiques :

Le meilleur conseil est sûrement celui de réserver vos billets en avance sur internet sinon il faut s’attendre à faire environ 1h30 de queue aux beaux jours… Attention, les billets achetés en lige ne sont ni remboursables ni échangeables (vérifiez la météo avant car il serait vraiment dommage de visiter les jardins sous la pluie…).

Billetterie en ligne : https://fondation-monet.com/informations-pratiques/#billetterie

  • Tarifs : Tarifs d’entrée 2019 Maison et Jardins :

Adultes : 9,50 €
Enfants + de 7 ans et étudiants : 5,50 €
Enfants – de 7 ans : gratuit
PMR – personne en situation de handicap : 4 €

  • Adresse : 84 rue Claude Monet, 27620 Giverny. Tel : 02-32-51-28-21.

https://fondation-monet.com/giverny/

Publié dans Plein air

Se promener dans le jardin du philanthrope Albert Kahn (Boulogne,92)

Un peu d’histoire

Albert Kahn est né en 1860 dans le Bas-Rhin. Ce banquier s’installe à Boulogne en 1892 et achète petit à petit des parcelles de terres autour de sa maison pour agrandir son jardin. En 1898, il fonde sa propre banque. Le krach boursier de 1929 provoque sa faillite. En 1936 le département de la Seine devient propriétaire du jardin. Albert Kahn décède en 1940.  

Le jardin est composé de 9 scènes paysagères composé de végétaux provenant des quatre coins du monde… en accord avec la pensée universaliste d’Albert Kahn.

La visite 

Dès le début de la visite, on se sent très loin d’ici, en Extrême-Orient ! On commence par le village japonais créé par Albert Kahn après un voyage au Japon à la fin du XIXè siècle. Des artistes de ce pays sont venus spécialement le dessiner et le planter. On peut même y voir des maisons de thé transportées depuis le Japon. Dépaysement garanti !

La promenade se prolonge ensuite dans le même pays mais version contemporaine. Celui-ci a été dessiné récemment en 1988-1989. Les zones d’eau symbolisent la mer, l’herbe les îles japonaises et les monticules les montagnes. Coup de cœur pour le pont sur lequel on ne manquera pas de faire une photo souvenir ! Il y a comme un petit air de Giverny, le jardin de Monet, qui flotte ici …

Retour en France dans les allées suivantes ! Place au verger-roseraie. Du vivant d’Albert Kahn, les arbres fruitiers étaient totalement illuminés le soir pour le plus grand bonheur de ses invités ! En avril, les arbres fruitiers sont en fleurs mais si vous organisez votre visite en juin ce sont les roses qui couvriront les tonnelles. Juste à côté, une incroyable serre ornementale domine le jardin français. Sublime et romantique !

Derrière elle, on se plonge dans un univers radicalement différent : la forêt, notamment celle des Vosges, la terre natale d’Albert Kahn. Il a fallu 50 ouvriers et 6 mois de travail pour la planter ! Un train a acheminé spécialement les 250 arbres et les roches de granit !

L’avis des filles

Chloé : « J’ai beaucoup apprécié cette promenade car il y avait beaucoup de végétation, c’était très poétique. En plus, ça nous faisait un peu découvrir le monde. J’ai préféré le village japonais et ses fleurs. Comme les plantes étaient très variées, cela rendait la balade pas du tout ennuyante !  L’eau qui coulait entre les rochers rendait la visite très apaisante ».

Margaux : « Ce n’était pas un parc come les autres. A chaque fois que l’on quittait un univers, on avait l’impression de rentrer dans un autre monde. On passait d’un village japonais à un verger et enfin à une forêt profonde. C’était surprenant à chaque fois ! ».

Infos  pratiques 

  • Horaires :

Le jardin est ouvert du mardi au dimanche :

  • De 11h à 18h d’octobre à mars
  • De 11h à 19h d’avril à septembre

Tarifs:

L’accès au jardin se fait sans réservation en semaine.

L’achat du billet s’effectue sur place.

Tarif plein : 4 euros / Tarif réduit : 3 euros

La réservation est obligatoire le week-end. 

  • Adresse :

Musée départemental Albert-Kahn, 1 rue des Abondances, 92100 Boulogne-Billancourt

Que faire autour ?

  • Parc nautique de l’île Monsieur, 92310 Sèvres. Tel: 01-46-29-00-00
  • Se balader dans le bois de Boulogne
  • Musée de la céramique de Sèvres

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Plein air

Sur les pas du peintre Caillebotte à Yerres (91)

Qui était Gustave Caillebotte ?

Un homme aux multiples facettes. De nos jours, on connaît surtout son talent de peintre qui a su aborder des thématiques nouvelles pour l’époque, telles que la ville moderne et le travail des hommes, notamment dans ses œuvres Les raboteurs de parquet ou Le Pont de l’Europe. Mais c’était aussi un grand mécène, un philatéliste, un passionné de régate et d’horticulture. A la fin de sa vie, il fut même architecte naval et gagna souvent des courses de bateau. A sa mort et selon ses dernières volontés, toute son œuvre fut léguée à l’Etat. Elle est visible en grande partie au musée d’Orsay.

La maison de Caillebotte :

La maison que l’on visite aujourd’hui fut acquise par le père du peintre en 1860 pour en faire une résidence d’été non loin de Paris. Gustave a alors 12 ans. Son architecture d’inspiration italienne lui vaut le surnom de « casin» (du substantif « casino » « petite maison » en italien). Gustave y fit des peintures de 1874 à 1879 date à laquelle elle fut vendue. Il y reçut de nombreux amis artistes dont le peintre Monet.

La visite permet d’imaginer dans quel univers le peintre a vécu puisqu’elle a été réaménagée avec des meubles et une décoration d’époque.

le boudoir

Pour les kids : téléchargez la plaquette pour enfants qui présente la famille Caillebotte et la propriété. http://www.proprietecaillebotte.fr/infos-caillebotte/infos-pratiques-460.html

la chambre familiale de style Napoléon III

Il est possible aussi de louer une tablette numérique à l’entrée (billet d’entrée + 5 euros + carte d’identité). Elle permet d’entendre les commentaires. Sinon, sachez qu’il y a déjà pas mal de panneaux explicatifs à l’intérieur qui racontent globalement la même chose.

Le parc et ses fabriques :

le kiosque et la glaciaire

A l’origine, la propriété était immense : 11 hectares, comprenant des champs et des pâturages. Dans ce parc à l’anglaise, on découvre encore des « fabriques », des constructions pittoresques qui décorent le jardin, très à la mode au XIX e siècle et typiques du mouvement romantique! L’orangerie par exemple, qui servait à l’hivernage des orangers et qui accueille dorénavant des expositions.

Le potager :

Gustave Caillebotte peignait souvent dans son potager. La serre d’origine est toujours là !  Elle est maintenant gérée par une association qui l’ouvre de temps en temps au public :

Horaires d’été du potager : Samedi, ouverture à 15h et à 16h au départ de la Maison Caillebotte. Dimanche, ouverture en continu de 15h à 17h30.

Faire un tour en barque :

Le peintre Caillebotte adorait canoter sur l’Yerres. Pourquoi ne pas faire comme lui aux beaux jours ? Tarifs des locations : barque : 5 € la ½ heure ; 9€ l’heure. Canoë : 4 € la ½ heure ; 7 € l’heure. Septembre :week-end de 15h à 18h. Attention, pensez à votre carte d’identité ou à apporter un chèque de caution avant d’embarquer ! Pas de paiement en carte bleue !

Se restaurer à l’Orée du parc :

Le « chalet suisse » (qui est en fait l’ancienne laiterie), abrite aujourd’hui le salon de thé et restaurant du domaine. Téléphone : 01 69 45 47 78. Sympa pour une pause goûter !

Infos pratiques :

  • La Maison : Horaires d’avril à octobre : les après-midis de mardi à dimanche. Tarifs : 8 euros plein tarif, 5 euros tarif réduit (étudiant, pass education, demandeur d’emploi), 3 euros : tarif yerrois, gratuit pour les moins de 16 ans.
  • L’appli « Propriété Caillebotte » : elle est gratuite et donne des renseignements sur le peintre, la propriété, permet de comparer ses œuvres avec les paysages actuels…
  • Le parc : tous les jours (gratuit). Il y a aussi des jeux pour enfants comme tout parc qui se respecte!
  • Accès : 8 rue de Concy, 91330 Yerres, Tel : 01-80-37-20-61

Que visiter sur le même thème?

  • Le musée d’Orsay pour voir « en vrai » les œuvres de Caillebotte.
  • La propriété du peintre Claude Monet à Giverny qui, comme Gustave Caillebotte, était passionné d’horticulture. Découvrez notre article «Voir les nymphéa en vrai à Giverny» en cliquant sur ce lien: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/?s=giverny

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Plein air, Un peu plus loin...

Revivre la guerre de Cent ans au Château-Gaillard (27)

Votre petit dernier est fan de chevaliers ? Alors, partez aux Andelys, aux portes de Paris pour revivre la Guerre de Cent ans!

Le zoom historique :

Quand le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion choisit ce site, c’est parce qu’il est très stratégique: cette colline plonge sur un méandre de la Seine. Le but: bloquer le roi de France Philippe Auguste qui veut mettre la main sur la Normandie. Le chantier est titanesque: entre 1196 et 1198, 6000 ouvriers travaillent d’arrache-pied. Un record de rapidité! Il coûta une fortune, engloutissant une partie des finances du Royaume d’Angleterre: 12 000 £ contre environ 7 000 pour les autres châteaux de l’époque!

Après la mort de Richard Cœur de Lion, son frère, Jean-sans Terre, hérite du trône. En août 1203, Philippe Auguste installe un siège au pied du château avec 3000 soldats. Les Anglais, qui avaient accueilli les villageois des Andelys dans leur basse-cour, voient leurs réserves de nourriture diminuer dangereusement et décident finalement de les expulser. Pendant trois mois, ces derniers tentent de survivre dehors, dans le froid, vivant parfois de cannibalisme… En mars 1204, Philippe Auguste lance l’attaque (les Français comblent le fossé, enlèvent des pierres du château, mettent le feu…) et réussissent à prendre le château. Trois mois plus tard, les Français mettent la main sur l’intégralité du duché de Normandie.

Plus tard, le château fut repris par les Anglais pendant la Guerre de Cent ans. Il n’a ensuite plus vraiment de position stratégique et Henri IV le fait démolir à la fin du XVIe siècle. Il autorise les ordres religieux avoisinants à récupérer des pierres pour leurs constructions. En 1852, l’enceinte et le donjon reviennent à l’Etat.

Le donjon, aux murs de 5 m d’épaisseur!

Fenêtres à meneaux bordées de banquettes

Infos pratiques :

En programmant votre GPS, ne confondez pas avec le château Gaillard situé à Amboise ! Adresse : Chemin de Château-Gaillard, 27700 Les Andelys.

– Prix : 3,5 €, – 18 ans : 3 €. Prévoir de la monnaie car il n’est pas possible payer en carte bancaire !

Horaires : Attention, ferme à l’heure du déjeuner ! D’avril à Novembre : de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00. Fermé le mardi.

Durée : en visite libre : entre ½ heure et 1h heure (si on prend le temps de lire les panneaux explicatifs à l’extérieur et à l’intérieur du château).

Conseil : Vous pouvez vous garer sur le parking gratuit qui domine le château puis emprunter le sentier à pied pour atteindre le château (environ 10 minutes). Il y a un autre parking, en contrebas du château mais qui est plus petit.

Que faire à proximité ?

– Pique-niquer sur ce promontoire qui bénéficie d’une vue imprenable sur le château et la Seine

– Faire une randonnée le long du GR2. Le site est classé zone Natura 2000 et ZNIEFF (Zone d’Intérêt Faunistique et Floristique).

– Visiter la maison de Claude Monet à Giverny (voir article « Voir les Nymphéas -en vrai- à Giverny» en cliquant sur le lien: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/2019/08/01/voir-les-nympheas-en-vrai-a-giverny-27/