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Tout connaître du miel et des abeilles avec l’apiculteur René Vicogne à Verrières-le-Buisson (91)

En 30 ans, l’Europe a perdu 80% de ses insectes polinisateurs. Les principaux coupables : les pesticides ou encore le frelon asiatique. Les abeilles ont un rôle capital dans la fécondation de nombreuses plantes : en venant récolter le nectar et le pollen, elles passent d’une fleur à l’autre, transportant involontairement du pollen sur leur corps. C’est ainsi que fleurs sont pollinisées et les fruits produits.

René Vicogne : apiculteur, une passion !

René Vicogne exerce son métier d’apiculteur depuis 1985 à Verrières-le-Buisson où il a ouvert son rucher pédagogique. Il y reçoit environ 25 000 personnes par an, des écoliers, des enfants ou des familles. Mis à part les ruches du bois de Verrières, il s’occupe aussi de celles d’Eurodisney ! Il transmet régulièrement son savoir à des étudiants parisiens et va même parfois jusqu’en Afrique ! Il a été récompensé à de multiples reprises pour son travail , notamment au salon de l’agriculture de Paris.

La visite :

A l’extérieur :

On commence par découvrir le monde des abeilles dans leur univers, la nature.

L’abeille a un emploi du temps chargé au fil des saisons :

  • Au printemps : la ruche développe sa population. Les abeilles butinent le pollen, l’eau et le nectar.
  • En été, tout le monde travaille. Les butineuses retournent à la ruche et déposent le fruit  de leur récolte dans les alvéoles. Avec leurs ailes, les ouvrières ventilent et ferment les alvéoles avec de la cire pour protéger leur récolte.
  • En automne, la population d’abeilles diminue. Les faux-bourdons sont expulsés.
  • En hiver : les abeilles réduisent leur activité. Elles forment une grappe autour de la reine pour se réchauffer en consommant leur réserve de miel laissée par l’apiculteur.

Le saviez-vous?

Une reine pond jusqu’à 2000 œufs par jour !

En mai/juin, la ruche abrite jusqu’à 80 000 abeilles (ouvrières) !

Une reine peut être achetée très cher (René Vicogne en a acheté une récemment 400 euros !).

Les abeilles ne vivent que 45 jours et meurent après avoir parcouru 70 km !

Elles vont à 3-5 km de la ruche mais savent toujours retrouver leur maison !

La reine se nourrit uniquement de gelée royale

Le faux-bourdon (le mâle) n’a pas de dard pour se défendre.

Une ruche produit en moyenne 50 kg de miel par an.

Connaissez-vous les prédateurs des abeilles?

  • L’ours
  • Un grand papillon appelé Sphinx à tête de mort qui pénètre la nuit dans les ruches
  • Les rongeurs
  • L’hirondelle
  • Le pivert
  • Les fourmis qui tentent de récupérer la cire ou le miel.
  • Le pire : le frelon asiatique ! On peut fabriquer soi-même des pièges en plaçant dans une bouteille un liquide composé d’1/3 de sirop de cassis, de vin blanc et de bière.

A l’intérieur :

Différentes sortes de ruches

L’espace est plutôt dédié au miel et à sa fabrication. On y découvre les différents types de ruches à travers l’histoire et les pays. Saviez-vous pourquoi en Afrique les ruches sont en pierre ? Pour résister aux feux de brousse.

Le matériel de l’apiculteur et l’extraction du miel

  • Le chapeau sur lequel se place un voile noir pour éviter d’être piqué au visage 
  • Certains apiculteurs portent des gants mais beaucoup travaillent mains nues, comme René Vicogne qui est piqué environ 1000 fois par an !
  • L’enfumoir : une sorte de soufflet avec un long bec. Il dégage une fumée blanche pour calmer les abeilles.
  • De retour à la miellerie, les cadres de la ruche sont désoperculés. Avec un couteau spécial l’apiculteur enlève la fin de pellicule de cire qui bouche les alvéoles. Puis, les cadres sont mis dans un extracteur. Les cadres tournent alors autour d’un axe pour extraire le miel des cellules où ils vont tourner rapidement.
  • Le miel coule alors sur la paroi puis est filtré.
  • Il est ensuite transvasé dans un maturateur pendant 2 à 3 jours pour permettre aux impuretés et à l’air de remonter à la surface pour être éliminés.
  • Enfin, l’apiculteur peut mettre son miel en pot !

Dans la boutique de René Vicogne, on retrouve plein de produits issus du miel ou des fleurs : du pollen, différentes sortes de miel, du nectar, des bougies en cire, de l’hydromel, des bonbons, du savon… Plein de bonnes idées de cadeaux et de raisons de se régaler !

L’avis des filles :

Chloé: « Cette visite nous a appris plein de choses sur les abeilles, sur leur façon de vivre, de se reproduire et de se nourrir. En plus, nous avons appris comment l’apiculteur récoltait le miel et le mettait en pot. Donc tout cela était très intéressant. Et son miel est très très très bon ! »

Margaux: « C’est vraiment intéressant que cela soit un apiculteur qui fasse la visite., cela permet de mieux comprendre ce métier rare.  J’ai appris plein de choses sur les ruches et les abeilles ».

Infos pratiques. Où rencontrer René Vicogne ?

  • Au Rucher, au 90 bis rue d’Estienne d’Orves 91370 Verrières-le-Buisson

Visite gratuite sur rendez-vous au 01-60-11-50-94 ou au 06-86-22-89-41. Durée de la visite : environ 1h30. A partir de mi-mars

  • Au marché de Verrières-le-Buisson (91370)
  • Au marché fermier, le dernier samedi du mois, rue de l’église, quartier saint Saturnin, 92160 Antony.

Que faire autour ?

Plaque fabriquée par le potier
  • Aller faire un tour chez le potier (dans la rue d’à côté). Il travaille dans un ancien lavoir. Rien que pour le cadre, ça mérite un détour ! Le Lavoir, Céramiques Bernard Leclerc.  7 rue de Migneaux, 91370, Verrières-le-Buisson.
  • Se promener dans le parc de la Maison Vaillant, dans la même rue que le Rucher, 66 rue d’Estienne d’Orves, 91370 Verrières-le-Buisson

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Au Musée de Montmartre, en compagnie de Valadon, Utrillo et Renoir

C’est « certainement le musée le plus charmant de Paris »et il mérite bien son surnom ! Caché au sommet de la butte et souvent méconnu du grand public, il vaut vraiment le détour !

On plante le décor : des maisons typiques du vieux Paris, des toits en ardoise, la vue sur les vignes et les jardins bucoliques. Pas étonnant que de célèbres peintres s’en soient inspirés !

Alors, partons sur les pas d’Auguste Renoir, Raoul Dufy, Suzanne Valadon et Maurice Utrillo !

La visite

La visite débute à l’étage, dans l’atelier-appartement reconstitué de Suzanne Valadon. En 1912, elle s’installe au 12 rue Cortot avec son fils Maurice Utrillo et André Utter. Suzanne Valadon a été tout d’abord une acrobate de cirque puis modèle pour des artistes dont Renoir et Toulouse-Lautrec qui furent ses amants. A leurs côtés, elle apprit les techniques du dessin et de la peinture qu’elle put mettre à profit dans ses propres œuvres. Protégée de Degas, il fut le premier à lui acheter une œuvre.  En 1894, elle devint la première femme à rentrer à la Société nationale des beaux-arts.

Son fils, Maurice Utrillo est né à Montmartre mais sombre progressivement dans l’alcool ce qui le plonge parfois dans la démence. Il devient néanmoins célèbre grâce à ses toiles de paysages dans les années 1920.  

En image: portrait de Maurice Utrillo peint par Suzanne Valadon en 1921

French cancan par Louis Icart (1888-1950)

De l’autre côté du jardin se tient l’exposition permanente. Elle permet de découvrir l’histoire du quartier à travers son paysage qui a connu beaucoup d’évolutions.  Jadis, une trentaine de moulins recouvraient la colline mais à la fin du XIXe siècle, l’extension de la vigne, l’expansion urbaine et le développement industriel provoquèrent petit à petit leur disparition.  A cette date, seuls le Moulin Radet et le Blute Fin avaient été préservés. Un meunier les rapprocha et y ajouta une guinguette et un bal. La période des cabarets et des ateliers était lancée ! Leur effervescence est illustrée à travers des affiches, dessins ou tableaux d’artistes tels que Toulouse-Lautrec ou Modigliani.

Pour manger un bout :

Quel délice de s’attabler au Café Renoir ! Aussi agréable l’hiver sous la véranda qu’en été dehors dans le jardin… Idéal pour une pause déjeuner ou pour un goûter gourmand. Le Café Renoir est ouvert du mercredi au dimanche de 11h30 à 17h.

Pour profiter du calme du jardin

Le jardin est charmant, rien à voir avec le tumulte de la place du Tertre ! On se laissera tenter par un petit tour de balançoire, en pensant à Renoir qui l’avait peinte quand il vécut à cette adresse de 1875 à 1877.

Pour participer à un atelier (enfant) :

Des ateliers de peinture, de sculpture, de dessin qui s’inspirent des artistes représentés au musée sont proposés aux enfants (1h30). Voir la liste en cliquant sur «expositions et événements » du site https://museedemontmartre.fr/expositions-et-evenements/

Infos pratiques :

Tarifs :

En visite libre : Plein tarif : 13 euros, Jeunes (10-17 ans) : 7 euros, moins de 10 ans : gratuit.

Jardins seuls : 5 euros.

Audioguide gratuit

Visite atelier jeune public : 9,5 euros par enfant.

Accès :

12, rue Cortot, 75018 Paris. Métro: Lamarck-Caulaincourt ou Anvers (puis funiculaire de Montmartre). tel : 01-49-25-89-39

Pour prolonger votre visite :  Lisez notre article sur le quartier de Montmartre https://wordpress.com/post/sortiespourenfantsiledefrance.fr/1182

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Faire le tour du monde… à la maison de Jules Verne (Amiens, Somme, 80)

Le Tour du monde en quatre-vingts jours, De la Terre à la Lune, Vingt Mille lieues sous les mers... Autant de romans qui font rêver des générations de petits et de grands depuis des décennies ! Alors, si on allait faire un tour dans le lieu où Jules Verne trouva l’inspiration ? Direction la ville d’Amiens où il résida de 1882 à 1905, dans la Maison à la Tour.

La visite :

Le rez-de-chaussée : c’est l’endroit de la maison qui a le moins changé et qui conserve une partie de son décor d’origine.

Le jardin d’hiver

On imagine le bonheur de se reposer dans le jardin d’hiver avec sa décoration qui rappelle le goût de l’exotisme au XIXe siècle.

Autre ambiance dans la salle à manger : son style néo-gothique est très sombre ! Mais là encore, il évoque la mode de l’époque. Pièce d’apparat, elle n’était ouverte que quand les Verne recevaient ! On peut encore voir dans les vitrines de la vaisselle ayant appartenu à la famille.

Ensuite, place aux loisirs ! Les pièces suivantes sont des salons. L’un plutôt pour les femmes, l’autre dédié aux hommes (le fumoir). On rentre ici un peu plus dans l’intimité de la famille : des portraits ornent les murs et nous observent comme témoins encore de ces lieux.

Le premier étage, dédié à l’origine aux chambres, présente ici le travail de Jules Verne.

Tout d’abord dans le domaine littéraire. En reconstituant le bureau, le salon et la librairie parisienne de son éditeur Jules Hetzel, on ne peut ainsi pas oublier les liens indéfectibles entre ces deux hommes. En 1865 la publication de Cinq semaines en ballon est immédiatement couronnée de succès ! Petit à petit, les éditions s’enrichissent de dessins raffinés qui feront aussi la renommée de ces ouvrages. Mais Jules Verne s’est aussi engagé très tôt dans la vie d’Amiens, notamment en tant que conseiller municipal (pendant 16 ans).

A bord du St-Michel III

Le 2e étage, est plus intime. On pénètre un peu plus dans l’imaginaire de Jules Verne notamment à bord de son bateau, le Saint-Michel III. C’est avec cette goélette à vapeur de 33 mètres qu’il découvrit les côtes de l’Espagne, du Portugal ou de l’Afrique du Nord, développant ainsi son sens de l’observation et sa curiosité scientifique.

Un peu plus loin, on peut aussi s’immerger dans sa bibliothèque qui contenait environ 12 000 ouvrages (dont ceux de Dickens ou de Ridley Scott). Il avait en effet l’habitude de prendre des notes au cours de ses lectures pour nourrir son imagination. La pièce la plus secrète est sans doute son cabinet de travail. On peut l’imaginer alternant entre son bureau et des phases de repos sur le lit en fer toujours en place.

A proximité, des évocations de ses romans phares. On marchera par exemple sur les brouillons du Tour du monde en 80 jours, le roman français le plus traduit à travers le monde !

Avec le capitaine Nemo, on plonge ensuite dans Vingt Mille lieues sous les mers. Saviez-vous que c’est l’exposition universelle de Paris de 1867 qui lui inspira l’œuvre et que l’idée lui avait été soufflée par son amie George Sand ?

Enfin, la visite se termine par le grenier (dans lequel nous n’avons malheureusement pas pu pénétrer à cause des mesures sanitaires liées à la covid). Il regorge d’objets (des affiches de cinéma, des malles, des machines imaginées par Jules Verne…).

L’avis des filles

  • Chloé : « Ma pièce préférée est celle du bateau ! Dans une autre pièce, j’ai trouvé que c’était drôle de marcher sur une carte géante. Comme j’aime bien les voyages, ça m’a plu ! Donc, c’est une visite qui m’a intéressée. On avait même l’impression que Jules Verne vivait encore là.»

En complément :

Des visites ludiques :

  • Le 2e dimanche de chaque mois, la visite est présentée par un personnage costumé issu de la vie ou d’une œuvre de Jules Verne. A 15h, de septembre à juin (sur réservation).
  • Lors des vacances scolaires, les jeudis, des animations pour la famille sont organisées. De septembre à juin (sur réservation).
  • On peut aussi y fêter son anniversaire et rechercher avec ses amis le trésor caché de l’écrivain !

Et bien d’autres surprises à découvrir sur le site http://maisondejulesverne.amiens.fr

Infos pratiques :

  • Tarifs :

Plein tarif : 7,50€, tarif réduit : 5€ (Abonnés du Musée de Picardie, Personnes handicapées sur présentation de la carte d’invalidité), tarif enfant (6-17ans) : 4,00€, tarif famille (2 adultes et 2 enfants) : 19€. Gratuit : Enfants de moins de 6 ans, résidents de l’Union Européenne de 18 à 25 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA socle, personnel des OTSI agréés de Picardie, journalistes, cartes ICOM, guides conférenciers agréés Ville d’Art et d’Histoire, vendredi après 16h30.

Location d’un audioguide : 2€. Audioguide couple : 3€

  • Accès :  

2 rue Charles Dubois, Amiens. Tel : 0322454575   Mail : maisondejulesverne@amiens-metropole.com

Gare sncf à 8 minutes à pied

En voiture : parking indigo Perret (3 Boulevard de Belfort) à 5 minutes à pied

En bus : arrêt Otages (mail Albert Ier) : lignes L2, B9, B16, B17 ou arrêt Joffre (place Joffre) : lignes L4 et B15

  • Horaires :

Lundi, mercredi, jeudi et vendredi : 10h00-12h30 et 14h-18H. Mardi : fermé. Samedi et dimanche : 14h-18h.

Que faire autour ?

Samara
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Une plongée dans la préhistoire, à Samara (80, Somme)

Le Parc de Samara permet une plongée dans la préhistoire de la Vallée de la Somme. Grâce à une mise en scène ludique et pédagogique qui s’étend sur 100 hectares, l’archéologie devient vivante !

Que voir ?

  • La reconstitution d’habitats : Réalisées à partir de fouilles effectuées en Picardie, chaque reconstitution permet de découvrir une évolution de la vie de l’homme dans la région en passant de la tente du paléolithique supérieur à la maison du néolithique ancien, à la maison de l’âge de bronze et à la maison gauloise.

Atelier poterie
  • Des animations et des ateliers pour les enfants : Des passionnés d’histoire et d’archéologie partagent leurs connaissances, leurs savoir-faire auprès des petits et des grands. En fonction des jours et des horaires, il est possible de découvrir le tailleur de pierre, le potier, l’atelier du tissage, de la vannerie, de la taille du silex et du travail du bois. Durant les vacances d’automne, Margaux et Chloé ont pu tester l’atelier de poterie et repartir avec leur petite création en argile

  • Le pavillon des expositions : il présente 600 000 ans d’Histoire par la restitution des espaces paysagers et des scènes de vie quotidienne dans leur contexte archéologique. Vous pourrez y suivre des visites guidées, les mercredi, week-end et chaque jour des vacances scolaires. En complément, une boutique propose des ouvrages archéologiques sélectionnés pour tous les publics, des documentaires filmés ainsi que des objets fidèlement reconstitués
chaussures gauloises (brogues)
  • Les espaces verts : Samara, c’est aussi 30 hectares de faune et de flore préservées ! On parcourt : un arboretum de 60 espèces forestières, un labyrinthe végétal, le marais : 5,5 hectares de zones humides d’une grande richesse.
Le marais
  • Restaurant : Après tout ça, une halte gourmande s’impose.  « Au bistrot de César », situé à l’entrée du parc, on peut manger comme au temps des Romains. Le menu est inspiré des recettes d’Apicius, un gastronome qui a servi les empereurs Auguste et Tibère. Il est conseillé de réserver au : 03 22 71 97 72 

L’avis des filles:

  • Chloé: « J’ai bien aimé l’atelier de sculpture et la zone du village gaulois. C’était comme dans Astérix et Obélix! J’ai aussi trouvé que les explications des guides étaient intéressantes (c’est mieux que de lire sur de simples panneaux) ».
  • Margaux: « C’était une sortie originale. La visite nous a permis de découvrir l’évolution de l’habitat dans l’ordre chronologique. Les animations m’ont fait comprendre par exemple comment on utilisait un propulseur. »

Infos pratiques:

Horaires:

D’avril à juin et de septembre à novembre : Du lundi au vendredi : de 9h30 à 17h30. Le week-end, les jours fériés et pendant les vacances scolaires de la zone B : de 10h à18h. En juillet et en août : Tous les jours : de 10h à 18h30

  • Tarifs :

Haute saison (mai, juin, juillet, août) :
– Adulte : 12.50€
– Enfant de 4 à 12 ans : 10€
– Forfait famille (2 adultes + 2 enfants) : 35€

Basse saison (avril, septembre, octobre) :
– Adulte : 11€
– Enfant de 4 à 12 ans : 9.50€
– Forfait famille (2 adultes + 2 enfants) : 32€

  • Accès :

Samara, rue d’Amiens, 80310 La Chaussée-Tirancourt. Tel : 03-22-71-83-83

Que faire autour ?

Quartier Saint Leu, Amiens
Le domaine du Val
Maison de Jules Verne, Amiens

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Découvrir les fables de La Fontaine grâce aux Lego à « Histoire en briques » (Paris)

Votre petit dernier ne veut pas apprendre sa fable de la Fontaine ? Après cette visite, il ne verra plus ces écrits du XVIIe siècle de la même façon !

Le lieu :

Il s’agit d’un concept store qui a ouvert il y a un an dans le centre commercial Italie 2 à Paris.  Un espace de 300m2 qui regroupe une boutique proposant des produits Lego à la vente, des ateliers pour enfants et une zone d’exposition.

En ce moment, le site est consacré à Jean de La Fontaine et à ses célèbres fables. Parfait pour apprendre en s’amusant !

Le saviez-vous?

Jean de La Fontaine (1621-1695)

En France, 232 écoles et collèges portent son nom ! En 1668, sous le roi Louis XIV, il publie son premier recueil de fables qui mettent en scène des animaux pour mieux critiquer les hommes et il rencontre déjà un franc succès ! En 1684, il rentre à l’Académie française, c’est l’heure de la reconnaissance ! Il décède en 1695 de tuberculose.

La visite :

Le parcours fait découvrir les principales fables de l’auteur. Chacune est affichée et illustrée par une gravure ou une peinture (notamment par Gustave Doré, Jean-Jacques Grandville ou encore Jean-Baptiste Oudry) et surtout elle est accompagnée d’une interprétation de la scène en Lego. Certaines œuvres sont impressionnantes de par leur taille, le nombre de pièce utilisées et le nombre d’heures pour les exécuter !

L’avis des filles :

Margaux :

« Cette exposition est super originale ! Le fait que les fables soient illustrées par des Lego rend la visite captivante. Grâce aux œuvres, on comprend mieux les fables. Il y a des constructions en 3D et d’autres sous formes de « tableau ». Ces derniers donnent une illusion d’optique : de près, on ne distingue que des petits carrés mais quand on se recule, la scène se dévoile très nettement ! L’exposition est assez petite mais comme ça, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Cherchez bien, il y a souvent une petite mascotte (une souris) qui se cache dans certaines sculptures ! ».

Chloé : « C’était très bien fait. Moi, je ne connaissais pas très bien les fables de La Fontaine, donc maintenant, je les connais mieux. Les panneaux aident à mieux comprendre. J’ai été impressionnée par le nombre d’heures de travail de certaines pièces et elles étaient parfois très grandes, en taille réelle ! J’ai trouvé cela très joli. Dommage que l’exposition soit si petite, j’aurais aimé en voir plus ! La boutique est un bon complément : on y trouve des boîtes sur les Trolls et Harry Potter ».

Infos pratiques :

Horaires d’ouverture : du lundi au samedi : de 10h00 à 20h00 et le dimanche de 10h00 à 19h00. Tarif unique : 4 euros par personne (à partir de 4 ans). Durée de la visite : 1 heure environ.

Adresse/accès : 30 Avenue d’Italie, 75013 Paris.  On y accède par les terrasses, au-dessus du magasin Nature et Découverte, à côté du restaurant Hippopotamus.

Que faire autour ?

Visiter la Tour Montparnasse (lisez notre article en cliquant sur ce lien : https://wordpress.com/post/sortiespourenfantsiledefrance.fr/912

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Se promener en compagnie de Diane, Héraclès, Aphrodite and co… dans les jardins de Versailles

Le zoom historique :

En 1661, Louis XIV chargea  André Le Nôtre de la création et de l’aménagement des jardins de Versailles. Il fut accompagné de Jean-Baptiste Colbert, surintendant des bâtiments du Roi, de 1664 à 1683 pour diriger le chantier  et de Charles Le Brun, qui fit les dessins d’un grand nombre de statues et fontaines. Un peu plus tard, l’architecte Jules Hardouin-Mansart, devenu Premier architecte du roi et surintendant des Bâtiments, édifia l’Orangerie. Les travaux furent titanesques : des milliers d’hommes, parfois des régiments entiers participèrent à sa création. Il a fallu araser des collines, assécher des marais. Des arbres déjà très grands furent acheminés dans le parc depuis l’autre bout de la France. 

A chaque siècle, il a fallu replanter le parc pour qu’il garde son visage d’origine. La tempête de 1999 fut très destructrice. C’est pour cela que les jardins ont actuellement des arbres encore relativement jeunes, et l’apparence du domaine tel que l’a connu Louis XIV.

La visite :

Nous avons profité de l’animation « Jardins musicaux », proposée les mardis et jeudis. Elle permet de découvrir le jardin au son des mélodies de Jean-Baptiste Lully ou encore de Georg Friedrich Haendel mais aussi les bosquets qui sont exceptionnellement ouverts au public.

Les bosquets :

Les bosquets de Versailles imaginés par André Le Nôtre, sont des petits salons de verdure dissimulés par des treillages et des palissades, décorés de statues et de vases. Louis XIV avait l’habitude de s’y rendre pour écouter de la musique ou danser.

Nos coups de cœur :

Le groupe L’enlèvement de Proserpine sculpté par Girardon

Le Bosquet de la colonnade : il se compose d’un péristyle circulaire de plus de quarante mètres de diamètre et de trente-deux colonnes ioniques. Si on lève la tête, le décor sculpté représente des Amours s’adonnant à la musique ou à des jeux champêtres. On peut essayer de faire deviner aux enfants les différents instruments de musique ! Au centre se trouve le groupe de  Girardon , L’Enlèvement de Proserpine par Pluton (ou de Perséphone par Hadès, chez les Grecs). Hadès est tombé amoureux de Perséphone et l’emmène dans son domaine, les enfers. Sa mère, Déméter, obtient un accord avec lui : Perséphone est autorisée à sortir des enfers au printemps et en été mais doit y retourner ensuite. Déméter est alors tellement triste que cela correspond à l’arrivée de l’automne et de l’hiver… Ce groupe est une prouesse technique, sculpté dans un bloc de marbre de 16 tonnes acheminé de la carrière de Carrare en Italie. En 1696,50 chevaux et 2 jours de transport furent nécessaires pour transporter l’œuvre terminée de l’atelier parisien de Girardon jusqu’à Versailles!

Le bosquet de l’Encelade

Le bosquet de l’Encelade : La fontaine de l’Encelade fut exécutée en plomb par Gaspard Marsy entre 1675 et 1677. Ce géant impressionnera sûrement les enfants et sera l’occasion de leur raconter ce passage de la mythologie: la gigantomachie. Encelade voulut atteindre l’Olympe en entassant des rocher du mont Etna mais Zeus le punit en l’ensevelissant. On imagine bien le géant en train de hurler de colère et de douleur, impression accentuée par le puissant jet qui sort de sa bouche. Pour les courtisans de l’époque de Louis XIV, c’était aussi un avertissement : en osant défier Louis XIV comme l’avait fait Fouquet avec la construction du château de Vaux-le-Vicomte, on risquait de passer la fin de ses jours en prison…

Les bains d’Apollon

Le bosquet des bains d’Apollon : c’est la seule zone de Versailles qui ne soit pas un jardin à la française mais à l’anglaise ! Plus de géométrie, de symétrie et place à une nature qui parait moins maîtrisée et à une grotte artificielle où l’on aperçoit Apollon servi par des nymphes. Au terme de sa course diurne, il se repose dans la grotte marine de la déesse Téthys. Epouse du dieu Océan, elle a plus de 3000 enfants qui sont tous les fleuves du monde !

Le bassin de Latone

Le bassin de Latone : C’est l’un des bassins les plus connus de Versailles ! Latone (Léto chez les Grecs) fut séduite par le dieu Jupiter (Zeus). Junon (Héra), furieuse, voulu se venger et obligea Latone à émigrer sans cesse. Elle accoucha à Délos des jumeaux Apollon et Diane (Artémis) puis dû reprendre sa route. Arrivée en Lycie, elle s’arrêta au bord d’un étang pour se désaltérer mais les paysans l’en empêchèrent. Ils piétinèrent même l’eau pour qu’elle soit toute boueuse. Latone se mit alors en colère et implora Jupiter. Aussitôt, les paysans se transformèrent en grenouilles et en crapauds. Observez bien les statues du bassin : les personnages sont comme figés : les paysans sont en cours de transformation (certains ont des membres mi main/ mi palmes). Leur bouche semble proférer des insultes à l’égard de Latone.

Le Dragon

Le Dragon. Ce bassin permet de poursuivre l’histoire de nos deux jumeaux, Apollon et Diane. Apollon voulut venger sa mère. Junon avait en effet envoyé le serpent Python à la poursuite de Latone. Il le trouva au pied du mont Parnasse, près de Delphes et le transperça de ses flèches. Juste derrière lui se trouve le bassin de Neptune (Poséidon), impressionnant avec ses 99 jets !

Le bassin du Miroir :  Il n’y a pas beaucoup de statues dans cette zone mais il faut y passer au moment où les jets d’eau se déclenchent. Le spectacle est superbe !

Quelques chiffres :

Dans les jardins de Versailles, on trouve : 600 jeux d’eau, une équipe de 13 fontainiers, 35 km de canalisations, 55 bassins et fontaines, 77 hectares de jardins à la française, 700 topiaires, 155 statues et 300 000 fleurs plantées chaque année !

L’avis de Margaux :

« J’ai bien aimé les jets d’eau qui étaient magnifiques, c’est un spectacle original. Quant aux jardins, ils constituent un vrai labyrinthe, une nouvelle statue se découvre à chaque allée. Cela permet de redécouvrir la mythologie ; il y a plein de dieux différents. L’or des bosquets illuminait les sculptures et la grotte d’Apollon était surnaturelle !»

Le coin lecture :

  • Le Kididoc Versailles aux éditions Nathan 
  • Emma au château de Versailles de Nadja et illustré par Julie Camel aux éditions Playbac
  • Percy Jackson et les secrets de l’Olympe de Rick Riordan aux éditions Albin Michel jeunesse
  • La mythologie grecque de Claude Pouzadoux, collection « Contes et légendes » aux éditions Nathan

Infos pratiques :

  • Dates des Jardins musicaux: Tous les mardis du 30 juin au 27 octobre 2020. Tous les vendredis du 12 juin au 30 octobre 2020.
  • Choisissez votre billet : le billet Passeport avec réservation horaire ou le billet Jardins Musicaux. Le billet « Passeport » avec réservation horaire : 27€. Il donne accès à l’ensemble du Domaine : Château, Jardins, Domaine de Trianon, Parc et Galerie des Carrosses. Le billet « Jardins Musicaux » :  8,50€ (tarif en prévente uniquement).
  • Horaires des Jardins Musicaux : De 9h à 19h : ouverture des bosquets. De 10 à 19h, les mardis et vendredis : mise en musique. Mise en eau des Jardins Musicaux : De 10h à 19h : mise en eau du Bassin du Miroir toutes les 10 minutes. De 10h à 19h : mise en eau du Bosquet du Théâtre d’Eau. De 10h à 18h45 : mise en eau du Bassin de Neptune toutes les 15 minutes.
  • Durée approximative du parcours : 2h
  • En dehors des événements spéciaux tels que les Jardins musicaux et les Grandes eaux, les jardins sont accessibles gratuitement.  Pour les moins de 18 ans, l’accès au château est gratuit aussi (mais peut nécessiter néanmoins de réserver en avance les billets). Attention, il faut des billets spéciaux et payants pour le Grand Trianon, le Petit Trianon et le hameau de la Reine !
  • Application gratuite « château de Versailles ».
  • Activités « famille » le mercredi, le week-end et pendant les vacances scolaires. Sur réservation : http://www.chateauversailles.fr/preparer-ma-visite/billets-tarifs?public=11&visite-tid=6
  • Accès : Place d’armes, 78000 Versailles. Jardins ouverts de 8h00 à 18h30 (fermés le lundi).
Bassin d’Apollon

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Sur les traces de nos ancêtres … au musée de préhistoire d’Ile-de-France (Nemours, 77)

A l’arrivée, le monument en béton brut est assez étonnant, plus proche d’un bunker de la deuxième Guerre mondiale que d’un musée de la Préhistoire. Mais les portes passées, le charme opère. Le bâtiment construit par Roland Simounet (un disciple de Le Corbusier) entre 1977 et 1979,possède d’immenses baies vitrées qui s’ouvrent sur des jardins intérieurs mais aussi sur le bois. Magique ! Le spectacle est ainsi aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur !

Le musée :

Le musée a une vocation régionale, présentant des vestiges de l’ensemble de l’Ile-de-France. Quoi de plus étonnant que de découvrir des trésors si anciens découverts parfois juste à côté de chez nous !

Un parcours chronologique est proposé aux visiteurs du Paléolithique ancien (il y a 600 000 ans) à l’âge des métaux (entre 2300 et 30 ans avant J.-C.). La collection est très variée : restes d’animaux (os de mammouth ou de mégacéros), armes et outils en silex, pirogues en bois, poterie, harpon en os, casque en bronze, bijoux…

Pas facile de rendre une période aussi ancienne accessible, surtout aux plus jeunes ! Mais le musée a su mettre en place des choses attractives :

Reconstitution du chantier de fouilles d’Etiolles (91)
  • La reconstitution d’un chantier de fouilles préhistoriques (un moulage du site d’Etiolles en Essonne) pour comprendre les techniques et les outils des archéologues.
  • Une vidéo et la reconstitution du campement de Pincevent (en Seine-et-Marne) où les chasseurs de rennes de l’époque magdalénienne (12 000 ans avant J.-C. environ) ont régulièrement installé leur campement.
  • Des moulages de cranes et de squelette, impressionnants !
Sépulture du Néolithique moyen (4000-3500 avant J.-C.), Noyen-sur-Seine (77)

  • D’immenses fresques qui ornent toutes les vitrines, permettant de mieux comprendre la vie quotidienne des hommes préhistoriques.
  • Des « boîtes tactiles » (retirées pendant l’épidémie de coronavirus) : elles permettent grâce au toucher de reconnaitre des objets préhistoriques de façon originale !
  • Des coloriages à télécharger en ligne : https://www.musee-prehistoire-idf.fr/fr/prehistojeux
  • L’appli gratuite pour aider à la visite (ou location de tablette sur place au prix de 3 euros).
  • Le livret disponible à la boutique du musée (5 euros). A acheter plutôt avant la visite car des questions suivent le parcours de visite.
  • Des activités ludiques pendant les vacances (2 heures, pour les 8-12 ans, sur réservation uniquement, voir sur le site internet du musée l’agenda). Quelques exemples : fabrication de bijoux à la mode du Néolithique, frapper sa propre monnaie comme les Gaulois, reproduction en argile de statuettes du Néolithique…

L’ exposition temporaire :

Du 29 février et 31 décembre 2020, une exposition sur le peuple Gaulois des Sénons complète la visite. Ce peuple, originaire du Centre-Est de la Gaule a participé à la prise et au pillage de Rome en 390 avant J.-C. Leur territoire était une plaque tournante des échanges. Différents objets mettent ainsi en valeur leur culture, leurs croyances religieuses, leurs pratiques funéraires. On peut notamment voir des maquettes de leur logement, de leurs fermes (un clin d’œil Astérix s’impose…), des vases pour l’artisanat, de l’outillage en fer, des pièces de monnaie (qu’on peut voir sous tous les angles grâce à des tablettes tactiles), des bijoux (notamment des colliers appelés « torques »).

L’avis des filles :

  • Chloé : « C’est un musée qui m’a appris plein de choses sur une période de l’histoire que je connaissais mal. C’était intéressant de comprendre comment se déroulent des fouilles archéologiques. J’ai été impressionnée par la petite taille des hommes préhistoriques. Les maquettes étaient très réussies ». 
  • Margaux : « C’est un grand musée, impressionnant, noyé dans la verdure. Il est varié car on y parle aussi bien du peuplement que de l’utilité du renne ou encore des outils. Par rapport aux livres, on peut mieux se rendre compte de certaines choses comme de la taille des dents d’un mammouth ».

Infos pratiques :

  • Accès : Musée départemental de préhistoire d’Ile-de-France. 48 avenue Etienne Dailly, 77140, Nemours. Tel : 01-64-78-54-80. prehistoire@departement77.fr
  • Horaires : ouvert tous les jours sauf le mercredi matin et le samedi matin.  De septembre à juin : de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 17h30. En juillet et août : de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00. Fermé le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
  • Tarifs : Plein tarif : 5 euros (sauf pendant la crise sanitaire : 3 euros), tarif réduit : 3 euros (plus de 65 ans, et 18-25 ans), gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes handicapées, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires des minima sociaux.

Que faire à proximité ?

Que faire sur le même thème ?

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Visiter un château-fort digne des plus beaux tournages. Au château de Pierrefonds (60)

C’est LE château médiéval par excellence ! Tellement époustouflant qu’il a servi de décor à de nombreux tournages de cinéma (Jeanne d’Arc de Luc Besson ou les Visiteurs), de séries (Merlin de la BBC). Mickaël Jackson en était tellement fan qu’il en avait même fait faire une maquette pour son ranch !

L’Histoire du château :

Le premier château date de l’époque carolingienne mais c’est plus tard qu’il prend toute son ampleur, en pleine guerre de Cent ans. A cette époque, il est le siège de querelles entre Louis d’Orléans (le frère du roi Charles VI qui était fou) et l’un de ses oncles Philippe II le Hardi (le duc de Bourgogne). Louis a un territoire beaucoup plus petit et veut reprendre la guerre contre les Anglais. C’est dans ce contexte qu’il décide de faire construire des places fortes pour se protéger, notamment à Pierrefonds. Mais Jean sans Peur, le successeur de Philippe le Hardi, fait assassiner Louis en 1407 et la forteresse est incendiée en 1413. En conséquence, Charles d’Orléans voulut se venger : il devint chef du parti des Armagnacs. Le roi d’Angleterre s’allie aux Bourguignons contre les Armagnacs. Suite à la défaite d’Azincourt en 1415, Charles est emprisonné et exilé 25 ans en Angleterre ! Il deviendra poète (et c’est ce dont l’histoire se souviendra le plus !). En 1616, Louis XIII fait assiéger la forteresse et démantèle son système de défense pour mettre fin aux conspirations aristocratiques.  Le château reste en ruines pendant 2 siècles. 

La résurrection du château : Napoléon Ier fait acheter les ruines du château en 1810. Sous le règne de Charles X et de Louis Philippe, le village, reconnu pour ses eaux thermales, devient lieu de villégiature. Au XIXe siècle et la mode du romantisme, le château revient à la mode. Il est classé monument historique en 1848. En 1857, Napoléon III décide de faire restaurer le château. Il confie le chantier à Eugène Viollet-le-Duc qui a aussi restauré la cathédrale Notre-Dame de Paris et les remparts de Carcassonne. Le chantier dure 25 ans, avec parfois près de 300 ouvriers ! Mais l’architecte avait sa propre vision des choses :  il pensait que restaurer un édifice c’était « le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné ».  Forcément, il  avait ses détracteurs ! Sa libre interprétation de l’époque médiévale lui fit par exemple créer un double chemin de ronde. Mais il a aussi utilisé des matériaux de son temps comme les charpentes métalliques.

La visite :

Cour intérieure : on peut ici faire découvrir aux enfants tout le bestaire du Moyen-âge ainsi que les métiers de l’époque en observant les chapiteaux sculptés de la galerie ouverte du rez-de- chaussée.  Arrêtez-vous devant la gouttière en forme de salamandre, elle mérite bien une petite photo !

Le salon de réception :

Il était destiné à accueillir les intimes de la famille impériale. Dans cette pièce, on peut faire chercher aux enfants les emblèmes des rois France : le porc-épic pour Louis XII, l’aigle impérial pour Napoléon III, les bâtons noueux pour Louis d’Orléans ou les abeilles pour Napoléon Ier dans le cabinet de travail.

La chambre de Napoléon III : regardez bien les murs, les dessins ressemblent à une sorte de bande dessinée qui représente la vie d’un chevalier du XIVe siècle !

La « salle des preuses » : cette immense salle de réception polychrome contenait la collection d’armures de Napoléon III. Après la guerre de 1870, la collection fut entreposée au Louvre puis à l’Hôtel des Invalides. A l’autre bout de la pièce, au-dessus de la cheminée monumentale, on peut voir 9 statues de « preuses ». Viollet-le-Duc a fait représenter la reine d’Assyrie et de Babylone sous les traits de l’impératrice Eugénie. Dans la même logique, si vous voulez croiser cet incroyable architecte, il a laissé son portrait sur la façade de la chapelle. Le pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle est en effet représenté sous ses traits !

Pour les kids :

Télécharger gratuitement le livret enfant en cliquant sur http://www.chateau-pierrefonds.fr/Explorer/Livret-enfant

Infos pratiques :

  • Tarifs : gratuit le 1er dimanche du mois (comme tous les monuments nationaux) ainsi que pour les jeunes de moins de 18 ans, les 18-25 ans, les demandeurs d’emploi, les enseignants (avec le Pass education), les handicapés civils avec un accompagnateur par personne. Pour les autres : tarif individuel : 8 euros. Possibilité de commander en ligne (en même temps que le billet) le livre Itinéraires du Patrimoine au tarif de 8 euros (en plus du billet d’entrée). Dans l’actuel contexte sanitaire, il faut réserver ses billets en ligne sur le site : http://www.chateau-pierrefonds.fr/
  • Accès : Château de Pierrefonds, Rue Viollet-le-Duc 60350 Pierrefonds.  Tél. 03 44 42 72 72 . En train : Paris gare du Nord => Compiègne : 52 minute sen TER.  

Que faire à proximité ?

Goûter à l’embarcadère de Pierrefonds
  • Faire une pause à « L’embarcadère de Pierrefonds ». On y va pour manger des plats de brasserie (comme des moules frites), ou goûter (des gaufres, des crêpes). La vue sur le lac et le château est magnifique. Nous étions situés dans une barque réaménagée en table « posée » sur l’eau, très agréable… On peut aussi louer au même endroit des pédalos. Tarifs pour 30 minutes : adultes : 4,80 euros, enfant (-12 ans) : 3,70 euros.  Etablissement saisonnier, ouvert tous les jours de mars à novembre (selon la météo). Pas de réservation. Location de pédalo www.lembarcadere-pierrefonds.fr Chaussée Deflubé. 60350 Pierrefonds. Tel : 09-52-80-12-26.
  • Visiter le palais de Compiègne et son parc.
  • Visiter le musée de l’armistice au cœur de la forêt de Compiègne. Cliquez sur ce lien pour en savoir plus : https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/2020/08/29/quand-lhistoire-se-joue-dans-un-wagon-cache-au-milieu-de-la-foret-au-musee-memorial-de-larmistice-de-compiegne-60/
  • Se promener dans le village de charme de Saint-Jean-aux-Bois. C’est ici que Emile Carrara composa la mélodie de Mon amant de Saint-Jean chantée par Edith Piaf et plus récemment Patrick Bruel.

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Quand l’Histoire se joue dans un wagon caché au milieu de la forêt . Au musée mémorial de l’armistice de Compiègne (60)

L’histoire rocambolesque d’un wagon !

Un tournant de l’histoire de notre pays s’est joué dans un simple wagon-restaurant de la Compagnie des Wagons-lits, la voiture 2419D ! C’est en effet à l’intérieur que furent signés les armistices du 11 novembre 1918 et du 22 juin 1940. Un véritable lieu de mémoire à lui tout seul ! Aujourd’hui, on ne peut pas monter à bord mais on longe tout le wagon et l’intérieur est bien visible. Des étiquettes permettent de comprendre où étaient assis les plénipotentiaires en 1918.

Il a été ainsi réquisitionné pour pouvoir signer en toute discrétion l’armistice de la Première guerre mondiale, en pleine forêt de Compiègne, sous la houlette du maréchal Foch. Il est ensuite exposé dans la cour de l’école des Invalides de 1922 à 1927 puis revient dans la clairière de l’armistice. Pendant la deuxième guerre mondiale, la voiture est à nouveau sous les feux de la rampe :  le 22 juin 1940, Hitler décide d’humilier les Français et leur fait signer l’armistice dans la même clairière qu’en 1918 puis fait transporter le wagon en Allemagne. Il est d’abord exposé à Berlin puis déplacé dans un camp de prisonniers d’Ohrdruf. Il sera finalement détruit par un incendie accidentel en 1945 dans une gare à proximité du camp.  En 1950, le musée de l’armistice est reconstruit dans la forêt de Compiègne et un wagon de la même série, est installé et réaménagé avec les objets d’époque qui avaient été sauvegardés par le conservateur.

Le reste du musée :

Dans une pièce annexe, on peut découvrir à travers des jumelles des vues stéréoscopiques qui retracent en 3D les combats et les difficiles conditions de vie des soldats de la Première guerre mondiale.  800 images d’archives sont visibles par les visiteurs ! Des armes, des uniformes, de l’artisanat de tranchées (avec des bouts d’obus notamment) complètent l’ensemble. Enfin, la dernière partie du musée est consacrée à la marche vers la deuxième guerre mondiale et à l’armistice de 1940.

A l’extérieur : la clairière

Le char FT17 à l’entrée du musée.

Vous pouvez bénéficier d’une visite commentée sur votre smartphone en scannant le QR code présent au niveau du parking. Dans cet espace, des monuments ont été érigés en hommage aux victimes de la guerre notamment celui du maréchal Foch qui date de 1937. La Dalle sacrée, elle, fut inaugurée en 1922. Elle fut taillée dans le même granit que la tombe du soldat inconnu située sous l’Arc de Triomphe.

Infos pratiques :

  • Horaires : du 1er avril au 30 septembre : tous les jours de 10h00 à 18h00. Du 1er octobre au 31 mars : de 10h00 à 17h30. Fermé le mardi.
  • Tarifs : adultes : 7 euros, mineurs (de 7 à 18 ans) : 5 euros.
  • Accès : Route d’Aumont 60200 Compiègne. Tel : 03-44-85-14-18

Que faire à proximité ?

  • Visiter le palais de Compiègne et son parc (à 15 minutes de la clairière de l’armistice).
palais de Compiègne

  • Visiter le château de Pierrefonds, à 30 minutes de la clairière de Compiègne.
  • Faire une pause à « L’embarcadère de Pierrefonds ». On y va pour manger des plats de brasserie (comme des moules frites), ou goûter (des gaufres, des crêpes). La vue sur le lac et le château est magnifique. Nous étions situés dans une barque réaménagée en table « posée » sur l’eau, très agréable… On peut aussi louer au même endroit des pédalos. Tarifs pour 30 minutes : adultes : 4,80 euros, enfant (-12 ans) : 3,70 euros.  Etablissement saisonnier, ouvert tous les jours de mars à novembre (selon la météo). Pas de réservation. Location de pédalo www.lembarcadere-pierrefonds.fr Chaussée Deflubé. 60350 Pierrefonds. Tel : 09-52-80-12-26.
Vue sur le château de Pierrefonds depuis « L’embarcadère de Pierrefonds »

  • Se promener dans le village de charme de Saint-Jean-aux-Bois. C’est ici que Emile Carrara composa la mélodie de Mon amant de Saint-Jean chantée par Edith Piaf et plus récemment Patrick Bruel.

Que visiter sur le même thème ?

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Sur les pas du peintre Caillebotte à Yerres (91)

Qui était Gustave Caillebotte ?

Un homme aux multiples facettes. De nos jours, on connaît surtout son talent de peintre qui a su aborder des thématiques nouvelles pour l’époque, telles que la ville moderne et le travail des hommes, notamment dans ses œuvres Les raboteurs de parquet ou Le Pont de l’Europe. Mais c’était aussi un grand mécène, un philatéliste, un passionné de régate et d’horticulture. A la fin de sa vie, il fut même architecte naval et gagna souvent des courses de bateau. A sa mort et selon ses dernières volontés, toute son œuvre fut léguée à l’Etat. Elle est visible en grande partie au musée d’Orsay.

La maison de Caillebotte :

La maison que l’on visite aujourd’hui fut acquise par le père du peintre en 1860 pour en faire une résidence d’été non loin de Paris. Gustave a alors 12 ans. Son architecture d’inspiration italienne lui vaut le surnom de « casin» (du substantif « casino » « petite maison » en italien). Gustave y fit des peintures de 1874 à 1879 date à laquelle elle fut vendue. Il y reçut de nombreux amis artistes dont le peintre Monet.

La visite permet d’imaginer dans quel univers le peintre a vécu puisqu’elle a été réaménagée avec des meubles et une décoration d’époque.

le boudoir

Pour les kids : téléchargez la plaquette pour enfants qui présente la famille Caillebotte et la propriété. http://www.proprietecaillebotte.fr/infos-caillebotte/infos-pratiques-460.html

la chambre familiale de style Napoléon III

Il est possible aussi de louer une tablette numérique à l’entrée (billet d’entrée + 5 euros + carte d’identité). Elle permet d’entendre les commentaires. Sinon, sachez qu’il y a déjà pas mal de panneaux explicatifs à l’intérieur qui racontent globalement la même chose.

Le parc et ses fabriques :

le kiosque et la glaciaire

A l’origine, la propriété était immense : 11 hectares, comprenant des champs et des pâturages. Dans ce parc à l’anglaise, on découvre encore des « fabriques », des constructions pittoresques qui décorent le jardin, très à la mode au XIX e siècle et typiques du mouvement romantique! L’orangerie par exemple, qui servait à l’hivernage des orangers et qui accueille dorénavant des expositions.

Le potager :

Gustave Caillebotte peignait souvent dans son potager. La serre d’origine est toujours là !  Elle est maintenant gérée par une association qui l’ouvre de temps en temps au public :

Horaires d’été du potager : Samedi, ouverture à 15h et à 16h au départ de la Maison Caillebotte. Dimanche, ouverture en continu de 15h à 17h30.

Faire un tour en barque :

Le peintre Caillebotte adorait canoter sur l’Yerres. Pourquoi ne pas faire comme lui aux beaux jours ? Tarifs des locations : barque : 5 € la ½ heure ; 9€ l’heure. Canoë : 4 € la ½ heure ; 7 € l’heure. Septembre :week-end de 15h à 18h. Attention, pensez à votre carte d’identité ou à apporter un chèque de caution avant d’embarquer ! Pas de paiement en carte bleue !

Se restaurer à l’Orée du parc :

Le « chalet suisse » (qui est en fait l’ancienne laiterie), abrite aujourd’hui le salon de thé et restaurant du domaine. Téléphone : 01 69 45 47 78. Sympa pour une pause goûter !

Infos pratiques :

  • La Maison : Horaires d’avril à octobre : les après-midis de mardi à dimanche. Tarifs : 8 euros plein tarif, 5 euros tarif réduit (étudiant, pass education, demandeur d’emploi), 3 euros : tarif yerrois, gratuit pour les moins de 16 ans.
  • L’appli « Propriété Caillebotte » : elle est gratuite et donne des renseignements sur le peintre, la propriété, permet de comparer ses œuvres avec les paysages actuels…
  • Le parc : tous les jours (gratuit). Il y a aussi des jeux pour enfants comme tout parc qui se respecte!
  • Accès : 8 rue de Concy, 91330 Yerres, Tel : 01-80-37-20-61

Que visiter sur le même thème?

  • Le musée d’Orsay pour voir « en vrai » les œuvres de Caillebotte.
  • La propriété du peintre Claude Monet à Giverny qui, comme Gustave Caillebotte, était passionné d’horticulture. Découvrez notre article «Voir les nymphéa en vrai à Giverny» en cliquant sur ce lien: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/?s=giverny

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Découvrir les peuples du monde entier au musée de l’Homme (75)

Situé dans l’aile Passy du Palais de Chaillot, construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1937, il constitue aujourd’hui l’une des collections les plus importantes au monde dans les domaines de la préhistoire et de l’anthropologie.

 Le musée a été rénové récemment et est devenu beaucoup plus attractif et interactif. En fonction de votre billet, vous pourrez découvrir les espaces suivants:

La Galerie de l’Homme (exposition permanente) :

  • Qui sommes-nous ? Cette zone présente la diversité de l’espèce humaine, ses différences anatomiques, culturelles et artistiques. On ne pourra pas éviter de croiser le regard des impressionnantes «cires anatomiques » : 79 bustes de plâtre et 12 de bronze surveillent le visiteur perchés pour certains à 11 m de haut. Les enfants apprécieront le dispositif numérique « tous différents » : 2 enfants se placent chacun dans un cercle et reproduisent les positions qu’ils voient à l’écran. S’ensuivent alors des explications sur les mutations génétiques.
  • D’où venons-nous ? Cet espace relate les évolutions des hommes préhistoriques. Nous avons notamment été étonnées par la Dame de Cavillon, un squelette retrouvé en 1872 qui présente plus de 200 coquillages sur son crâne !
  • Où allons-nous ? le secteur à l’étage offre une ouverture sur le futur, la mondialisation, les rapports entre l’Homme et son environnement. Ici, nous avons eu un gros coup de cœur pour le bus sénégalais et la yourte mongole !

Les expositions temporaires :

La Grande fontaine de chocolat de G. Barbier, 2014

« Je mange donc je suis » (jusqu’au 31 août 2020) : une exposition pour découvrir les aspects biologiques, culturels et écologiques de notre alimentation. Cette présentation mélange objets précieux, découvertes scientifiques, œuvres d’art…

L’avis des filles :

Chloé (5 ans lors de la visite) :

« J’ai trouvé que ce musée faisait plus réaliste que d’autres car il n’y avait pas que des panneaux et des photos mais aussi des squelettes d’animaux et d’humains, des objets etc… Par contre, je pense que ça peut faire peur aux plus petits (squelettes, écorchés, cires anatomiques du début du musée). Le livret-jeux est super ! ».

Informations sur le cantonais parlé au sud de la Chine

Margaux (8 ans lors de la visite) :

« On y apprend plein de choses tout en s’amusant comme par exemple en tirant sur des langues pour découvrir les cultures de pays du monde entier. Le bus sénégalais permet d’être plongé à Dakar comme en vrai ! ».

En complément :

  • Activités à télécharger en ligne (ex « cocottes pour les 7-11 ans »)
  • Livrets-jeux pour les 4-6 ans et les 7-11 ans
  • Appli Allen (App store)

Infos pratiques :

  • Horaires : tous les jours sauf le mardi de 11h00 à19h00.
  • Tarifs : Tarif plein : 10 euros, tarif réduit : 7 euros, gratuit pour les jeunes de moins de 25 ans

Billet couplé (exposition permanente et exposition temporaire) : 12 euros/9 euros. Forfait « tribu » : pour la galerie de l’Homme et l’expo temporaire :2 bénéficiaires du plein tarif et deux bénéficiaires du tarif réduit = 35 euros

  • Accès : 17 place du Trocadéro, Paris 76016. Métro 6 station « Trocadéro ».

Que faire à proximité ?

Vue sur la Tour Eiffel depuis le Musée de l’Homme
  • Visiter la Tour Eiffel (avec un nouveau livret-jeux pour les enfants)
  • Visiter l’Aquarium de Paris : 5 avenue Albert de Mun, 75016 Paris.
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En tête à tête avec Oberkampf au musée de la toile de Jouy (78)

La visite du musée :

Ce musée rend hommage à Christophe-Philippe Oberkampf (1732-1815), un des plus grands entrepreneurs de la fin du XVIIIe siècle. Le musée fut installé en 1991 au château de l’Eglantine. La visite invite à découvrir l’histoire de la manufacture, les techniques d’impression de la toile et de belles expositions temporaires. Le parcours a été totalement modifié depuis juin 2020 alors si vous connaissez déjà, retournez-y cela sera une redécouverte intéressante !

Les origines de cette toile :

Le début du parcours commence par un voyage en Inde, le pays des cotonnades. Là-bas, ces étoffes avaient même plus de valeur que l’or et les épices ! A partir du XVIIe siècle, l’engouement pour ces étoffes appelées « indiennes » est fulgurant. Ceci va même déclencher une vraie querelle entre les anciennes manufactures de laine et de soie concurrencées par les nouvelles de coton qui furent interdites en France en 1686. Même en porter était devenu illégal ! Mais l’attrait pour les indiennes demeura, quitte à se fournir auprès des manufactures étrangères -en Angleterre, en Suisse ou en Allemagne- ou via des entrepôts clandestins.

Les techniques :

Pour colorer les tissus on utilisait des plantes tinctoriales comme la garance, le pastel ou encore l’indigo. Les personnages, souvent incrustés dans un paysage idyllique ou champêtre, sont un des thèmes les plus emblématiques de la toile de Jouy mais ce type de motif n’a pas été inventé par Oberkampf qui n’a fait que l’emprunter aux Anglais !

La manufacture de Jouy :  

Christophe-Philippe Oberkampf, héritier d’une famille de teinturiers germaniques décide d’implanter sa propre manufacture à Jouy-en-Josas pour la qualité de son eau et sa proximité avec la cour de Versailles. La manufacture de Jouy est active entre 1760 et 1843. Elle comptait 36 bâtiments sur 14 hectares. Dans les années fastes, elle employait jusqu’à 1300 ouvriers !

De nombreuses villes françaises ont baptisé une de leurs rues en l’honneur d’Oberkampf, sans oublier la station de métro de la ligne 9 à Paris ! Aujourd’hui encore, des stylistes exploitent toujours cet héritage dans l’habillement et l’ameublement.

Pour les enfants :

  • Ateliers pour enfants : Chaque 2e dimanche du mois le musée propose un atelier en rapport avec les techniques de la toile de Jouy ou avec une exposition temporaire. Celui-ci est précédé d’une visite du musée adaptée aux enfants. A partir de 6 ans, durée : 2h (de 15h à 17h), tarif : 12 euros. Il est conseillé d’apporter un tablier. Inscription obligatoire à museetdj@jouy-en-josas.fr

Nous avons testé cette expérience. Notre guide nous a bien résumé en ¾ l’histoire de la toile de Jouy et de la manufacture puis les filles « ont mis la main   à la pâte ». L’atelier choisi était «mon jardin tout en empreintes » En s’inspirant des motifs floraux de l’exposition ,Margaux et Chloé ont créé leur propre jardin dans de l’argile. Un beau souvenir à ramener à la maison !

  • Atelier parent/enfants : atelier mensuel, une fois par mois, d’une durée de 2h, pour partager un moment créatif avec son enfant ! Tarif : 20 euros par personne. Le 4e samedi du mois de 10h à 12h.
  • Stages : Il existe aussi des stages pendant les vacances scolaires (à la semaine = 70 euros ou à la journée = 18 euros).
  • Visites contées : Pendant les vacances scolaires, une conteuse professionnelle fait découvrir les collections du musée à travers de belles histoire. Durée : 1h30, à partir de 8 ans, tarif : 10 euros par enfant.

En complément :

Téléchargez l’appli « Musée de la toile de Jouy ». Elle vous en dira plus sur la manufacture, l’impression, Oberkampf, la toile de Jouy à travers de nombreux supports (dessins, documents sonores…).

Infos pratiques :

  • Ouverture : mardi de 14h à 18h, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 11h à 18h.
  • Tarifs : plein tarif : 8 euros par personne (si exposition temporaire) ou 6 euros (hors période d’exposition temporaire).  Tarif réduit (7-16 ans, habitants de Jouy-en-Josas, demandeurs d’emploi, personnes handicapées, étudiants, enseignants) : 6 euros ou 4 euros. Gratuit pour les moins de 7 ans, journalistes, étudiants en arts, histoire et histoire de l’art.
  • Accès : 54 rue Charles de Gaulle, 78350 Jouy-en-Josas. Tel : 01-39-56-48-64.

A faire à proximité :

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Se prendre pour un géant à France miniature (78)

Le concept :

C’est le plus grand parc miniature d’Europe qui présente 117 monuments, 20 000 arbres nains, 15 trains miniatures (que les enfants adoreront voir rouler), 60 000 personnages. Un classique mais qui a su se réinventer pour s’adapter à l’ère du temps avec de nouvelles activités! Nous avions déjà visité le site quand Margaux était encore en poussette. En le revisitant récemment, je vous conseillerais d’y aller avec des enfants qui ont au moins 6 ans afin qu’ils aient quelques repères historiques et géographiques. Pour les plus jeunes, la sortie reste néanmoins très agréable et facilement praticable.

Le côté « monuments » :

Saint-Tropez

Nous voilà au cœur du concept :117 sites sont reproduits au 1/30e et mis en scène dans un parc paysager de 5 hectares. On voyage dans toute la France et à travers toutes les époques : on commence par se prendre pour Heidi dans les Alpes, on continue vers le sud-est de la France pour croiser le gendarme de Saint Tropez, on pourra faire une pause casse-croûte devant la Cité de Carcassonne et écouter plus loin le chant des pèlerins de Lourdes.

Expérience « Sur la route de la préhistoire »

Le circuit est jalonné par des « Expériences ». Margaux et Chloé ont beaucoup apprécié celle des grottes de Lascaux (« Sur la route de la préhistoire ») où l’on peut reproduire sur la paroi son propre dessin pariétal par voie numérique.

Dans la salle du conseil avec le Père Fouras

A mi-parcours, on passe par la Salle du Conseil. Les filles qui sont de grandes fans de Fort Boyard étaient ravies ! Elles ont pu notamment s’affronter dans l’épreuve des cotons-tiges !

A proximité se trouve aussi « Le cirque des zinzins », un espace couvert qui comprend un circuit automobile pour les plus jeunes (qui mesurent entre 1,10 et 1,40 m) et « Le filet des Zacrobates » (attention celui-ci est accessible uniquement avec des chaussures fermées et pour les enfants mesurant plus de 1,10 m), une sorte de parcours type accrobranche mais sans baudrier.

Le côté « attractions » :

Le toboggan de course

Situé au fond du site, il permet de faire une « pause » au milieu de tous ces monuments et de tester quelques sensations fortes !  Vous dégringolerez notamment d’un immense toboggan, vous « volerez » à bord d’un bateau etc…

L’avis des filles :

Margaux : « C’est vraiment très bien d’avoir en un seul lieu tous les grands sites de France. Même le parcours respecte la forme du pays si l’on regarde bien la carte. Moi qui adore Fort Boyard, j’étais ravie de trouver un espace qui reproduisait des épreuves de l’émission ! »

Chloé : « Le site permet de découvrir des monuments que l’on connait parfois mais sous un autre angle. Par exemple, je ne connaissais pas l’Orangerie du château des Versailles. J’ai beaucoup aimé « La Parade des autos » car ça n’allait pas trop vite et on devait respecter le code de la route avec les panneaux, les feux tricolores etc…».

La parade des zotos

En complément :

Pour en savoir plus sur tous les monuments croisés à France Miniature, il est possible d’acheter sur place : un livret-jeux (3 euros).

Pour certains monuments, vous trouverez des QR Codes. En les scannant avec votre smartphone, vous en apprendrez davantage sur certains lieux incontournables qui ont fait l’Histoire de France.

Tables de pique-nique, boutique, snack et restaurant sur place.

Infos pratiques :

Durée de la visite: il faut compter 3 à 4 heures si on veut tout faire (monuments et attractions)

Ouverture, horaires : http://www.franceminiature.fr

Tarifs : Adultes : 23 euros, enfants (4 à 11 ans) : 17 euros. Il est possible de bénéficier de réduction en achetant votre billet en avance sur internet (billets datés) ou en utilisant le Pass Malin Yvelines/Hauts-de-Seine. Si vous ne l’avez pas déjà, vous pouvez le télécharger gratuitement sur le site www.passmalin.fr   Il donne lieu à de nombreuses réductions dans les deux départements.Tarifs spéciaux famille nombreuse/ personne en situation de handicap : enfant :15 euros et adulte : 21 euros. Le plan du moment: une place enfant offerte pour 2 places adultes achetées avec la carte Ikea family (jusqu’au 1er novembre 2020).

Parking payant (4 euros).

Accès : France miniature, Boulevard André Malraux, 78990 Elancourt.  Tel: 01-30-16-16-30

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Aider Willy à retrouver l’épée du roi au château de Rocheux (41)

Le concept :

Voici un château que l’on visite en s’amusant ! Il s’agit d’un immense jeu de piste de 28 épreuves, énigmes ou défis qui allie adresse, logique et esprit d’équipe. Les enfants sont motivés par une histoire qui se découvre d’épreuve en épreuve. En suivant l’écuyer Willy et le chevalier Gauvin, elles permettent de parcourir l’immense espace extérieur (prés, espaces boisés, serre, etc…) mais aussi de pénétrer un peu dans le château.

Le circuit est très bien adapté aux familles, même pour les tous-petits (on peut y accéder en poussette). Les énigmes ou les épreuves ne sont pas trop compliquées ce qui permet aux enfants d’être les acteurs de cette sortie. Les plus jeunes seront heureux d’y croiser quelques animaux (poules, chèvres etc…) mais les plus grands devront se creuser les méninges pour les énigmes le plus difficiles !

Le parcours est assez long (2h30 à 3h) mais on ne voit pas le temps passer car on s’amuse et le site est très agréable.

Il est possible de pique-niquer sur place (des tables à l’ombre sont disséminées dans le parc) et d’acheter des sandwichs, boissons et des glaces à la boutique du château.

Conseil : prévoyez des chaussures fermées pour pouvoir profiter pleinement de toutes les activités (surtout les filets suspendus dans les arbres) et un parapluie ou un imperméable en cas de pluie car l’essentiel du parcours se fait en extérieur.

L’avis des filles :

Margaux : « C’est un peu comme une chasse aux trésors où l’on part à la recherche d’indices. J’ai bien aimé que cela raconte une histoire avec des effets sonores et que les épreuves soient très différentes les unes des autres (de la logique, des mini-jeux…). »

Chloé : « J’étais contente de retrouver les mêmes personnages qu’au château de Pons. Les épreuves sont variées : soulever des trappes, tirer sur des cordes, sentir les plantes du potager, avoir le sens de l’équilibre… A la fin, il vous faudra taper sur un écran tactile toutes vos réponses pour peut-être remporter votre diplôme ! ».

En complément (sur place) :

  • Escape game : il y a deux salles sur le thème de la sorcellerie. Voir site internet : escape-game-41.com
  • Hébergement : on peut dormir dans le château (5 chambres). Tel 02 54 23 29 74 Mail :  lechateauderocheux@orange.fr  
  • Audioguide gratuit via l’appli Izi travel pour en savoir plus sur l’histoire du château (à télécharger plutôt avant votre visite en cliquant sur « château de Rocheux » dans la liste).

Infos pratiques :

  • Ouverture d’avril au 1er novembre.
  • Tarifs : moins de 4 ans : gratuit, de 4 à 11 ans : 13 euros, à partir de 12 ans : 16 euros. Tarif spécial famille nombreuse.
  • Accès : Château de Rocheux à Fréteval (41160). Tel : 02-54-77-24- 84 https://www.chateau-enigmes.com/fr/

Bon plan : si vous réservez par internet, vous obtiendrez une réduction de 2 euros sur le tarif enfants (11 euros au lieu de 13). Attention, les billets internet ne peuvent être utilisés qu’au château du Val de Loire (il existe en effet d’autres Châteaux des énigmes ailleurs en France).

Que faire à proximité ?

  • Visiter le château de Blois (voir notre article «Fréquenter la cour festive de François Ier au château de Blois »)
  • Visiter la maison de la magie de Blois (voir notre article «Une visite abracadabrantesque à la Maison de la magie de Blois »).

Pour info : il existe d’autres châteaux des énigmes. Nous avons aussi testé celui de Pons en Charentes-Maritimes (17) avec le même concept, qui avait aussi enchanté les enfants ! Il y en a aussi un dans les Pyrénées-Atlantiques (64) à Laas.

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Fréquenter la cour festive de François Ier au château de Blois (41)

Le zoom historique :

Le château de Blois, c’est une formidable façon de découvrir en une seule visite des siècles d’architecture de la fin du Moyen-âge au XVIIe siècle !

Plafond de la salle des Etats

La partie la plus ancienne du château date de la fin du Moyen-âge: elle contient la grande salle de justice, surnommée la « salle des Etats » de 30 mètres de long et 18 mètres de large. La voûte constellée de fleurs de lys est magnifique !

La mort de Charles VIII en 1498 fait du duc d’Orléans le roi Louis XII et de Blois la capitale du royaume. Il fait transformer le château préexistant en conséquence. Anne de Bretagne qu’il épouse en 1499 s’y installe avec lui. Leurs emblèmes s’exposent alors dans le château : le porc-épic pour lui et l’hermine pour la reine. La ville de Blois avec son nouveau statut change, accueille des hôtels particuliers de style Renaissance et voit se succéder fêtes royales et entrevues diplomatiques.

Aile François Ier

Plus tard, le roi François Ier modifie le château en s’inspirant de l’Italie : pilastres, loges, balcons, statues, ouverture sur les jardins… Mais l’élément le plus connu reste l’exceptionnel escalier à vis, un bon moyen pour le roi de se faire voir de tous ! Le château étant très vaste, il peut accueillir beaucoup de monde et parfois, du « beau » monde comme l’empereur Charles Quint invité par François Ier en 1539. Blois est un lieu de fêtes : bals, feux d’artifice, parties de chasse s’y succèdent. Mais c’est aussi un lieu d’enjeux politiques (signature d’un traité avec l’Angleterre en 1572) et de drames comme l’assassinat du duc de Guise ordonné par le roi Henri III en 1588. Catherine de Médicis y décède aussi, de maladie, quelques mois après.

Aile Gaston d’Orléans

Henri IV puis Louis XIII y séjournèrent fréquemment. C’est finalement le frère de Louis XIII, Gaston d’Orléans, qui lança la dernière phase de travaux. Il avait pour ambition de tout détruire mais finalement, faute de moyens suffisants, se contenta de rajouter une aile de style classique. Le comble, c’est qu’il ne finit jamais les travaux et termina sa vie dans l’aile de François Ier qu’il avait commencée à détruire.

Comme ailleurs, la révolution a beaucoup endommagé le château : la statue équestre de Louis XII ainsi que tous les emblèmes royaux furent détruits. Il échappe à plusieurs reprises à la destruction et est finalement cédé à la ville de Blois en 1810. Prosper Mérimée œuvra pour sa rénovation en 1844 confiée à Félix Duban complétée à la fin du XXè siècle pour effacer les destructions de la 2e Guerre mondiale.

La visite guidée « à toi la vie de château » :

chambre de la reine

En 1h15 elle permet d’avoir une bonne idée générale de l’extérieur et de l’intérieur du château. La visite est agrémentée par l’utilisation de la tablette qui reconstitue les décors d’époque. Réservation au 02 54 90 33 32 ou sur place (dans la limite des places disponibles). A partir de 6 ans. Tous les jours pendant les vacances scolaires à 14h30. Sans supplément sur le droit d’entrée pour les enfants / +3€ pour les adultes.

L’avis des filles :

Margaux : « Voir quatre époques dans un même château, ça c’est surprenant ! La visite guidée était bien adaptée pour les enfants car nous avons entendu des anecdotes, senti des parfums d’époque (même s’ils sentaient très mauvais !) ».

Chloé : « L’escalier en colimaçon m’a beaucoup impressionnée car il était à la fois à l’extérieur et à l’intérieur. Dommage qu’il ne reste qu’une salle de la partie du Moyen-âge. La guide nous a parlé des modes de vie de la Renaissance, ça changeait des visites habituelles ! J’étais déçue quand la visite s’est terminée ! ».

En complément :

  • L’appli « Guideez » : des jeux qui permettent en 12 étapes de découvrir le château (plusieurs niveaux de difficultés en fonction de l’âge des enfants).

Infos pratiques :

  • Tarifs (avec tablette histopad dans le prix) : 12 euros, réduit (étudiants, enseignants, familles nombreuses, à recherche d’emploi) : 9,5 euros, 6-17 ans : 6,5 euros. Billets combinés : Nous avons opté pour : « Maison de la magie + Château royal » : Adultes : 20 €, Tarif réduit : 16 €, Jeunes 6-17 ans : 10,50 €
  • Accès : 6 place du château, 41000 Blois. Parking « Château » à 200 m.

Que faire autour ?

Maison de la magie
  • Visiter la Maison de la magie (juste en face !). Lire notre article « Une visite abracadabrantesque à la Maison de la magie de Blois»
  • Manger une crêpe au Comptoir de Mamie Bigoude (au 5 rue Saint-Martin)
  • Visiter le château des énigmes (à 40 minutes en voiture de Blois, à Fréteval).
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Une visite abracadabrantesque à la Maison de la magie de Blois (41)

Vous êtes amateur de trucages, d’illusion et de mystère ? Alors, rendez-vous à la maison de la magie de Blois.

Vous serez peut-être accueillis par d’étranges créatures… d’immenses têtes de dragons qui sortent des fenêtres et crachent de la fumée. Impressionnant ! Sinon, guettez-les à la sortie, les monstres sortent toutes les ½ heures !

Nous avions visité ce musée il y a quelques années mais il est dorénavant refait à neuf et est devenu très attractif ! 2000 m2 pour plonger dans l’univers de la magie. 

Harry Houdini

Une exposition permanente : on découvre tout d’abord dans la Rotonde des automates l’évolution de la magie à travers les âges, de la Grèce antique au XIXe siècle. Plus loin, au niveau de la passerelle, on y croise l’américain Harry Houdini et ses célèbres expériences comme ses évasions de malles remplies d’eau.

Mais le maître des lieux est ici Jean-Eugène Robert-Houdin (dont Houdini s’est d’ailleurs inspiré) qui est né à Blois en 1805. A l’origine horloger puis inventeur, certaines de ses innovations sont toujours utilisées comme le plastron des escrimeurs ou le compteur électrique.

Mais c’est surtout pour sa carrière de « magicien » qu’il est resté dans nos mémoires, notamment grâce à ses incroyables automates. En 1846, son spectacle a tellement de succès qu’il faut réserver des mois à l’avance ! Le roi Louis-Philippe a même souhaité avoir une représentation privée !

L’exposition temporaire :

Celle de l’été 2020 s’intitulait « Esprits fantômes » du XIXe siècle à nos jours. Dans une belle scénographie avec des extraits de films, des reconstitutions de décors d’époque sont abordés les thèmes du spiritisme, des tables qui tournent, des médiums… et leurs liens avec la magie.

Le spectacle :

Pendant 30 minutes s’enchaînent les tours, classiques mais très bien réalisés. Un foulard qui vole tout seul, une femme complètement entortillée, une autre décapitée à de nombreuses reprises… A la sortie, on est reste bluffés !

L’avis des filles :

Margaux : « J’ai adoré les dragons dehors, c’était très surprenant. A l’intérieur, les thèmes et la mise en scène étaient variés (des objets, des décors des vidéos à regarder). J’ai aussi beaucoup apprécié le spectacle notamment car il était muet. Les tours étaient très différents les uns des autres ».

Chloé : « C’est bien de connaître enfin les trucages de certains tours. Le spectacle était original. Parfois il faisait peur car j’avais l’impression que les femmes étaient torturées mais c’était génial ! ».

Le coin lecture :

La cabane magique : Houdini le magicien de Mary Pope Osborne aux éditions Bayard poche.

Infos pratiques :

  • Tarifs : Adultes : 11 €, Tarif réduit : 8,50 €, Jeunes 6-17 ans : 6,50 € Le prix d’entrée comprend la visite et le spectacle permanent annuel. Il existe aussi des billets couplés. Nous avons opté pour : « Maison de la magie + Château royal » : Adultes : 20 €, Tarif réduit : 16 €, Jeunes 6-17 ans : 10,50 €
  • Accès :  Maison de la magie – 1, Place du château – 41000 Blois Tél. 02 54 90 33 33.
  • Parking : « château ».

Que faire autour ?

Crêperie Le Comptoir de Mamie Bigoude
  • Visiter le château de Blois (juste en face du musée de la Maison de la Magie).
  • Manger une crêpe au Comptoir de Mamie Bigoude (au 5 rue Saint-Martin)
  • Le château des énigmes (à 40 minutes en voiture de Blois, à Fréteval).

En complément :

  • Musée de la magie et des automates (Paris), voir notre article « Découvrir les secrets de Houdin au musée de la magie et des automates».
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Avec les tailleurs de pierres à Guédelon (89)

Le concept :

Un projet unique en Europe, celui de passionnés qui se sont lancés en 1997 dans la construction ex-nihilo d’un château-fort, avec les mêmes techniques que celles du Moyen-âge ! Le chantier est censé commencer en 1228, sous le règne du jeune Louis IX (futur Saint Louis). Le commanditaire de Guédelon se nomme Guilbert, seigneur de Puisaye, qui envisage, au vu de ses faibles moyens, de faire construire un « petit » château.

En réalité, le château est une pure fiction née dans la tête du propriétaire du château de Saint Fargeau. Le site de la forêt de Guédelon semble idéal pour y exploiter les matières premières : le bois de chêne, une carrière de grès ferrugineux et des réserves d’argile et de glaise.

La « cage à écureuil » permettant de hisser les pierres de construction

Et le pari est en passe d’être remporté. Après 25 années (contre 5 à 10 années au moyen-âge !), le chantier devrait être bientôt terminé, avec un donjon culminant à 28 mètres. Alors, ne tardez pas à y aller car quand il sera terminé, vous ne verrez plus les « oeuvriers » travailler !

Hormis le fait que cela soit devenu un sujet d’étude pour des historiens et des architectes de toute l’Europe, la visite est aussi très instructive pour les particuliers, petits et grands.

Elle donne un bon aperçu de la vie d’un petit châtelain du Moyen-âge mais aussi des techniques de construction qui sont aussi employées par les bâtisseurs des cathédrales.

La Visite:

Le château et les métiers de la construction:

Les visiteurs qui ont déjà vu le lieu il y a quelques années pourront constater l’évolution. Si vous le découvrez prochainement, vous pourrez voir un bâtiment bien avancé et donc visiter aussi l’intérieur qui reprend les éléments essentiels d’un petit château fort :

La cuisine
  • La Tour maîtresse (le donjon où vivait le seigneur et ses gardes)
  • La Tour de la Chapelle comprenant une salle de tir, une chambre et la chapelle,
  • Le logis seigneurial avec la cuisine, le cellier la salle de réception.

Ne cherchez pas le pont-levis, celui-ci est destiné aux châteaux des rois et aux villes ! A la place, vous passerez par un pont « dormant » (donc fixe).

Le tailleur de pierres

L’originalité réside aussi dans le fait de voir en direct les professionnels travailler. Une quinzaine de métiers sont nécessaires pour bâtir le château : On y découvre notamment les carriers qui extraient les pierres (il faudra 60 000 tonnes pour construire le château !), les tailleurs de pierre qui exercent leur talent sur des grès ferrugineux ou sur de la pierre calcaire ou encore les charpentiers (qui travaillent le chêne pour les portes, les ponts, les échafaudages ou les engins de levage).

Le village :

Chez le potier

C’est l’endroit où vous croiserez le forgeron (indispensable sur le chantier car sans lui il n’y a pas d’outils !) ou encore le vannier et le cordier qui nous prouvent que les végétaux sont très utiles pour fabriquer des paniers et des cordes.

La forêt et son moulin :

En empruntant un chemin à travers la forêt pendant 500 m, on part à la rencontre du meunier qui nous raconte la construction et le fonctionnement de ce véritable moulin à eau.

Infos pratiques :

  • Tarifs : adultes : 15 euros (14 euros sur internet), enfants (5-17 ans) : 12 euros (11 euros sur internet), gratuit pour les moins de 5 ans.
  • Dates/horaires. voir le site internet : https://www.guedelon.fr/
  • Restauration sur place 
    •  Le Pain sur la planche » : plats chauds, grillades, tourtes etc…
    • « Mistembec » : restauration rapide (salades, soupes froides, sandwichs…).
  • Il faut compter 4 h de visite si on veut tout voir et rencontrer tous les corps de métier
  • Attention les ouvriers déjeunent entre 13h et 14h (le chantier reste ouvert néanmoins)
  • Chiens tenus en laisse admis
  • Borne pour voiture électrique sur le parking
  • Accès/coordonnées : A deux heures de route, au sud de Paris. Route départementale 955 89520 Treigny – FRANCE +33 3 86 45 66 66 guedelon@guedelon.fr    www.guedelon.fr

Que faire autour ?

  • Visiter le château de Saint-Fargeau (à 10 minutes du chantier) : sa ferme, son spectacle historique, la visite aux chandelles le soir…
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Sur les traces des peintres à Montmartre (75)

Notre parcours :

– Pique-nique en contrebas du Sacré-Cœur :

Le début de notre circuit démarre au square Louise-Michel, une halte parfaite pour pique-niquer avec une vue imprenable sur le Sacré-Cœur !

– La place du Tertre :

Du monde certes, mais un incontournable de Montmartre. Les artistes de toutes sortes se mêlent aux touristes au milieu de cette place mythique bordée de  restaurants. Il n’y a pas à dire, ici il y a de l’ambiance !

Nous n’avons pas pu résister au plaisir de voir Margaux et Chloé se faire croquer par cette sympathique peintre. Cela nous fait un bon souvenir de cette sortie!

– La maison de Dalida :

A quelques pas de l’agitée Place du Tertre, se situe une rue calme et sinueuse, la rue d’Orchampt. Un lieu émouvant quand on sait que ce fut la dernière demeure de Dalida de 1962 à 1987.

La maison de Dalida

Voici aussi une bonne occasion pour les plus jeunes de découvrir les grands tubes de la star. On a donc improvisé un petit blind test sur place. Darla dirladada , Paroles… Paroles… Salma Ya Salama, Laissez-moi danser…

11 bis rue d’Orchampt, Paris 75018.

– Les vignes et la Maison rose :

Face aux vignes de Montmartre, c’est certainement une des maisons les plus photographiées du quartier ! C’est ici que vécut le peintre Maurice Utrillo, fils de l’artiste Suzanne Valadon, une acrobate et modèle encouragée par Degas et Toulouse-Lautrec.

– Le Lapin agile :

Ce cabaret inauguré en 1880 et racheté en 1913 par Aristide Bruant a rassemblé pendant de longues années les artistes de la Butte Montmartre.

Juste en face la Maison Rose, au 22 rue des Saules,  métro Lamarck – Caulaincourt.

– La statue du Passe-muraille :

En descendant la rue Norvins, on est forcément intrigué par cet homme qui sort littéralement du mur ! Cette statue fut réalisée par Jean Marais en 1989, devant la maison de Marcel Aymé. Elle fait un clin d’œil au personnage de Dutilleul dans Le Passe-Muraille qui s’enrichit grâce au don de passer au travers des murs. Ceci donnera lieu à plusieurs péripéties rocambolesques dans le quartier de Montmartre !

– Le Moulin Blute-Fin:

Le moulin Blute-Fin

C’est le seul moulin à vent en état de marche de Montmartre. On aimait y déguster son petit pain de seigle avec un verre de muscat puis il devint le lieu d’un bal populaire où la polka puis le french-cancan furent des danses immortalisées par les peintres Renoir ou Toulouse-Lautrec. En contrebas du moulin, se situe le restaurant Le moulin de la Galette (83 rue Lepic) que la chanteuse Dalida appréciait beaucoup.

– Le shopping à Petit Pan :

Cette marque se résume essentiellement par ses couleurs vives et acidulées, ses imprimés à l’inspiration japonaise et la bonne humeur qu’ils véhiculent ! Qu’est-ce qu’on y trouve ? Du tissu au mètre, des coupons, de la mercerie mais aussi : de la déco (linge de maison, luminaires…), de la papeterie, des sacs, des cabas…Notre coup de cœur shopping dans le quartier !

10 bis Rue Yvonne Le Tac, 75018 Paris Tél : 01 42 23 63 78

-Le mur des Je t’aime :

Encore un petit lieu insolite ! En 1992, Frédéric Baron a décidé de collecter 311 façons de dire “je t’aime” dans près de 250 langues différentes. Aidé par la calligraphe Claire Kito, une surface de 40 m2 est recouverte avec 511 carreaux en lave émaillée.

 Accès : place des Abbesses, dans le square Jehan-Rictus (poète et ami de Paul Gauguin). Métro : Abbesses. Accès libre.         

L’avis des filles :

  • L’avis de Chloé : « j’ai trouvé que la sculpture du Passe-muraille était très originale, ce n’est pas le genre de chose qu’on voit souvent ! Et que les peintres de la place du Tertre peignaient chacun avec leur style mais aussi joliment les uns que les autres. »

  • L’avis de Margaux : « Montmartre donne l’impression d’être dans un village, très loin de Paris. La place du Tertre était très animée et typique ».

Que faire à proximité ?

Visiter le Musée de Montmartre:

Il retrace la vie artistique du quartier à la fin du XIXe siècle -début XXe siècle, ses cabarets, ses peintres… On y découvre notamment la reconstitution de l’atelier de Suzanne Valadon.

Ateliers pour les enfants le mercredi et le dimanche.

Ouvert tous les jours sauf le mardi. 12 rue Cortot, 75018 Paris. Tel 01 49 25 89 39

Reconstitution de l’atelier de Suzanne Valadon

– Visiter la basilique du Sacré Cœur

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Plongez dans le Moyen-âge et la peinture impressionniste le long du Loing (77)

– Bourron-Marlotte (classé « village de caractère », à 8 km de Fontainebleau) :

Comme Barbizon, le village  a séduit des centaines d’artistes. Quand Corot s’y installe vers 1830, de nombreux peintres installés à Barbizon lui rendent visite. Suivront Sézanne,  Pissarro, Sisley, Renoir… et plus tard des cinéastes comme Jean Renoir qui y vécut une vingtaine d’années.  Ils ont tous été séduits par la proximité de la forêt de Fontainebleau, sa lumière et son charme rustique. Emile Zola y écrivit L’Assommoir.

N’hésitez pas à rentrer dans la Mairie-musée qui contient des œuvres d’art témoignages de la richesse culturelle du village (plus de 400 œuvres aujourd’hui).

Il existe aussi un circuit « Sur les pas des artistes » pour découvrir leurs lieux de villégiature avec notamment des plaques explicatives sur les demeures les plus connues.

– Grez-sur-Loing (classé aussi « village de caractère », à 4 km de Bourron-Marlotte) :

On remarquera notamment :

  • Les ruines de la tour de Ganne. Elle fut construite en 1127 par Louis VI le Gros. D’illustres personnages passèrent par là comme Blanche de Castille, Philippe Le Bel, Jean Le Bon pendant la Guerre de Cent ans. D’autres par contre y moururent comme Louise de Savoie, la mère de François Ier, en 1531.
  • Son vieux pont de pierre, construit entre le XIIème et le XIVème siècle
  • Le spot : en contrebas du pont, il y a une belle étendue de pelouse parfaite pour pique-niquer à l’ombre et profiter du paysage apaisant de la rivière !

Moret-sur-Loing (à 13km de Grez-sur-Loing):

Cette ancienne place fortifiée du XIIe siècle fut construite pour défendre le domaine royal contre les Bourguignons. Sous le règne de Philippe-Auguste (1180-1215), on construit des fortifications. Elles comprenaient une enceinte ponctuée de 20 tours et un château.

La reine Blanche de Castille, son fils Saint-Louis, ou encore Napoléon Ier y séjournèrent. Henri IV (1589-1610) y vint à plusieurs reprises pour visiter sa maîtresse, Jacqueline de Bueil, qui résidait au donjon. Le surintendant des finances de Louis XIV Nicolas Fouquet y fut quant à lui, emprisonné !

Commentaires audio gratuits sur le site : https://www.msl-tourisme.fr/fr/decouvrir-moret-seine-loing/les-23-communes/moret-sur-loing.html

Porte de Samois

Que voir à Moret-sur-Loing ?

  • Les Portes de Samois et de Bourgogne : tour-porte du XIIe siècle de chaque côté de la rue Grande.
  • Le Musée du sucre d’orge : Ces confiseries étaient à l’origine, au XVIIe siècle, fabriquées par des religieuses et servaient de médicament pour soulager les maux de gorge (l’artiste Sarah Bernard reconnaissait prendre un berlingot avant d’entrer en scène pour s’éclaircir la voix). Elles cédèrent leur activité à la ville seulement en 1970. A l’intérieur du musée, un petit reportage vous retracera toute l’histoire de cette sucrerie. Quelques vitrines  le complètent avec différents objets emblématiques de la marque et de sa fabrication. La visite est à faire rien que pour le site qui surplombe la rivière qui est superbe !
  • Maison et tombe d’Alfred Sisley. Ce peintre anglais y passa toute la fin de sa vie. Il immortalisa la ville et sa région en 450 toiles. Quelle source d’inspiration !
  • Faire du canoë : Location «Apikopa» 06 21 09 37 50     Site web : www.apikopa.fr
  • Faire du vélo : Location de  vélos, VTT, vélos électriques, tandems : «Les Cyclos du Loing», 12, rue Eugène Moussoir, Tél. : 06 42 50 98 13 Site web : www.lescyclosduloing.fr
  • Faire un vol en montgolfière : «Seine & Loing Montgolfières» 47 avenue Jean Jaurès Tél : 01 60 70 80 85 / 06 74 75 31 06  Site web   www.montgolfieres-france.com ou: «France Montgolfières» Tél : 03 80 97 38 61 / Fax : 03 80 97 37 42 Site web   www.francemontgolfieres.com

L’avis de Chloé:

« J’ai trouvé que cette sortie nous changeait de notre environnement de la ville mais tout en étant assez proche de la maison. Les maisons en pierre et la rivière, c’est différent de chez nous ! Le musée du sucre d’orge était très « typique ». Allez-y, cela vous changera les idées ! »

Que faire à proximité?

le Tacot des lacs (au départ de Grez-sur-Loing) : Une balade en train de 40 minutes en pleine nature, au cœur de la forêt de Fontainebleau suivie d’une visite commentée du dépôt des locomotives de 40 minutes. Tarifs individuels    Moins de 3 ans:0€    De 3 à 11 ans:6,00€    Plus de 11 ans et adultes:8,50€ Important: Pas de carte bleue. 01 64 28 67 67.

Se promener dans la forêt de Fontainebleau

Visiter le château de Fontainebleau

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Jouer aux chevaliers au château de Blandy-les-Tours (77)

Le zoom historique :

Ce sont des compagnons d’armes du roi Philippe Auguste à la bataille de Bouvines de 1214 qui seraient à l’origine de la construction de la première enceinte. Au XIVe siècle, le château prend le visage du château-fort tel qu’on peut le voir aujourd’hui. On renforce ses défenses avec une porte fortifiée avec pont-levis et un nouveau donjon voit le jour. Ça y est, Blandy est à la fois un lieu de défense mais aussi un lieu de résidence pour le seigneur ! On améliore aussi les conditions de vie, en installant notamment des latrines et des cheminées.

Le donjon : cette tour maîtresse culmine à 30 m de haut. Sa herse en bois date de 600 ans, une des plus vieilles de France ! Elle comporte 6  niveaux avec cheminée. N’oubliez pas d’emprunter le chemin de ronde au 4e étage !  A faire absolument, pour bénéficier de la vue superbe sur le village et les alentours !

Au XVIIIe siècle, le château est intégré au domaine de Vaux-le-Vicomte et transformé en ferme. Il subit alors de nombreuses transformations pour s’adapter à son nouvel usage agricole : arasement des toitures,  comblement des fossés, de nombreux bâtiments furent même détruits. Il est finalement acquis par la commune en 1883 et devient bientôt classé aux Monuments historiques. Mais le château est en triste état et beaucoup de travaux sont à prévoir. En 1992, il est racheté pour 1 franc symbolique par le département de Seine-et-Marne qui lance de grands travaux pour permettre son ouverture aux visiteurs en 2007.

L’avis de Margaux :

« J’ai trouvé le château très beau. J’ai appris plein de choses lors de la visite guidée et apprécié que la guide nous fasse participer !  Le chemin de ronde, c’est amusant à faire et en plus la vue d’en haut est très belle ! »

Le coin lecture :

Pour compléter la visite, les enfants pourront lire la BD Les tours de Blandy de Christophe Carmona qui fait voyager son héroïne Aline et son ami Gauthier à travers les différentes époques de la construction du château. Disponible à la boutique du château (10 euros).

Le donjon, lieu de résidence du seigneur

Infos pratiques :

Horaires d’ouverture : Tous les jours sauf le mardi.

Du 1er avril au 31 octobre : de 10h00 à 18h00 sans interruption.

Du 1er novembre au 31 mars : De 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h00. Le château est fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

Coordonnées : Château de Blandy-les-Tours, Place des Tours, 77115 Blandy-les-Tours
Tél. : 01 60 59 17 80                       chateaudeblandy@departement77.fr

La visite : Il existe des visites audioguidées  téléchargeables. Pour la version enfants, cliquez sur le lien http://www.chateau-blandy.fr/le-chateau-version-enfants

Sinon, vous pouvez aussi faire une visite libre (on peut acheter un  livret enfant à l’accueil au tarif de 1 euro), ou une visite guidée. Il existe une formule « famille » d’une durée d’1 h. Tel au  01 60 59 17 80 pour connaître les jours et horaires.

Tarifs : Plein tarif : 7 €, tarif réduit : 5 € (de 18 à 25 ans, plus de 65 ans, groupe de min. 10 personnes), gratuit : jusqu’à 17 ans inclus, étudiants jusqu’à 25 ans inclus, personnes en recherche d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux, personnes en situation de handicap et un accompagnateur.

Que faire à proximité ?

– Village  de Blandy-les-Tours, classé « village de caractère », typique de la campagne briarde

– Château de Vaux-le-Vicomte (à 6 km, 6 min de voiture de Blandy)