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Découvrir de nouvelles techniques artistiques à La Maison des Arts d’Antony (92)

Un peu d’histoire :

La Maison des Arts est située dans l’ancienne propriété Bourdeau. Au milieu de ce parc romantique situé au cœur de la ville se dresse une belle demeure construite sous Napoléon III. Elle est acquise en 1894 par madame de Livio, veuve d’un ancien consul de France. Leur fils Auguste de Livio, diplomate, ministre plénipotentiaire, conserve la propriété jusqu’à sa mort en 1931. Charles Bourdeau, gendre du diplomate, qui habite Antony, en hérite. Elle devient propriété communale en 1967. Occupée par la bibliothèque municipale pendant plus de vingt ans, elle est rénovée à partir de 1991. Aujourd’hui, la propriété abrite la Maison des arts et l’Atelier-Musée du pays d’Antony.

Cette demeure classée aux Monuments historiques est agrémentée d’un parc ombragé, où l’on admirera des arbres centenaires remarquables comme les tilleuls argentés et les séquoias géants.

Expositions temporaires :

La maison des arts est un lieu culturel qui a pour vocation la sensibilisation du public aux arts plastiques lors d’expositions variées (peinture, dessin, sculpture, gravure, photo). La démarche est de sensibiliser à l’art contemporain.

Les salles d’exposition couvrent trois niveaux de 120 m2 chacun. Un second bâtiment de 130 m2, le « Jardin d’hiver », accueille des conférences et des vernissages.

Pour les kids :

  • Mercredis Lecture en partenariat avec la bibliothèque municipale
  • Spectacles (de musique, de danse…).
  • Ateliers pratiques certains mercredis précédés d’une visite guidée (2 h en tout)
  • Livret-jeux disponible à l’entrée gratuitement

L’Atelier-musée du pays d’Antony :

L’Atelier-Musée du Pays d’Antony est une association créée en 1990. Elle a pour but de rechercher, préserver, restaurer et faire connaitre le patrimoine et les traditions d’Antony et des communes voisines. Au sous-sol de la Maison des arts, on peut découvrir un petit espace qui relate l’histoire du Pays d’Antony, son urbanisme, ses traditions, ses habitants et leurs métiers, ses richesses patrimoniales. On peut ainsi découvrir une reconstitution de l’atelier du bourrelier Charles Goudet, installé à Antony de 1903 à 1923, avenue de la division Leclerc qui était un grand lieu de passage des cavaliers, des chariots et des diligences.

Reconstitution de l’atelier de Charles Goudet

L’avis des filles :

  • Chloé : la maison des arts, je trouve ça très sympa. La visite de l’exposition n’est pas très longue et permet de trouver de l’inspiration et de découvrir d’autres arts que l’on ne connaissait pas. Pendant l’atelier, on teste des choses, on se met dans la peau du métier et après on ramène notre création chez nous. Récemment, nous avons visité l’expo « A polis et à plumes ». Broder avec ses cheveux, j’ai trouvé cela très intelligent. Les plumes, c’est TRES joli.  On peut faire des décors de végétation, des animaux… Les thèmes sont toujours très différents ».
  • Margaux : L’exposition « A poils et à plumes » porte sur un thème très original et passionnant ! Ce n’était pas du tout ennuyeux, les œuvres étaient très belles et j’ai adoré l’idée du recyclage ! Encore une fois, l’atelier était très réussi et j’ai été très enthousiasmée par le résultat ! »

Que faire autour ?

  • Se détendre dans le parc Bourdeau (jeux pour enfants)
  • Prendre un goûter à Ocean Tree canadian coffee and store, avec des cookies au mapple sirup, entrée au bout du parc Allée Louise, 28 rue Auguste Mounié)
  • Acheter un livre sympa à La Passerelle (face au marché).

Infos pratiques :

Maison des Arts 20 rue Velpeau, Parc Bourdeau, 92160 ANTONY   RER B, station « Antony »     www.ville-antony.fr     Tel : 01-40-96-31-50

Ouverture :

Samedi et dimanche 14h00 à 19h00

Mardi à vendredi de 12h00 à 19h00

Tarifs : gratuit

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Visiter un musée « qui change votre regard sur la banlieue » (Fresnes, 94)

Cet écomusée créé en 1979 s’intéresse aux thèmes de la vie quotidienne sous l’angle des populations locales. Il travaille ainsi en étroite collaboration avec les habitants du Val-de-Bièvre en collectant leurs témoignages et parfois des objets afin de proposer des expositions au plus près des gens. Les thèmes sont aussi variés que l’urbanisation, la télévision, le travail, la condition féminine…

La ferme de Cottinville

L’exposition « la ville en partage »

Elle aborde la question des nouvelles formes d’implication citoyenne dans la fabrique de la ville, comment les habitants, les élus et les experts (architectes, urbanistes, des paysagistes…) coopèrent et confrontent leurs points de vue.

Des maquettes, des plans, des vidéos, des photographies présentent de manière très concrète différents projets du territoire du Grand-Orly-Seine-Bièvre. Par exemple, l’évolution du site d’Ivry-sur-Seine où une centrale thermique à charbon était en service depuis les années 1960. Le lieu géré par EDF a fermé en 2015 et, en attendant la construction de l’une des gares du Grand Paris Express, a vu s’implanter un projet artistique de 2018 à 2020.

Pour les kids :

 Pendant les vacances de Toussaint une chasse au trésor est proposée aux enfants de 7 à 12 ans (jusqu’au 7 novembre 2022). Un livret-jeu est distribué à l’entrée et c’est parti pour une découverte ludique de l’expo ! Un petit cadeau sera même donné à ceux qui réussiront à ouvrir le coffre ! Réservation obligatoire et gratuite sur exploreparis.com Durée de l’activité : entre ¾ d’heure et 1heure.

Expo « la ville en partage » jusqu’au 6 mars 2022

L’avis des filles :

  • Chloé : « La chasse au trésor était une bonne idée car il y avait des jeux à faire et on apprenait des choses en même temps. Chaque épreuve portait sur une ville avec un nouveau projet. Les jeux du livret étaient bien faits car ils étaient tous différents. J’ai trouvé très intéressant de construire sa propre ville car on peut ainsi se mettre à la place des habitants. Le cadeau était très bien ! »
  • Margaux : « C’était original de faire une chasse au trésor dans un musée. Le thème permettait d’« arpenter » des villes à côté de chez nous. A chaque îlot, on découvrait un nouveau quartier et des petits jeux associés. L’idée de construire sa propre ville était intéressante. Il y a même des coloriages pour les plus jeunes ! »

Infos pratiques :

  • Ouverture :

Mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Mardi, jeudi, vendredi, dimanche et jours fériés de 14h à 18h.

Ouvert les jours fériés sauf les 1er janvier, 1er mai, 25 décembre.
Fermeture annuelle en août.

  • Tarifs : entrée gratuite.
  • Accès :

Ecomusée du Val-de-Bièvre   Ferme de Cottinville    41, rue Maurice Ténine – 94260 Fresnes

Tel: 01-41-24-32-24

RER B arrêt Croix de Berny : TVM arrêt Montjean

RER B arrêt Antony : bus 286 arrêt Mairie de Fresnes

M° Porte d’Orléans : bus 187 arrêt Mairie de Fresnes

Porte d’Italie : bus 184 arrêt Mairie de Fresnes

Que faire autour ?

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Assister au lever de Louis XIV au château de Versailles (78)

Difficile quand on décide de visiter le château de Versailles de choisir la meilleure option tellement le site est vaste. Il vous faudra de toute façon revenir pour bénéficier des autres atouts du lieu.

Pour une première, la visite des grands appartements est néanmoins un grand classique. Car quand on pense à Versailles, on pense forcément à Louis XIV et à la Galerie des Glaces. Cette option vous permettra en effet de pénétrer dans les pièces incontournables fréquentées par le Roi Soleil et de rêver pendant 1h30.

La visite :

Les grands appartements sont des pièces qui servaient surtout lors des fêtes, des réceptions et des banquets. Le fil directeur de la décoration est celui des planètes et de la mythologie gréco-romaine où marbre, bronze, or, stucs, brocarts, taffetas, damas et velours mettent en valeur les statues et les portraits de famille afin de glorifier le roi Soleil.

En hiver, trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le jeudi, de 18h 00 à 22h00 avaient lieu les « Soirées d’appartements ». Chaque salle avait alors une fonction particulière :

  • Salon d’Hercule : il a servi autrefois de salle de bal. Mais il est surtout connu pour son immense plafond, de 480m2 (l’un des plus grands du monde) qui représente Hercule montant vers l’Olympe où Jupiter et Junon lui présentent sa future épouse, Hébé. Sur tout un mur, on peut aussi admirer le tableau Repas chez Simon peint en 1570 par Véronèse. Il fut offert par Venise pour remercier Louis XIV de l’avoir aidée contre les Turcs.
Repas Chez Simon, Véronèse, 1570
  • Salon de Vénus : c’est l’entrée principale du Grand Appartement, surnommée la « pièce de marbre ». C’est ici qu’était servie la collation, composée de confitures et de fruits lors des soirs d’appartement.  Statue de Louis XIV en empereur romain par Jean Warin. 
  • Salon de Diane : Louis XIV aimait beaucoup y jouer du billard tout en étant applaudi par les femmes de la cour.
  • Salon de Mars : c’est le début du Grand appartement. On y voit notamment les portraits de Louis XV et de son épouse.
  • Salon de Mercure : Il s’agit de la pièce où la famille royale jouait aux cartes et aux jeux de hasard. Mais c’est aussi ici que le petit-fils de Louis XIV dormit trois semaines avant de partir en Espagne pour y devenir roi et où la dépouille de Louis XIV fut placée en septembre 1715.
  • Salon d’Apollon :  il devient la salle du trône à partir de 1682. Le trône d’origine, en argent, mesurait 2,60 m de haut ! Il fut fondu et remplacé par un trône en bois. Quand le roi recevait en séance extraordinaire, le trône était déplacé dans la Galerie des Glaces.
  • Salon de la Guerre : le roi y tenait conseil. Tout le décor est à la gloire du Roi victorieux. Médaillon « Louis XIV victorieux et couronné par la gloire » par Coysevox

La Galerie des Glaces: elle est une commande de 1678 passée à Jules Hardouin-Mansart pour passer à l’abri entre les appartements du Roi et de la Reine. Contrairement à ce que l’on pourrait croire aujourd’hui, le lieu était accessible à tous, à condition de porter l’épée (que l’on pouvait louer aux grilles du château).  C’est à l’époque le lieu idéal pour les fêtes, les mariages, les réceptions d’ambassadeurs…   Elle demeure aujourd’hui un haut lieu de la diplomatie puisque les chefs d’Etas étrangers y sont souvent invités.

La Chambre du roi: c’est là qu’il dort à partir de 1701 et qu’il meurt en 1715. Elle est connue pour être un haut lieu de l’étiquette. Le roi se levait vers 8h30. Le premier médecin et le premier chirurgien l’auscultaient puis les membres de sa famille et quelques courtisans privilégiés assistaient au « Petit Lever » : le roi se levait, mettait sa robe de chambre et choisissait sa perruque. Puis le roi déjeunait et s’habillait, c’était le « Grand lever » auquel assistaient une centaine de courtisans ! Le lit était en hauteur pour se protéger d’animaux comme les chats, les chiens et les rats… Les rideaux étaient très utiles pour se protéger du froid.

La chambre du roi

Infos pratiques :

  • Localisation/accès : Place d’armes, 78000 Versailles. Tel : 01-30-83-78-00

RER C station « Versailles Château-rive gauche » puis il y a 10 minutes à pied pour se rendre au château. Parking payant sur la Place d’armes.

Autres visites spéciales enfants (10 euros en plus du droit d’entrée, 1h30) sur  le site : https://www.chateauversailles.fr/preparer-ma-visite/billets-tarifs?visite-tid=6

En complément :

  • Prenez un goûter dans le château au salon de thé Angelina
  • Fouinez dans le magasin de jouets La palette de Jeux (17 rue des 2 portes): une vraie caverne d’Ali Baba dans une adorable boutique!

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Déambuler dans un « jardin d’eau » à Courances (91)

Dans ce domaine de 35 hectares de jardins, vous découvrirez des arbres bicentenaires, de nombreuses pièces d’eau et un joli jardin japonais.

Le parc :

Le nom de Courances tient de l’expression « eaux courantes ». Avec son cours d’eau- l’Ecole-, ses 14 sources et ses 17 pièces d’eau, l’endroit porte bien son nom ! En effet, l’eau est partout dans ce beau domaine : elle est crachée par des « Gueulards », elle coule autour de la Baigneuse, elle fait se refléter le château sur son Miroir… Le lieu était déjà renommé sous le roi Louis XIII qui faisait venir son eau de table d’une fontaine qui se situe dans le parc.

Il mérite donc bien son label « Jardin Remarquable », lui qui allie à la fois le « jardin d’eau de la Renaissance », le jardin à la française du XVIIe siècle avec des lignes rectilignes et géométriques et le jardin japonais.

Quelques incontournables de la promenade :

  • Le Miroir : cette création du XVIIIe siècle contient presque 1 hectare d’eau ! Des algues et des lentilles d’eau prolifèrent pour le plus grand régal de carpes végétariennes importées de Mongolie !

Le MIroir
  • Le Gros platane : labellisé « arbre remarquable » en 2015. Il est surnommé Samuel, en témoignage du propriétaire qui est l’origine de la rénovation du château en 1872, Samuel de Haber. Il fut planté en 1782, en même temps que les platanes de l’Allée d’honneur !
  • Le grand canal :  avec ses 463 mètres de longueur, pas étonnant que le roi Henri IV s’en inspira pour créer celui de Fontainebleau !
  • Le jardin japonais : il est petit mais magnifique et demande beaucoup de travail. Mis à part la tonte de sa pelouse, tout le travail se fait à la main.​​
Le Jardin japonais

En complément :

  • Visitez l’intérieur du château : le Baron Samuel de Haber, riche banquier suisse, l’a racheté en 1872 alors que le bâtiment avait été laissé à l’abandon pendant une quarantaine d’années. Il entreprend alors d’importants travaux de rénovation, rajoutant l’escalier en fer à cheval inspiré du château de Fontainebleau ainsi que la brique rouge en façade. Aujourd’hui, le château est encore privé, et il abrite quatre générations de la famille Ganay. Les visites guidées du château ont lieu toutes les heures à 14h30, 15h30, 16h30 et 17h30 (sauf en juillet et août).
  • Faites une pause goûter à la Foulerie, une bâtisse où l’on foulait le chanvre au XVIIe siècle. Le lieu est romantique et champêtre. Savourez un chocolat chaud et une part d’une délicieuse pâtisserie à la chaleur du poêle. De 14h00 à 18h30 le week-end, durant la saison d’ouverture du parc.

Pour les enfants :

  • Vous trouverez quelques jeux pour enfants dans le parc : balançoires, trapèze, corde…

L’avis des filles :

Chloé : « La sortie était très intéressante, le jardin était très beau et il y avait beaucoup d’eau. L’arbre Samuel était immense ! On peut marcher sur toutes les pelouses. A l’automne, c’est la saison des marrons, j’en ai ramassé plein ! On peut voir beaucoup d’oiseaux car il y a aussi beaucoup de forêts. »

Margaux : « C’est amusant de tomber sur des moutons au milieu du parc et quelques jeux pour se défouler. Le salon de thé est chaleureux et le fondant au chocolat délicieux ! ».

Infos pratiques :

Tél : +33 (0)1 64 98 07 36  www.domainedecourances.com

  • Ouverture : weekends et jours fériés du 3 avril au 1er novembre 2021 de 14h à 18h
  • Tarifs :

Visite du parc : Plein Tarif : 9 €, Tarif réduit (de 7 ans à 18 ans, plus de 65 ans) : 7 €,

Visite du parc + visite guidée du château : Plein Tarif : 12 €, Tarif réduit : 10 €

Gratuit pour les Courançois, les moins de 7 ans, ainsi que pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur.

Que faire autour ?

  • Passer par la boutique du domaine (adresse : rue du moulin, près de la place de la mairie) qui vend des légumes produits dans le potager du château certifié bio depuis 2015.
  • Visiter la maison de Claude François dans le village d’à côté : 32 rue du Moulin, 91490 Dannemois.
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Se faire peur dans les Catacombes de Paris

L’histoire des catacombes de Paris :

Sous l’actuelle place Denfert-Rochereau, on extrayait du calcaire dit « Lutétien ». Il fut exploité de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle. Cette pierre a notamment servi à la construction des arènes de Lutèce, des thermes de Cluny ou encore de Notre-Dame de Paris. A la fin du Moyen-âge, l’extraction de la pierre devient souterraine. En 1777, sous le règne de Louis XVI, à la suite de plusieurs effondrements, les carrières sous Paris sont interdites et un service spécial, chargé de leur surveillance, est créé.

Le cimetière des Innocents dans l’actuel quartier des Halles, accueillait depuis le Moyen-âge la majorité des Parisiens. Mais au XVIIIe siècle, il devient saturé et entraîne des accidents sanitaires. En 1785, le conseil d’Etat du roi ordonne sa suppression.

Les autorités parisiennes décident alors d’un projet innovant : l’aménagement d’un ossuaire sous-terrain sous la plaine de Montrouge, dans les anciennes carrières de la Tombe-Issoire. Les premières évacuations ont lieu de 1785 à 1787. Le site est consacré « Ossuaire municipal de Paris » le 7 avril 1786 et s’approprie dès ce moment le terme mythique de « Catacombes », en référence aux catacombes de Rome.

Pendant la révolution française, les catacombes ont provisoirement servi de morgue pour les corps des personnes tuées lors des affrontements. À partir de 1809, les Catacombes deviennent accessibles au public.  Les transferts se poursuivent après la Révolution jusqu’en 1814 et reprennent de nouveau en 1840 lors des travaux d’urbanisme de Louis-Philippe et lors des chantiers haussmanniens de 1859 à 1860.

Les catacombes ont connu d’illustres visiteurs : le comte d’Artois (futur Charles X) en 1787, l’empereur d’Autriche François Ier en 1814, Napoléon III y descend avec son fils en 1860.

La visite :

L’accès aux galeries se fait en empruntant un escalier de 130 marches qui descend à 20 mètres de profondeur. Des couloirs longs et étroits suivent le tracé des rues (des plaques indiquent leur nom). Au bout de plusieurs de minutes de marche, on arrive enfin devant la fameuse expression de Virgile « Arrête, c’est ici l’empire de la mort ! ».

Dans les premiers temps, les ossements ont été jetés pêle-mêle par un ancien puits puis à partir de 1810, le lieu fut aménagé. Les os furent alors disposés de manière décorative avec des crânes et des tibias en façade -les os restants sont cachés derrière. Différentes plaques mentionnant des sentences ou des réflexions sur la fragilité de la vie humaine jalonnent le parcours.

La visite dure environ ¾ d’heure (davantage si vous louez un audioguide). Attention, il est difficile d’accès pour les poussettes et les fauteuils roulants. En bas, il fait frais (14°C) et humide, n’oubliez pas votre petite laine ! Le plus simple est d’opter pour des baskets.

Pensez à réserver à l’avance, le site est souvent plein, du moins le week-end.

L’avis des filles :

  • Margaux : « C’était une sortie très originale!
  • Chloé: « J’ai trouvé que ça faisait un peu peur mais il y a de la lumière donc cela rassure. Il y avait des messages assez effrayants… »

Infos pratiques:

  • Tarifs : Billets achetés en avance : Tarif plein : 29€ (audioguide inclus), Tarif réduit : 27€ (audioguide inclus), Tarif unique enfant (4 à 17 ans) : 5€t. Billets achetés sur place (attention, c’est souvent complet) ou en ligne le jour même : Tarif plein sans audioguide : 14€, Tarif enfant (- de 18 ans) : gratuit, audioguide en option : 5€ .
  • Accès : 1, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy (place Denfert-Rochereau) 
    75014 Paris. RER B, Métro 4 et 6 , bus 38 et 68 (arrêt Denfert-Rochereau), Parc de stationnement payant : 83 bd Saint-Jacques 75014 Paris
  • Horaires :

Du mardi au dimanche de 9h45 à 20h30, fermeture des caisses à 19h30. Les Catacombes sont ouvertes les 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 11 novembre. Fermeture les lundis et certains jours fériés : 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

Que faire à proximité ?

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Balade au XVIIIe siècle au château de Gillevoisin (91)

Retour sur cette belle immersion dans le siècle des Lumières lors d’une journée exceptionnelle, le 26 septembre 2021 organisée dans le cadre du festival « Entre Juine et Renarde au fil de son histoire ».

Zoom historique sur le château :

La mention la plus ancienne du château date de 1479.  La légende raconte que du balcon du 1er étage, Henri IV, en route pour la conquête de Paris, guetta la venue de Gabrielle d’Estrées.  Jules Armand Stanislas Dufaure, ministre de la justice et président du Conseil en 1870 et 1871, y habita avec sa famille. Ils y séjournaient au printemps et en automne, y organisaient de grandes réceptions et des parties de chasse. A la mi XXe siècle, le château est vendu à un centre médico-éducatif pour des jeunes en situation de handicap qui y reçoivent un enseignement professionnel.

Les animations du 26 septembre 2021:

  • Dès l’arrivée, nous avons été étonnés de découvrir une ferme orientale sous une tente khaïma. Nous avons pu discuter avec les mazaries (fermiers) et caresser leurs adorables chèvres.
  • Les ateliers de la vie quotidienne : à l’atelier de calligraphie, nous avons testé le calame et le cachet de cire. Plus loin, nous avons observé la fabrication de papier et la bourrellerie.
  • Un stand de jeux d’autrefois était installé. A nous échasses, billard hollandais et table à glisser !
  • L’association Saor Alba nous a replongés dans les Highlands du XVIIIe siècle, en pleine révolte jacobine, alors soutenue par la France. L’occasion de découvrir le tir au mousquet (attention aux oreilles !).
Un petit air d’Ecosse
  • Il y avait aussi de la jonglerie avec un artiste très drôle qui savait aussi bien manier les balles, les massues et excellait en diabolo !
L’accrovoile
  • Le mât d’escalade (« Accrovoile ») : Alors que ce sont d’habitude les marins chevronnés qui se hissent en haut de ces mâts, les enfants (et les adultes) ont pu escalader ici un mât de 8 mètres de haut, comme au temps des Grandes découvertes ! Cette animation d’escalade maritime est inspirée des vaisseaux du XVIIIe siècle et des clippers du XIXe siècle.

Le tout au son de la musique d’époque et en compagnie de personnages en costumes reconstituant vie sociale du XVIIIe siècle.

L’avis des filles :

  • Chloé : «J’ai trouvé que le domaine était très beau. Il y avait beaucoup d’animations et les gens étaient déguisés donc on se croyait vraiment au XVIIIe siècle ; il y avait tout aussi bien les paysans que les nobles. Les animations s’enchainaient toutes donc on pouvait profiter de tout et ne rien rater. J’ai adoré l’atelier calligraphie. J’ai découvert un outil, le calame mais le clou de l’atelier c’était le cachet de cire ! Enfin, j’ai beaucoup aimé le mât de bateau qui était une activité très originale cela donnait un peu le vertige mais quand on sautait, c’était trop drôle ! »
  • Margaux : « Il y avait plusieurs activités par exemple, les jeux en bois. Le mât était une activité très originale ! Le spectacle était un mélange d’art du cirque et de spectacle comique. Les saltimbanques étaient très drôles ! »

Infos pratiques :

  • Château de Gillevoisin, 91510 Janville-sur-Juine

Que faire en complément ?

  • Découvrir les ânes :  Rev’Anion.  Cette association propose des balades à pied et à pas d’âne dans le domaine de Gillevoisin, à Lardy mais aussi des bivouacs en Essonne, des sorties à thème… Infos et réservation : réservation au 06 70 06 90 11.  https://revanion.jimdofree.com/
  • Se promener au domaine de Chamarande : parc classé « jardin remarquable », lieu d’exposition. On peut y faire des tours en barque de juin à septembre) : 5 € par barque (4 personnes). Entrée gratuite, RER C station « Chamarande » à 200 m de l’entrée du parc.  Domaine départemental de Chamarande. 38 rue du Commandant Arnoux. 91730 Chamarande. Tel : 01-60-82-52-01
  • Dormir dans les arbres : aux Cabanes de la Tour à Janville-sur-Juine 91510
  • Visiter le Musée volant de l‘aviation à Cerny

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Se perdre dans l’expo street art « L’Essentiel »

Le concept :

Le décor : un ancien bâtiment de la Poste datant de 1965… Ce lieu désaffecté a connu plusieurs vies : il fut occupé par le passé par un centre de tri postal, un bureau de poste et même récemment par un centre d’hébergement d’urgence pour des femmes isolées et leurs enfants ! Bientôt reconverti en logements sociaux, il a été confié il y a quelques mois à l’association Art Azoï pour un sacré défi : se réapproprier les lieux juste le temps d’un été à la sauce street art. Un beau terrain de jeux de 2000 m2 pour 43 artistes ! Le nom de ce groupe n’a pas été trouvé au hasard …. Il fait référence au statut de « non essentiel » des artistes lors de ces derniers mois de pandémie. Les amateurs d’art urbain vont être servis : graffitis, collages, lettrages, créations optiques ou sculptures au programme ! Une belle expérience collective d’art éphémère !

L’art de représenter le rebond d’un ballon…

La visite :

Chaque heure, un petit groupe de 19 privilégiés pénètre dans le labyrinthe… On déambule dans cet immense dédale en compagnie d’une guide qui présente rapidement les œuvres (et il y en a beaucoup) mais on peut aussi s’écarter du groupe pour tout découvrir de façon plus autonome (ce qui est assez fun pour les enfants).

Voici quelques-uns de nos coups de cœur :

  • Fuzi est un illustrateur, graffeur, tatoueur parisien.  « The Pool » est une œuvre acrylique et spray aérosol
  • « L’envers du décor » de Psyckoze, un artiste français qui laisse son empreinte sur les murs du monde entier depuis 1984, notamment dans les carrières souterraines de Paris.  
  •  « Palimpseste » de Madame. Elle utilise différents matériaux comme le papier, le bois, le métal, le tissu pour les faire parler.  En mélangeant texte et images, elle appose ensuite de grandes affiches dans la rue.
Palimpseste » de Madame
  • Les œuvres de Berthet One, auteur de bandes dessinées français.
  • Coup de cœur des filles : « Fire Flower » de Stéphane Parain (bois, grillage, ouate, led)   Cet artiste parisien s’inspire de la sculpture classique, des décors de théâtre et de l’art urbain.
« Fire flower » de Stéphane Parain
  • Jean-Charles de Castelbajac :(« L’essence-ciel »), célèbre styliste, designer, directeur artistique de la marque Benetton.
JC de Castelbajac

L’avis des filles :

Chloé : « J’ai trouvé que de présenter des œuvres d’art dans un autre endroit que dans un musée, c’était très original. C’était fait avec plein de matériaux : du fil, du coton, des lampes, des photos, de la peinture… A chaque fois que l’on rentrait dans une pièce, on voyait une œuvre d’art différente, une par pièce. En plus, il y en avait au plafond, sur les murs, sur le sol, accrochées. Ce qui était étrange c’est que même quand c’était peint, on voyait le côté abandonné du lieu, cela donnait un air mystérieux ».

Margaux : C’était une sortie très colorée, les œuvres étaient très différentes et il y avait beaucoup d’espace! J’ai particulièrement aimé l’œuvre qui représentait un ballon en mouvement car le mouvement est difficile à représenter. Quant à la création Fire flower , elle était très surprenante! ».

Infos pratiques :

Horaires : Du 1er juillet au 29 aout 2021, Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00

Adresse : 11 square Alban Satragne 75010 Paris. Métro : Gare de l’est.

Tarifs : Gratuit sur réservation sur le site officiel : lessentielparis.fr

Le bon plan : si vous n’avez pas eu de place sur internet, vous pouvez vous hasarder à venir 10 minutes avant l’ouverture. Parfois certaines personnes ont réservé mais ne viennent pas. Ça vous laisse un petit espoir, car cette exposition est prise d’assaut !

Que faire à proximité?

Testez le concept du café céramique à La Papoterie (à 32 stations de métro de l’expo). Pour plus d’infos, lisez notre article: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/#:~:text=%E2%80%93%202019%20%3A%20un%20passionn%C3%A9%20d’,%E2%80%93%203%20salles%20!

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Fabriquer sa médaille à la Monnaie de Paris (75)

La Monnaie de Paris est la plus ancienne usine de la capitale. Elle est installée sur le quai Conti depuis 1775 ! C’est ici que plus de 150 artisans fabriquent des pièces, des médailles, des objets d’art (plus de 300 000 objets par an !) mais pas les pièces de notre porte-monnaie qui elles sont fabriquées en Gironde.

Le musée :

Lors de la visite, on peut voir à travers des vitres différents corps de métiers et des artisans en train de travailler : le fondeur, le ciseleur, le graveur, l’émailleur etc…  On entre ensuite dans un espace sombre, comme dans une mine, pour mieux observer les différents minerais qui constituent nos pièces, notamment l’or, le cuivre, l’étain ou le nickel. Un peu plus loin, une grande salle présente l’évolution des techniques de frappe. On a pu tester la frappe au marteau qui était en place jusqu’au XVIe siècle. Le balancier puis la presse (à levier, à vapeur ou électronique aujourd’hui) remplacent peu à peu cette technique permettant une production plus régulière et plus importante.

Atelier Fabrique ta médaille !

Après une rapide visite du musée, place à la pratique pour reproduire les gestes du professionnel : dessin, estampage, gravure… On commence par crayonner sur du papier calque puis on reproduit l’image sur de la cire et enfin on place de la pâte à modeler sur celle-ci pour reproduire l’effet de la médaille. On repart avec son œuvre dans un bel écrin de la Monnaie de Paris, un beau souvenir et une belle expérience en famille !

A partir de 7 ans. Durée : 2 heures (½ de visite et 1h30 d’atelier). Tarif : 12€ par personne (incluant la visite du musée). A réserver en ligne sur le site : https://www.monnaiedeparis.fr/fr/activites-et-visites/activite-fabrique-ta-medaille

L’avis des filles :

Margaux :

« La visite était intéressante et ludique car on pouvait manipuler à certains endroits. L’atelier était très bien ! »

Chloé :

« Tous les jours, on voit des pièces de monnaie sans savoir d’où elles viennent. Dans ce musée, on découvre leurs matériaux et leur fabrication. J’ai aussi appris qu’on créait des médailles au même endroit. Le musée est magnifique, bien fait. J’aurais aimé que la visite dure plus longtemps. Grâce à l’atelier et aux différents outils mis à notre disposition, j’ai découvert la difficulté du métier et les différentes techniques de l’artisan. C’est amusant de repartir avec notre propre médaille et cela complète bien la visite ! »

Infos pratiques :

Adresse : 11 quai Conti 75006. Tél : 01 40 46 56 66

Boutique Monnaie de Paris : 2bis, rue Guénégaud, 75006 PARIS

Accès : MÉTRO : Pont Neuf (ligne 7), Odéon (ligne 4 et 10), Saint-Michel (ligne 4)

RER : Châtelet (RER A et B), Saint-Michel Notre-Dame (RER B et C).

BATOBUS : station Pont des Arts

  • En voiture : Parcs de stationnement aux environs :
    • Parking Harlay Pont Neuf : quai des Orfèvres, 75001 PARIS
    • Zenpark Saint-Michel : 4, rue des Grands Augustins, 75006 PARIS
    • Parking Mazarine : 27, rue Mazarine, 75006 PARIS
    • Parking Q-Park Rivoli Pont Neuf : 2, rue Boucher, 75001 PARIS

Horaires d’ouverture du musée: du mardi au dimanche de 11h à 18h. Nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h. 

Horaires d’ouverture de la boutique : du mardi au dimanche de 11h à 19h. Nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h.

Tarifs :

Tarif Plein : 12€, Tarif jeunes -26 ans: gratuit,  Premier dimanche du mois : gratuit

En complément :

  • Faites un tour à la boutique, en ce moment, il y a plein d’objets dérivés Harry Potter !
  • Flanez le long des quais pour fouiller dans les stands des bouquinistes
  • Prenez le goûter sous le pont Neuf et profitez du spectacle des bateaux sur la Seine
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Le top du street art à l’exposition « The world of Banksy » (75)

L’exposition immersive « Le monde de Banksy », ce street artiste mondialement connu, revient à Paris avec 100 œuvres réparties sur 1000 m2 !

Qui est Banksy ? Ou du moins, ce que l’on croit savoir sur lui…

C’est en Angleterre, dans les années 1990 que l’on commence à voir se multiplier des pochoirs  satiriques qui mêlent souvent poésie, humour noir et politique dans les rues de Bristol ou de Londres. Cette technique lui permet d’aller vite et d’éviter ainsi d’être pris en flagrant délit. En effet, on ne sait toujours pas quelle est son identité ce qui suscite de nombreuses spéculations.

L’expo :

L’expérience débute en sous-sol par l’œuvre la plus connue de Banksy : «Girl with Balloon» (« Petite fille au ballon »). Ce pochoir en noir et blanc, excepté le ballon en forme de cœur peint en rouge, apparaît en 2002, à Londres. Une reproduction a été mise aux enchères en 2018 mais au moment d’être adjugée pour plus d’un million d’euros, l’artiste britannique déclenche un mécanisme d’autodestruction qui déchiquète l’œuvre ! Banksy l’a renommée depuis «Love is in the Bin» (« L’amour est dans la poubelle ») !

On tombe ensuite dans les rues sombres et mal famées de New York. En octobre 2013, Banksy inonde la ville de ses œuvres, à raison d’une par jour (la quasi-totalité de celles-ci ont disparu aujourd’hui) mais le maire Michael Bloomberg réagit mal et veut à tout prix arrêter l’artiste ! Dans cette zone de l’expo, on déambule alors au son des sirènes de la police sans oublier tous ces rats qui font aussi sa marque de fabrique !

On embarque après à Londres sans oublier Paris avec la fillette recouvrant une croix gammée (vandalisée peu de temps après son apparition) mais aussi l’œuvre réalisée sur la porte du Bataclan en 2018 suite aux tragiques attentats de 2015 : « The Young Sad Girl» (« La jeune fille triste »). Découpée à la meuleuse et volée en janvier 2019, l’œuvre est finalement retrouvée en juin 2020, en Italie.

Un peu plus loin, le bourdonnement des hélicoptères nous plonge au Proche-Orient, à Bethléem où un mur a été élevé depuis 2002 par Israël en territoire palestinien occupé. De quoi attiser la créativité de Banksy. C’est là qu’il représenta la fillette au ballon et d’autres œuvres dont «Flower Thrower» (« Le lanceur de fleurs »). Ce pochoir figure un jeune homme masqué qui s’apprête à jeter un bouquet de fleurs à la place d’un cocktail Molotov. Cette peinture murale symbolise de cette manière, un appel à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Sur le même thème, on peut ensuite pénétrer dans une reconstitution de l’étonnant hôtel « emmuré », puisque telle est la traduction littérale de « Walled-Off Hotel ». Ce lieu, financé par l’artiste possède différentes catégories de chambres – du dortoir à la suite présidentielle. Vous n’y trouverez pas de télévision à disposition mais de la lecture et une vue imprenable sur le fameux mur. Depuis le mois de juin 2021, une réplique de cet hôtel vient d’ouvrir à Paris, juste à côté du lieu d’exposition, rue du faubourg Montmartre.

A l’étage se trouvent d’autres œuvres emblématiques dont celle des policiers qui s’embrassent  ou encore «Season’s Greetings» (« Joyeuses Fêtes ») peinte dans la ville industrielle galloise de Port Talbot en 2018. Cette œuvre représente un enfant debout à côté d’une luge, bras ouverts, qui tire la langue pour attraper des flocons de neige. Mais ceux-ci sont en fait de la cendre rejetée par une poubelle en feu. Beaucoup voient dans ce graffiti une dénonciation de la pollution de l’air.

Infos pratiques :

DATES/HORAIRES :  Du 1er juin 2021 au 31 décembre 2021

  • Mardi, mercredi et dimanche: de 10h00 à 19h (dernière entrée à 18h00)
  • Jeudi et vendredi: de 11h00 à 21 h00 (dernière entrée à 20h00)
  • samedi: de 10h00 à 21h00 (dernière entrée à 20h00)

LIEU :  Espace Lafayette-Drouot, 44 Rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris

ACCÈS : Métro : 7 Le Pelletier, Bus : 42, 48, 67, 74 et 85, Parkings : Ector Parking : 25 rue de Provence,  Interparking : 12/14, rue de Chauchat

TARIFS: Enfants de – 12 ans : 12€    Adultes : 14€

SITE OFFICIEL   www.espace-lafayette-drouot.com

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Découvrir l’art brut à la Tour aux Figures de Dubuffet

Cette tour monumentale, atypique, est installée sur l’île Saint Germain fut commandée par l’Etat et achevée en 1988, 3 ans après la mort de Dubuffet. Le monument fut classé monument historique en 2008 et acquis par le département en 2015 qui le rénova.

Qui était Jean Dubuffet ?

Né en 1901 dans une famille de marchands de vins au Havre, Jean Dubuffet va vite se tourner vers les arts qu’il étudiera dans sa ville natale puis à Paris. Il va ensuite chercher sa voie, étudier les langues et voyager en Suisse et en Italie. Finalement, il travaillera dans l’entreprise familiale puis fondera la sienne à Bercy dans la vente de vin qu’il délaissera définitivement en 1942 pour ne se consacrer qu’à l’art. En s’inspirant de productions de malades mentaux ou de marginaux, il donne naissance à l’art « brut ».

Comment est née cette œuvre ? 

Lors d’un appel téléphonique en 1962, Jean Dubuffet griffonne sur un papier avec des stylos Bic et crée une « écriture faite de simples hachures bleues et rouges ». Il la baptise « Hourloupe » et y travaille d’abord sur du papier et de la toile.  Il décide en 1967 de passer à une œuvre en 3D grâce au polystyrène expansé. En 1968, il travaille avec des experts et l’architecte Antoine Butor à une version élaborée de la Tour aux figures, avec une maquette intérieure très détaillée, le Gastrovolve.

En 1983, le ministère de la culture propose une commande de l’Etat. La question de la localisation se pose alors. Le site de la Villette et de la place d’Italie sont envisagés mais trop proches des riverains, pas tous fans de l’art « brut ». Jean Dubuffet veut qu’elle soit installée dans un parc et sur une colline. C’est l’île Saint Germain à Issy-les- Moulineaux qui est finalement choisie.

A l’intérieur, l’avis des filles :

Margaux : « C’est une manière très intéressante de découvrir l’art de Jean Dubuffet, beaucoup mieux qu’un musée classique. J’ai trouvé que ça ressemblait un peu à un labyrinthe avec des passages. En plus, il y avait des effets d’optique ».

Chloé : « C’était une visite originale car on pouvait rentrer dans une œuvre d’art ! On comprenait un peu mieux comment c’était fabriqué en rentrant dedans. J’ai appris ce qu’était l’art « brut ». C’est marrant car la Tour fait des zig-zag, il y a des culs de sacs, des escaliers… Chacun peut s’imaginer ses propres dessins dans tous ces traits de couleurs ».

Quelques chiffres :

24 m de haut

12 m de large,

10 000 m2 de tissu de verre

10 tonnes de résine

25 tonnes d’armatures métalliques

350 m3 de béton

70 tonnes de plâtre projeté

Infos pratiques :

  • L’extérieur est en libre accès, aux horaires du parc. Des visites guidées et des visites-ateliers sont proposées sur réservation : tourauxfigures.hauts-de-seine.fr   Le départ des visites se fait depuis l’espace accueil de la Tour aux figure situé dans la halle du parc.
  • L’accès est interdit au moins de 6 ans (c’est assez scabreux à l’intérieur) et aux chaussures à talons (on peut néanmoins y marcher pieds nus). Il n’y a pas de rampe donc il faut avoir une bonne condition physique.
  • L’espace accueil complète la visite. Il comporte une exposition de photographies, de vidéos.
  • Tarifs : plein tarif : 8 euros, moins de 26 ans : 6 euros, Tarif Pass +/Pass malin : 6 euros
  • Accès : L’accueil se fait dans le parc de l’île Saint-Germain, au 170 quai de Stalingrad, 92130 Issy-les-Moulineaux
  • Venir à la Tour aux figures :

En transports en commun :

RER Ligne C, station Issy-val-de-Seine

Tramway : T2 station Jacque Henri Lartigue ou Issy Val-de-seine

Bus : 39-126- 189

En voiture :

Le parc de l’île Saint-Germain ne comporte pas de parking. Il existe néanmoins un parking payant à proximité (Indigo), Parking Ile Saint Germain (au 169 quai de la Bataille de Stalingrad). –

En complément :

Pour prolonger votre sortie, vous pouvez aussi faire les activités suivantes dans le parc : poney, manèges, théâtre de marionnettes, terrain de pétanque, jeux pour enfants, restauration légère.

Faire une promenade le long du chemin de halage, à l’entrée du parc (Accès quai de la bataille de Stalingrad).

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Sur les traces de l’empereur aux Invalides (75)

Vous n’avez pas pu passer à côté, 2021 est l’année Napoléon ! Il y a deux siècles, l’empereur décédait sur une île perdue au milieu de l’Océan Atlantique… Sainte Hélène.

Le lieu de notre visite  l’hôtel national des Invalides

Jusqu’au XVIIe siècle, rien n’avait été envisagé pour venir en aide aux vétérans âgés ou estropiés. En 1670, Louis XIV décréta la construction de l’hôtel royal des Invalides. Les premiers pensionnaires arrivent à partir de 1674. Ils seront bientôt 4000. Les infirmeries pouvaient recevoir 300 malades. Aujourd’hui, plusieurs musées et le ministère de la Défense se partagent les bâtiments et l’institution nationale des Invalides assure la continuité de l’œuvre de Louis XIV.

Qui était Napoléon ?

Difficile de résumer en si peu de lignes toute une carrière alors dressons une brève chronologie :

  • 1769 : Naissance à Ajaccio puis études militaires sur le continent à l’école de Brienne
  • 1796 : Combat en Italie contre les Autrichiens. Il remporte à Arcole sa première grande victoire !
  • 1798 : C’est la campagne d’Egypte. Il en profite pour emmener à bord environ 200 savants, scientifiques qui étudieront les plantes, animaux et monuments. C’est à cette occasion que la Pierre de Rosette fut découverte et que Champollion put traduire les hiéroglyphes.
  • 1799 : Bonaparte devient premier consul et réforme la France en profondeur (il crée de nouvelles lois, les lycées…).
  • 1804 : Napoléon est sacré empereur.
  • 1805 : Les Anglais déclarent la guerre à la France (qui échoue à la bataille navale de Trafalgar au sud de l’Espagne). Napoléon l’emporte plus à l’est, à Austerlitz.
  • 1808 : Napoléon impose son frère Joseph à tête de l’Espagne
  • 1812 : Début de la campagne de Russie marquée par les lourdes pertes humaines lors du passage de la Berezina
  • 1814 : Les Anglais obligent Napoléon à abdiquer et à s’exiler sur l’île d’Elbe (appartient aujourd’hui à l’Italie)
  • 1815 : Après s’être échappé de cette île, il reprend les armes mais est battu définitivement à Waterloo et exilé sur l’île de Sainte-Hélène dans l’Atlantique.

Le parcours de l’exposition « Napoléon n’est plus »

L’exposition est surtout centrée sur les derniers jours de Napoléon, sa mort et le retour de son corps à Paris. Tableaux, sculptures, reconstitution de la chambre du défunt, testament, objets lui ayant appartenu, maquettes… permettent de  nous plonger dans cet univers qui reste toujours autant médiatisé !

Pour les enfants, il existe un livret jeune public téléchargeable sur le site du musée (https://www.musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Documents/Support-Visite-Livrets-Jeux/lj-Napoleon-n-est-plus.pdf)

Le tombeau :

Vous l’avez forcément aperçu de loin, à travers une vitre de métro, au détour d’une rue… ce dôme doré, presque magique. Mais vous ne l’aviez peut-être jamais vu de plus près. Alors aujourd’hui, c’est le moment idéal pour découvrir ce -ou plutôt celui- qui est caché dessous ! Saviez-vous que ce bâtiment est resté le plus élevé de la capitale jusqu’à la construction de la Tour Eiffel ?

En 1676, le ministre de Louis XIV Louvois confie à l’architecte Jules Hardouin-Mansart (celui du château de Versailles) la construction de cette église. Le concept est de construire une église qui puisse accueillir le roi et ses soldats.

 C’est le roi Louis-Philippe qui décida du transfert de la dépouille de l’empereur en 1842. Il choisit l’architecte Visconti pour édifier le tombeau. Napoléon y repose depuis 1861. Le mausolée abrite aussi les sépultures de son fils, Napoléon II dit l’Aiglon, de ses frères Joseph et Jérôme Bonaparte (mais aussi du maréchal Foch !).

Le sarcophage de Napoléon s’inspire des sarcophages de l’Antiquité romaine. Long de près de 4 mètres sur 2, il est fabriqué dans un quartzite pourpre, couleur associée traditionnellement aux empereurs romains.

Pour le goûter :

Pourquoi ne pas prolonger cette sortie en goûtant au salon de thé Angelina ?

Il est ouvert tous les jours, d’avril à octobre, de 11h à 18h (jusqu’à 21h les mardis), en face de la librairie du musée.

L’avis des filles

Chloé: « Grâce à cette exposition , on pouvait découvrir la fin de la vie de Napoléon. Le tombeau m’a beaucoup impressionnée, j’ai trouvé qu’il était très joli ».

Margaux: « C’était très intéressant d’aborder la mort de Napoléon à travers des œuvres et des objets aussi variés. Le tombeau est immense, beaucoup plus grand que le corps de Napoléon! »

Infos pratiques :

Horaires :

Tous les jours de 10h à 18h. Du mercredi 19 mai 2021 au dimanche 31 octobre 2021

Tarifs :

Plein tarif : 14€ – Tarif réduit : 11€ – Pass education : 5 €, Gratuit pour les moins de 18 ans

Réservation fortement conseillée.

Conservez votre billet, il vous permettra d’obtenir une réduction pour l’exposition Napoléon à la Villette (du 14 avril au 19 septembre 2021).

Accès :

Hôtel national des Invalides, 29, rue de Grenelle (côté Esplanade des Invalides) 75007 Paris
Tél: +33 (0)1 44 42 38 77

Métro Ligne 8 (stations « La Tour Maubourg » ou « Invalides »), ligne 13 (station « Varenne »), RER C (station « Invalides » »). Parking de stationnement payant : 23 rue de Constantine.

Le coin lecture :

  • Napoléon, aux éditions Quelle Histoire, 5 €. Un petit livre qui propose un résumé de la carrière de Napoléon et se termine avec quelques pages de jeux.
  • 30 jeux autour de Napoléon, Editions de la Réunion des musées nationaux, 4,5 €. Mots croisés, quiz, labyrinthes… sur le thème de l’empereur
  • Monsieur N., d’après le film d’Antoine de Caunes avec les textes de Nelly Moriquand et les dessins de Fabien Lacaf. Une très belle BD sur les dernières années de Napoléon sur l’île de Sainte Hélène. Aux éditions Glénat
  • Au temps de Napoléon, collection « La vie privée des Hommes », éditions Hachette. Un classique ! Pierre Miquel nous décrit la vie des soldats, des architectes, des lycéens, des artisans, des ouvriers… et bien d’autres au début du XIXe siècle.

Sur le même thème :

On peut se rendre au château de la Malmaison : lisez notre article « Passer voir Joséphine à la Malmaison »  https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/?s=malmaison

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Tout connaître du miel et des abeilles avec l’apiculteur René Vicogne à Verrières-le-Buisson (91)

En 30 ans, l’Europe a perdu 80% de ses insectes polinisateurs. Les principaux coupables : les pesticides ou encore le frelon asiatique. Les abeilles ont un rôle capital dans la fécondation de nombreuses plantes : en venant récolter le nectar et le pollen, elles passent d’une fleur à l’autre, transportant involontairement du pollen sur leur corps. C’est ainsi que fleurs sont pollinisées et les fruits produits.

René Vicogne : apiculteur, une passion !

René Vicogne exerce son métier d’apiculteur depuis 1985 à Verrières-le-Buisson où il a ouvert son rucher pédagogique. Il y reçoit environ 25 000 personnes par an, des écoliers, des enfants ou des familles. Mis à part les ruches du bois de Verrières, il s’occupe aussi de celles d’Eurodisney ! Il transmet régulièrement son savoir à des étudiants parisiens et va même parfois jusqu’en Afrique ! Il a été récompensé à de multiples reprises pour son travail , notamment au salon de l’agriculture de Paris.

La visite :

A l’extérieur :

On commence par découvrir le monde des abeilles dans leur univers, la nature.

L’abeille a un emploi du temps chargé au fil des saisons :

  • Au printemps : la ruche développe sa population. Les abeilles butinent le pollen, l’eau et le nectar.
  • En été, tout le monde travaille. Les butineuses retournent à la ruche et déposent le fruit  de leur récolte dans les alvéoles. Avec leurs ailes, les ouvrières ventilent et ferment les alvéoles avec de la cire pour protéger leur récolte.
  • En automne, la population d’abeilles diminue. Les faux-bourdons sont expulsés.
  • En hiver : les abeilles réduisent leur activité. Elles forment une grappe autour de la reine pour se réchauffer en consommant leur réserve de miel laissée par l’apiculteur.

Le saviez-vous?

Une reine pond jusqu’à 2000 œufs par jour !

En mai/juin, la ruche abrite jusqu’à 80 000 abeilles (ouvrières) !

Une reine peut être achetée très cher (René Vicogne en a acheté une récemment 400 euros !).

Les abeilles ne vivent que 45 jours et meurent après avoir parcouru 70 km !

Elles vont à 3-5 km de la ruche mais savent toujours retrouver leur maison !

La reine se nourrit uniquement de gelée royale

Le faux-bourdon (le mâle) n’a pas de dard pour se défendre.

Une ruche produit en moyenne 50 kg de miel par an.

Connaissez-vous les prédateurs des abeilles?

  • L’ours
  • Un grand papillon appelé Sphinx à tête de mort qui pénètre la nuit dans les ruches
  • Les rongeurs
  • L’hirondelle
  • Le pivert
  • Les fourmis qui tentent de récupérer la cire ou le miel.
  • Le pire : le frelon asiatique ! On peut fabriquer soi-même des pièges en plaçant dans une bouteille un liquide composé d’1/3 de sirop de cassis, de vin blanc et de bière.

A l’intérieur :

Différentes sortes de ruches

L’espace est plutôt dédié au miel et à sa fabrication. On y découvre les différents types de ruches à travers l’histoire et les pays. Saviez-vous pourquoi en Afrique les ruches sont en pierre ? Pour résister aux feux de brousse.

Le matériel de l’apiculteur et l’extraction du miel

  • Le chapeau sur lequel se place un voile noir pour éviter d’être piqué au visage 
  • Certains apiculteurs portent des gants mais beaucoup travaillent mains nues, comme René Vicogne qui est piqué environ 1000 fois par an !
  • L’enfumoir : une sorte de soufflet avec un long bec. Il dégage une fumée blanche pour calmer les abeilles.
  • De retour à la miellerie, les cadres de la ruche sont désoperculés. Avec un couteau spécial l’apiculteur enlève la fin de pellicule de cire qui bouche les alvéoles. Puis, les cadres sont mis dans un extracteur. Les cadres tournent alors autour d’un axe pour extraire le miel des cellules où ils vont tourner rapidement.
  • Le miel coule alors sur la paroi puis est filtré.
  • Il est ensuite transvasé dans un maturateur pendant 2 à 3 jours pour permettre aux impuretés et à l’air de remonter à la surface pour être éliminés.
  • Enfin, l’apiculteur peut mettre son miel en pot !

Dans la boutique de René Vicogne, on retrouve plein de produits issus du miel ou des fleurs : du pollen, différentes sortes de miel, du nectar, des bougies en cire, de l’hydromel, des bonbons, du savon… Plein de bonnes idées de cadeaux et de raisons de se régaler !

L’avis des filles :

Chloé: « Cette visite nous a appris plein de choses sur les abeilles, sur leur façon de vivre, de se reproduire et de se nourrir. En plus, nous avons appris comment l’apiculteur récoltait le miel et le mettait en pot. Donc tout cela était très intéressant. Et son miel est très très très bon ! »

Margaux: « C’est vraiment intéressant que cela soit un apiculteur qui fasse la visite., cela permet de mieux comprendre ce métier rare.  J’ai appris plein de choses sur les ruches et les abeilles ».

Infos pratiques. Où rencontrer René Vicogne ?

  • Au Rucher, au 90 bis rue d’Estienne d’Orves 91370 Verrières-le-Buisson

Visite gratuite sur rendez-vous au 01-60-11-50-94 ou au 06-86-22-89-41. Durée de la visite : environ 1h30. A partir de mi-mars

  • Au marché de Verrières-le-Buisson (91370)
  • Au marché fermier, le dernier samedi du mois, rue de l’église, quartier saint Saturnin, 92160 Antony.

Que faire autour ?

Plaque fabriquée par le potier
  • Aller faire un tour chez le potier (dans la rue d’à côté). Il travaille dans un ancien lavoir. Rien que pour le cadre, ça mérite un détour ! Le Lavoir, Céramiques Bernard Leclerc.  7 rue de Migneaux, 91370, Verrières-le-Buisson.
  • Se promener dans le parc de la Maison Vaillant, dans la même rue que le Rucher, 66 rue d’Estienne d’Orves, 91370 Verrières-le-Buisson

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Au Musée de Montmartre, en compagnie de Valadon, Utrillo et Renoir

C’est « certainement le musée le plus charmant de Paris »et il mérite bien son surnom ! Caché au sommet de la butte et souvent méconnu du grand public, il vaut vraiment le détour !

On plante le décor : des maisons typiques du vieux Paris, des toits en ardoise, la vue sur les vignes et les jardins bucoliques. Pas étonnant que de célèbres peintres s’en soient inspirés !

Alors, partons sur les pas d’Auguste Renoir, Raoul Dufy, Suzanne Valadon et Maurice Utrillo !

La visite

La visite débute à l’étage, dans l’atelier-appartement reconstitué de Suzanne Valadon. En 1912, elle s’installe au 12 rue Cortot avec son fils Maurice Utrillo et André Utter. Suzanne Valadon a été tout d’abord une acrobate de cirque puis modèle pour des artistes dont Renoir et Toulouse-Lautrec qui furent ses amants. A leurs côtés, elle apprit les techniques du dessin et de la peinture qu’elle put mettre à profit dans ses propres œuvres. Protégée de Degas, il fut le premier à lui acheter une œuvre.  En 1894, elle devint la première femme à rentrer à la Société nationale des beaux-arts.

Son fils, Maurice Utrillo est né à Montmartre mais sombre progressivement dans l’alcool ce qui le plonge parfois dans la démence. Il devient néanmoins célèbre grâce à ses toiles de paysages dans les années 1920.  

En image: portrait de Maurice Utrillo peint par Suzanne Valadon en 1921

French cancan par Louis Icart (1888-1950)

De l’autre côté du jardin se tient l’exposition permanente. Elle permet de découvrir l’histoire du quartier à travers son paysage qui a connu beaucoup d’évolutions.  Jadis, une trentaine de moulins recouvraient la colline mais à la fin du XIXe siècle, l’extension de la vigne, l’expansion urbaine et le développement industriel provoquèrent petit à petit leur disparition.  A cette date, seuls le Moulin Radet et le Blute Fin avaient été préservés. Un meunier les rapprocha et y ajouta une guinguette et un bal. La période des cabarets et des ateliers était lancée ! Leur effervescence est illustrée à travers des affiches, dessins ou tableaux d’artistes tels que Toulouse-Lautrec ou Modigliani.

Pour manger un bout :

Quel délice de s’attabler au Café Renoir ! Aussi agréable l’hiver sous la véranda qu’en été dehors dans le jardin… Idéal pour une pause déjeuner ou pour un goûter gourmand. Le Café Renoir est ouvert du mercredi au dimanche de 11h30 à 17h.

Pour profiter du calme du jardin

Le jardin est charmant, rien à voir avec le tumulte de la place du Tertre ! On se laissera tenter par un petit tour de balançoire, en pensant à Renoir qui l’avait peinte quand il vécut à cette adresse de 1875 à 1877.

Pour participer à un atelier (enfant) :

Des ateliers de peinture, de sculpture, de dessin qui s’inspirent des artistes représentés au musée sont proposés aux enfants (1h30). Voir la liste en cliquant sur «expositions et événements » du site https://museedemontmartre.fr/expositions-et-evenements/

Infos pratiques :

Tarifs :

En visite libre : Plein tarif : 13 euros, Jeunes (10-17 ans) : 7 euros, moins de 10 ans : gratuit.

Jardins seuls : 5 euros.

Audioguide gratuit

Visite atelier jeune public : 9,5 euros par enfant.

Accès :

12, rue Cortot, 75018 Paris. Métro: Lamarck-Caulaincourt ou Anvers (puis funiculaire de Montmartre). tel : 01-49-25-89-39

Pour prolonger votre visite :  Lisez notre article sur le quartier de Montmartre https://wordpress.com/post/sortiespourenfantsiledefrance.fr/1182

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Faire le tour du monde… à la maison de Jules Verne (Amiens, Somme, 80)

Le Tour du monde en quatre-vingts jours, De la Terre à la Lune, Vingt Mille lieues sous les mers... Autant de romans qui font rêver des générations de petits et de grands depuis des décennies ! Alors, si on allait faire un tour dans le lieu où Jules Verne trouva l’inspiration ? Direction la ville d’Amiens où il résida de 1882 à 1905, dans la Maison à la Tour.

La visite :

Le rez-de-chaussée : c’est l’endroit de la maison qui a le moins changé et qui conserve une partie de son décor d’origine.

Le jardin d’hiver

On imagine le bonheur de se reposer dans le jardin d’hiver avec sa décoration qui rappelle le goût de l’exotisme au XIXe siècle.

Autre ambiance dans la salle à manger : son style néo-gothique est très sombre ! Mais là encore, il évoque la mode de l’époque. Pièce d’apparat, elle n’était ouverte que quand les Verne recevaient ! On peut encore voir dans les vitrines de la vaisselle ayant appartenu à la famille.

Ensuite, place aux loisirs ! Les pièces suivantes sont des salons. L’un plutôt pour les femmes, l’autre dédié aux hommes (le fumoir). On rentre ici un peu plus dans l’intimité de la famille : des portraits ornent les murs et nous observent comme témoins encore de ces lieux.

Le premier étage, dédié à l’origine aux chambres, présente ici le travail de Jules Verne.

Tout d’abord dans le domaine littéraire. En reconstituant le bureau, le salon et la librairie parisienne de son éditeur Jules Hetzel, on ne peut ainsi pas oublier les liens indéfectibles entre ces deux hommes. En 1865 la publication de Cinq semaines en ballon est immédiatement couronnée de succès ! Petit à petit, les éditions s’enrichissent de dessins raffinés qui feront aussi la renommée de ces ouvrages. Mais Jules Verne s’est aussi engagé très tôt dans la vie d’Amiens, notamment en tant que conseiller municipal (pendant 16 ans).

A bord du St-Michel III

Le 2e étage, est plus intime. On pénètre un peu plus dans l’imaginaire de Jules Verne notamment à bord de son bateau, le Saint-Michel III. C’est avec cette goélette à vapeur de 33 mètres qu’il découvrit les côtes de l’Espagne, du Portugal ou de l’Afrique du Nord, développant ainsi son sens de l’observation et sa curiosité scientifique.

Un peu plus loin, on peut aussi s’immerger dans sa bibliothèque qui contenait environ 12 000 ouvrages (dont ceux de Dickens ou de Ridley Scott). Il avait en effet l’habitude de prendre des notes au cours de ses lectures pour nourrir son imagination. La pièce la plus secrète est sans doute son cabinet de travail. On peut l’imaginer alternant entre son bureau et des phases de repos sur le lit en fer toujours en place.

A proximité, des évocations de ses romans phares. On marchera par exemple sur les brouillons du Tour du monde en 80 jours, le roman français le plus traduit à travers le monde !

Avec le capitaine Nemo, on plonge ensuite dans Vingt Mille lieues sous les mers. Saviez-vous que c’est l’exposition universelle de Paris de 1867 qui lui inspira l’œuvre et que l’idée lui avait été soufflée par son amie George Sand ?

Enfin, la visite se termine par le grenier (dans lequel nous n’avons malheureusement pas pu pénétrer à cause des mesures sanitaires liées à la covid). Il regorge d’objets (des affiches de cinéma, des malles, des machines imaginées par Jules Verne…).

L’avis des filles

  • Chloé : « Ma pièce préférée est celle du bateau ! Dans une autre pièce, j’ai trouvé que c’était drôle de marcher sur une carte géante. Comme j’aime bien les voyages, ça m’a plu ! Donc, c’est une visite qui m’a intéressée. On avait même l’impression que Jules Verne vivait encore là.»

En complément :

Des visites ludiques :

  • Le 2e dimanche de chaque mois, la visite est présentée par un personnage costumé issu de la vie ou d’une œuvre de Jules Verne. A 15h, de septembre à juin (sur réservation).
  • Lors des vacances scolaires, les jeudis, des animations pour la famille sont organisées. De septembre à juin (sur réservation).
  • On peut aussi y fêter son anniversaire et rechercher avec ses amis le trésor caché de l’écrivain !

Et bien d’autres surprises à découvrir sur le site http://maisondejulesverne.amiens.fr

Infos pratiques :

  • Tarifs :

Plein tarif : 7,50€, tarif réduit : 5€ (Abonnés du Musée de Picardie, Personnes handicapées sur présentation de la carte d’invalidité), tarif enfant (6-17ans) : 4,00€, tarif famille (2 adultes et 2 enfants) : 19€. Gratuit : Enfants de moins de 6 ans, résidents de l’Union Européenne de 18 à 25 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA socle, personnel des OTSI agréés de Picardie, journalistes, cartes ICOM, guides conférenciers agréés Ville d’Art et d’Histoire, vendredi après 16h30.

Location d’un audioguide : 2€. Audioguide couple : 3€

  • Accès :  

2 rue Charles Dubois, Amiens. Tel : 0322454575   Mail : maisondejulesverne@amiens-metropole.com

Gare sncf à 8 minutes à pied

En voiture : parking indigo Perret (3 Boulevard de Belfort) à 5 minutes à pied

En bus : arrêt Otages (mail Albert Ier) : lignes L2, B9, B16, B17 ou arrêt Joffre (place Joffre) : lignes L4 et B15

  • Horaires :

Lundi, mercredi, jeudi et vendredi : 10h00-12h30 et 14h-18H. Mardi : fermé. Samedi et dimanche : 14h-18h.

Que faire autour ?

Samara
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Une plongée dans la préhistoire, à Samara (80, Somme)

Le Parc de Samara permet une plongée dans la préhistoire de la Vallée de la Somme. Grâce à une mise en scène ludique et pédagogique qui s’étend sur 100 hectares, l’archéologie devient vivante !

Que voir ?

  • La reconstitution d’habitats : Réalisées à partir de fouilles effectuées en Picardie, chaque reconstitution permet de découvrir une évolution de la vie de l’homme dans la région en passant de la tente du paléolithique supérieur à la maison du néolithique ancien, à la maison de l’âge de bronze et à la maison gauloise.

Atelier poterie
  • Des animations et des ateliers pour les enfants : Des passionnés d’histoire et d’archéologie partagent leurs connaissances, leurs savoir-faire auprès des petits et des grands. En fonction des jours et des horaires, il est possible de découvrir le tailleur de pierre, le potier, l’atelier du tissage, de la vannerie, de la taille du silex et du travail du bois. Durant les vacances d’automne, Margaux et Chloé ont pu tester l’atelier de poterie et repartir avec leur petite création en argile

  • Le pavillon des expositions : il présente 600 000 ans d’Histoire par la restitution des espaces paysagers et des scènes de vie quotidienne dans leur contexte archéologique. Vous pourrez y suivre des visites guidées, les mercredi, week-end et chaque jour des vacances scolaires. En complément, une boutique propose des ouvrages archéologiques sélectionnés pour tous les publics, des documentaires filmés ainsi que des objets fidèlement reconstitués
chaussures gauloises (brogues)
  • Les espaces verts : Samara, c’est aussi 30 hectares de faune et de flore préservées ! On parcourt : un arboretum de 60 espèces forestières, un labyrinthe végétal, le marais : 5,5 hectares de zones humides d’une grande richesse.
Le marais
  • Restaurant : Après tout ça, une halte gourmande s’impose.  « Au bistrot de César », situé à l’entrée du parc, on peut manger comme au temps des Romains. Le menu est inspiré des recettes d’Apicius, un gastronome qui a servi les empereurs Auguste et Tibère. Il est conseillé de réserver au : 03 22 71 97 72 

L’avis des filles:

  • Chloé: « J’ai bien aimé l’atelier de sculpture et la zone du village gaulois. C’était comme dans Astérix et Obélix! J’ai aussi trouvé que les explications des guides étaient intéressantes (c’est mieux que de lire sur de simples panneaux) ».
  • Margaux: « C’était une sortie originale. La visite nous a permis de découvrir l’évolution de l’habitat dans l’ordre chronologique. Les animations m’ont fait comprendre par exemple comment on utilisait un propulseur. »

Infos pratiques:

Horaires:

D’avril à juin et de septembre à novembre : Du lundi au vendredi : de 9h30 à 17h30. Le week-end, les jours fériés et pendant les vacances scolaires de la zone B : de 10h à18h. En juillet et en août : Tous les jours : de 10h à 18h30

  • Tarifs :

Haute saison (mai, juin, juillet, août) :
– Adulte : 12.50€
– Enfant de 4 à 12 ans : 10€
– Forfait famille (2 adultes + 2 enfants) : 35€

Basse saison (avril, septembre, octobre) :
– Adulte : 11€
– Enfant de 4 à 12 ans : 9.50€
– Forfait famille (2 adultes + 2 enfants) : 32€

  • Accès :

Samara, rue d’Amiens, 80310 La Chaussée-Tirancourt. Tel : 03-22-71-83-83

Que faire autour ?

Quartier Saint Leu, Amiens
Le domaine du Val
Maison de Jules Verne, Amiens

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Découvrir les fables de La Fontaine grâce aux Lego à « Histoire en briques » (Paris)

Votre petit dernier ne veut pas apprendre sa fable de la Fontaine ? Après cette visite, il ne verra plus ces écrits du XVIIe siècle de la même façon !

Le lieu :

Il s’agit d’un concept store qui a ouvert il y a un an dans le centre commercial Italie 2 à Paris.  Un espace de 300m2 qui regroupe une boutique proposant des produits Lego à la vente, des ateliers pour enfants et une zone d’exposition.

En ce moment, le site est consacré à Jean de La Fontaine et à ses célèbres fables. Parfait pour apprendre en s’amusant !

Le saviez-vous?

Jean de La Fontaine (1621-1695)

En France, 232 écoles et collèges portent son nom ! En 1668, sous le roi Louis XIV, il publie son premier recueil de fables qui mettent en scène des animaux pour mieux critiquer les hommes et il rencontre déjà un franc succès ! En 1684, il rentre à l’Académie française, c’est l’heure de la reconnaissance ! Il décède en 1695 de tuberculose.

La visite :

Le parcours fait découvrir les principales fables de l’auteur. Chacune est affichée et illustrée par une gravure ou une peinture (notamment par Gustave Doré, Jean-Jacques Grandville ou encore Jean-Baptiste Oudry) et surtout elle est accompagnée d’une interprétation de la scène en Lego. Certaines œuvres sont impressionnantes de par leur taille, le nombre de pièce utilisées et le nombre d’heures pour les exécuter !

L’avis des filles :

Margaux :

« Cette exposition est super originale ! Le fait que les fables soient illustrées par des Lego rend la visite captivante. Grâce aux œuvres, on comprend mieux les fables. Il y a des constructions en 3D et d’autres sous formes de « tableau ». Ces derniers donnent une illusion d’optique : de près, on ne distingue que des petits carrés mais quand on se recule, la scène se dévoile très nettement ! L’exposition est assez petite mais comme ça, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Cherchez bien, il y a souvent une petite mascotte (une souris) qui se cache dans certaines sculptures ! ».

Chloé : « C’était très bien fait. Moi, je ne connaissais pas très bien les fables de La Fontaine, donc maintenant, je les connais mieux. Les panneaux aident à mieux comprendre. J’ai été impressionnée par le nombre d’heures de travail de certaines pièces et elles étaient parfois très grandes, en taille réelle ! J’ai trouvé cela très joli. Dommage que l’exposition soit si petite, j’aurais aimé en voir plus ! La boutique est un bon complément : on y trouve des boîtes sur les Trolls et Harry Potter ».

Infos pratiques :

Horaires d’ouverture : du lundi au samedi : de 10h00 à 20h00 et le dimanche de 10h00 à 19h00. Tarif unique : 4 euros par personne (à partir de 4 ans). Durée de la visite : 1 heure environ.

Adresse/accès : 30 Avenue d’Italie, 75013 Paris.  On y accède par les terrasses, au-dessus du magasin Nature et Découverte, à côté du restaurant Hippopotamus.

Que faire autour ?

Visiter la Tour Montparnasse (lisez notre article en cliquant sur ce lien : https://wordpress.com/post/sortiespourenfantsiledefrance.fr/912

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Se promener en compagnie de Diane, Héraclès, Aphrodite and co… dans les jardins de Versailles

Le zoom historique :

En 1661, Louis XIV chargea  André Le Nôtre de la création et de l’aménagement des jardins de Versailles. Il fut accompagné de Jean-Baptiste Colbert, surintendant des bâtiments du Roi, de 1664 à 1683 pour diriger le chantier  et de Charles Le Brun, qui fit les dessins d’un grand nombre de statues et fontaines. Un peu plus tard, l’architecte Jules Hardouin-Mansart, devenu Premier architecte du roi et surintendant des Bâtiments, édifia l’Orangerie. Les travaux furent titanesques : des milliers d’hommes, parfois des régiments entiers participèrent à sa création. Il a fallu araser des collines, assécher des marais. Des arbres déjà très grands furent acheminés dans le parc depuis l’autre bout de la France. 

A chaque siècle, il a fallu replanter le parc pour qu’il garde son visage d’origine. La tempête de 1999 fut très destructrice. C’est pour cela que les jardins ont actuellement des arbres encore relativement jeunes, et l’apparence du domaine tel que l’a connu Louis XIV.

La visite :

Nous avons profité de l’animation « Jardins musicaux », proposée les mardis et jeudis. Elle permet de découvrir le jardin au son des mélodies de Jean-Baptiste Lully ou encore de Georg Friedrich Haendel mais aussi les bosquets qui sont exceptionnellement ouverts au public.

Les bosquets :

Les bosquets de Versailles imaginés par André Le Nôtre, sont des petits salons de verdure dissimulés par des treillages et des palissades, décorés de statues et de vases. Louis XIV avait l’habitude de s’y rendre pour écouter de la musique ou danser.

Nos coups de cœur :

Le groupe L’enlèvement de Proserpine sculpté par Girardon

Le Bosquet de la colonnade : il se compose d’un péristyle circulaire de plus de quarante mètres de diamètre et de trente-deux colonnes ioniques. Si on lève la tête, le décor sculpté représente des Amours s’adonnant à la musique ou à des jeux champêtres. On peut essayer de faire deviner aux enfants les différents instruments de musique ! Au centre se trouve le groupe de  Girardon , L’Enlèvement de Proserpine par Pluton (ou de Perséphone par Hadès, chez les Grecs). Hadès est tombé amoureux de Perséphone et l’emmène dans son domaine, les enfers. Sa mère, Déméter, obtient un accord avec lui : Perséphone est autorisée à sortir des enfers au printemps et en été mais doit y retourner ensuite. Déméter est alors tellement triste que cela correspond à l’arrivée de l’automne et de l’hiver… Ce groupe est une prouesse technique, sculpté dans un bloc de marbre de 16 tonnes acheminé de la carrière de Carrare en Italie. En 1696,50 chevaux et 2 jours de transport furent nécessaires pour transporter l’œuvre terminée de l’atelier parisien de Girardon jusqu’à Versailles!

Le bosquet de l’Encelade

Le bosquet de l’Encelade : La fontaine de l’Encelade fut exécutée en plomb par Gaspard Marsy entre 1675 et 1677. Ce géant impressionnera sûrement les enfants et sera l’occasion de leur raconter ce passage de la mythologie: la gigantomachie. Encelade voulut atteindre l’Olympe en entassant des rocher du mont Etna mais Zeus le punit en l’ensevelissant. On imagine bien le géant en train de hurler de colère et de douleur, impression accentuée par le puissant jet qui sort de sa bouche. Pour les courtisans de l’époque de Louis XIV, c’était aussi un avertissement : en osant défier Louis XIV comme l’avait fait Fouquet avec la construction du château de Vaux-le-Vicomte, on risquait de passer la fin de ses jours en prison…

Les bains d’Apollon

Le bosquet des bains d’Apollon : c’est la seule zone de Versailles qui ne soit pas un jardin à la française mais à l’anglaise ! Plus de géométrie, de symétrie et place à une nature qui parait moins maîtrisée et à une grotte artificielle où l’on aperçoit Apollon servi par des nymphes. Au terme de sa course diurne, il se repose dans la grotte marine de la déesse Téthys. Epouse du dieu Océan, elle a plus de 3000 enfants qui sont tous les fleuves du monde !

Le bassin de Latone

Le bassin de Latone : C’est l’un des bassins les plus connus de Versailles ! Latone (Léto chez les Grecs) fut séduite par le dieu Jupiter (Zeus). Junon (Héra), furieuse, voulu se venger et obligea Latone à émigrer sans cesse. Elle accoucha à Délos des jumeaux Apollon et Diane (Artémis) puis dû reprendre sa route. Arrivée en Lycie, elle s’arrêta au bord d’un étang pour se désaltérer mais les paysans l’en empêchèrent. Ils piétinèrent même l’eau pour qu’elle soit toute boueuse. Latone se mit alors en colère et implora Jupiter. Aussitôt, les paysans se transformèrent en grenouilles et en crapauds. Observez bien les statues du bassin : les personnages sont comme figés : les paysans sont en cours de transformation (certains ont des membres mi main/ mi palmes). Leur bouche semble proférer des insultes à l’égard de Latone.

Le Dragon

Le Dragon. Ce bassin permet de poursuivre l’histoire de nos deux jumeaux, Apollon et Diane. Apollon voulut venger sa mère. Junon avait en effet envoyé le serpent Python à la poursuite de Latone. Il le trouva au pied du mont Parnasse, près de Delphes et le transperça de ses flèches. Juste derrière lui se trouve le bassin de Neptune (Poséidon), impressionnant avec ses 99 jets !

Le bassin du Miroir :  Il n’y a pas beaucoup de statues dans cette zone mais il faut y passer au moment où les jets d’eau se déclenchent. Le spectacle est superbe !

Quelques chiffres :

Dans les jardins de Versailles, on trouve : 600 jeux d’eau, une équipe de 13 fontainiers, 35 km de canalisations, 55 bassins et fontaines, 77 hectares de jardins à la française, 700 topiaires, 155 statues et 300 000 fleurs plantées chaque année !

L’avis de Margaux :

« J’ai bien aimé les jets d’eau qui étaient magnifiques, c’est un spectacle original. Quant aux jardins, ils constituent un vrai labyrinthe, une nouvelle statue se découvre à chaque allée. Cela permet de redécouvrir la mythologie ; il y a plein de dieux différents. L’or des bosquets illuminait les sculptures et la grotte d’Apollon était surnaturelle !»

Le coin lecture :

  • Le Kididoc Versailles aux éditions Nathan 
  • Emma au château de Versailles de Nadja et illustré par Julie Camel aux éditions Playbac
  • Percy Jackson et les secrets de l’Olympe de Rick Riordan aux éditions Albin Michel jeunesse
  • La mythologie grecque de Claude Pouzadoux, collection « Contes et légendes » aux éditions Nathan

Infos pratiques :

  • Dates des Jardins musicaux: Tous les mardis du 30 juin au 27 octobre 2020. Tous les vendredis du 12 juin au 30 octobre 2020.
  • Choisissez votre billet : le billet Passeport avec réservation horaire ou le billet Jardins Musicaux. Le billet « Passeport » avec réservation horaire : 27€. Il donne accès à l’ensemble du Domaine : Château, Jardins, Domaine de Trianon, Parc et Galerie des Carrosses. Le billet « Jardins Musicaux » :  8,50€ (tarif en prévente uniquement).
  • Horaires des Jardins Musicaux : De 9h à 19h : ouverture des bosquets. De 10 à 19h, les mardis et vendredis : mise en musique. Mise en eau des Jardins Musicaux : De 10h à 19h : mise en eau du Bassin du Miroir toutes les 10 minutes. De 10h à 19h : mise en eau du Bosquet du Théâtre d’Eau. De 10h à 18h45 : mise en eau du Bassin de Neptune toutes les 15 minutes.
  • Durée approximative du parcours : 2h
  • En dehors des événements spéciaux tels que les Jardins musicaux et les Grandes eaux, les jardins sont accessibles gratuitement.  Pour les moins de 18 ans, l’accès au château est gratuit aussi (mais peut nécessiter néanmoins de réserver en avance les billets). Attention, il faut des billets spéciaux et payants pour le Grand Trianon, le Petit Trianon et le hameau de la Reine !
  • Application gratuite « château de Versailles ».
  • Activités « famille » le mercredi, le week-end et pendant les vacances scolaires. Sur réservation : http://www.chateauversailles.fr/preparer-ma-visite/billets-tarifs?public=11&visite-tid=6
  • Accès : Place d’armes, 78000 Versailles. Jardins ouverts de 8h00 à 18h30 (fermés le lundi).
Bassin d’Apollon

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Sur les traces de nos ancêtres … au musée de la préhistoire d’Ile-de-France (Nemours, 77)

A l’arrivée, le monument en béton brut est assez étonnant, plus proche d’un bunker de la deuxième Guerre mondiale que d’un musée de la Préhistoire. Mais les portes passées, le charme opère. Le bâtiment construit par Roland Simounet (un disciple de Le Corbusier) entre 1977 et 1979,possède d’immenses baies vitrées qui s’ouvrent sur des jardins intérieurs mais aussi sur le bois. Magique ! Le spectacle est ainsi aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur !

Le musée :

Le musée a une vocation régionale, présentant des vestiges de l’ensemble de l’Ile-de-France. Quoi de plus étonnant que de découvrir des trésors si anciens découverts parfois juste à côté de chez nous !

Un parcours chronologique est proposé aux visiteurs du Paléolithique ancien (il y a 600 000 ans) à l’âge des métaux (entre 2300 et 30 ans avant J.-C.). La collection est très variée : restes d’animaux (os de mammouth ou de mégacéros), armes et outils en silex, pirogues en bois, poterie, harpon en os, casque en bronze, bijoux…

Pas facile de rendre une période aussi ancienne accessible, surtout aux plus jeunes ! Mais le musée a su mettre en place des choses attractives :

Reconstitution du chantier de fouilles d’Etiolles (91)
  • La reconstitution d’un chantier de fouilles préhistoriques (un moulage du site d’Etiolles en Essonne) pour comprendre les techniques et les outils des archéologues.
  • Une vidéo et la reconstitution du campement de Pincevent (en Seine-et-Marne) où les chasseurs de rennes de l’époque magdalénienne (12 000 ans avant J.-C. environ) ont régulièrement installé leur campement.
  • Des moulages de cranes et de squelette, impressionnants !
Sépulture du Néolithique moyen (4000-3500 avant J.-C.), Noyen-sur-Seine (77)

  • D’immenses fresques qui ornent toutes les vitrines, permettant de mieux comprendre la vie quotidienne des hommes préhistoriques.
  • Des « boîtes tactiles » (retirées pendant l’épidémie de coronavirus) : elles permettent grâce au toucher de reconnaitre des objets préhistoriques de façon originale !
  • Des coloriages à télécharger en ligne : https://www.musee-prehistoire-idf.fr/fr/prehistojeux
  • L’appli gratuite pour aider à la visite (ou location de tablette sur place au prix de 3 euros).
  • Le livret disponible à la boutique du musée (5 euros). A acheter plutôt avant la visite car des questions suivent le parcours de visite.
  • Des activités ludiques pendant les vacances (2 heures, pour les 8-12 ans, sur réservation uniquement, voir sur le site internet du musée l’agenda). Quelques exemples : fabrication de bijoux à la mode du Néolithique, frapper sa propre monnaie comme les Gaulois, reproduction en argile de statuettes du Néolithique…

L’ exposition temporaire :

Du 29 février et 31 décembre 2020, une exposition sur le peuple Gaulois des Sénons complète la visite. Ce peuple, originaire du Centre-Est de la Gaule a participé à la prise et au pillage de Rome en 390 avant J.-C. Leur territoire était une plaque tournante des échanges. Différents objets mettent ainsi en valeur leur culture, leurs croyances religieuses, leurs pratiques funéraires. On peut notamment voir des maquettes de leur logement, de leurs fermes (un clin d’œil Astérix s’impose…), des vases pour l’artisanat, de l’outillage en fer, des pièces de monnaie (qu’on peut voir sous tous les angles grâce à des tablettes tactiles), des bijoux (notamment des colliers appelés « torques »).

L’avis des filles :

  • Chloé : « C’est un musée qui m’a appris plein de choses sur une période de l’histoire que je connaissais mal. C’était intéressant de comprendre comment se déroulent des fouilles archéologiques. J’ai été impressionnée par la petite taille des hommes préhistoriques. Les maquettes étaient très réussies ». 
  • Margaux : « C’est un grand musée, impressionnant, noyé dans la verdure. Il est varié car on y parle aussi bien du peuplement que de l’utilité du renne ou encore des outils. Par rapport aux livres, on peut mieux se rendre compte de certaines choses comme de la taille des dents d’un mammouth ».

Infos pratiques :

  • Accès : Musée départemental de préhistoire d’Ile-de-France. 48 avenue Etienne Dailly, 77140, Nemours. Tel : 01-64-78-54-80. prehistoire@departement77.fr
  • Horaires : ouvert tous les jours sauf le mercredi matin et le samedi matin.  De septembre à juin : de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 17h30. En juillet et août : de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00. Fermé le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
  • Tarifs : Plein tarif : 5 euros (sauf pendant la crise sanitaire : 3 euros), tarif réduit : 3 euros (plus de 65 ans, et 18-25 ans), gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes handicapées, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires des minima sociaux.

Que faire à proximité ?

Que faire sur le même thème ?

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Visiter un château-fort digne des plus beaux tournages. Au château de Pierrefonds (60)

C’est LE château médiéval par excellence ! Tellement époustouflant qu’il a servi de décor à de nombreux tournages de cinéma (Jeanne d’Arc de Luc Besson ou les Visiteurs), de séries (Merlin de la BBC). Mickaël Jackson en était tellement fan qu’il en avait même fait faire une maquette pour son ranch !

L’Histoire du château :

Le premier château date de l’époque carolingienne mais c’est plus tard qu’il prend toute son ampleur, en pleine guerre de Cent ans. A cette époque, il est le siège de querelles entre Louis d’Orléans (le frère du roi Charles VI qui était fou) et l’un de ses oncles Philippe II le Hardi (le duc de Bourgogne). Louis a un territoire beaucoup plus petit et veut reprendre la guerre contre les Anglais. C’est dans ce contexte qu’il décide de faire construire des places fortes pour se protéger, notamment à Pierrefonds. Mais Jean sans Peur, le successeur de Philippe le Hardi, fait assassiner Louis en 1407 et la forteresse est incendiée en 1413. En conséquence, Charles d’Orléans voulut se venger : il devint chef du parti des Armagnacs. Le roi d’Angleterre s’allie aux Bourguignons contre les Armagnacs. Suite à la défaite d’Azincourt en 1415, Charles est emprisonné et exilé 25 ans en Angleterre ! Il deviendra poète (et c’est ce dont l’histoire se souviendra le plus !). En 1616, Louis XIII fait assiéger la forteresse et démantèle son système de défense pour mettre fin aux conspirations aristocratiques.  Le château reste en ruines pendant 2 siècles. 

La résurrection du château : Napoléon Ier fait acheter les ruines du château en 1810. Sous le règne de Charles X et de Louis Philippe, le village, reconnu pour ses eaux thermales, devient lieu de villégiature. Au XIXe siècle et la mode du romantisme, le château revient à la mode. Il est classé monument historique en 1848. En 1857, Napoléon III décide de faire restaurer le château. Il confie le chantier à Eugène Viollet-le-Duc qui a aussi restauré la cathédrale Notre-Dame de Paris et les remparts de Carcassonne. Le chantier dure 25 ans, avec parfois près de 300 ouvriers ! Mais l’architecte avait sa propre vision des choses :  il pensait que restaurer un édifice c’était « le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné ».  Forcément, il  avait ses détracteurs ! Sa libre interprétation de l’époque médiévale lui fit par exemple créer un double chemin de ronde. Mais il a aussi utilisé des matériaux de son temps comme les charpentes métalliques.

La visite :

Cour intérieure : on peut ici faire découvrir aux enfants tout le bestaire du Moyen-âge ainsi que les métiers de l’époque en observant les chapiteaux sculptés de la galerie ouverte du rez-de- chaussée.  Arrêtez-vous devant la gouttière en forme de salamandre, elle mérite bien une petite photo !

Le salon de réception :

Il était destiné à accueillir les intimes de la famille impériale. Dans cette pièce, on peut faire chercher aux enfants les emblèmes des rois France : le porc-épic pour Louis XII, l’aigle impérial pour Napoléon III, les bâtons noueux pour Louis d’Orléans ou les abeilles pour Napoléon Ier dans le cabinet de travail.

La chambre de Napoléon III : regardez bien les murs, les dessins ressemblent à une sorte de bande dessinée qui représente la vie d’un chevalier du XIVe siècle !

La « salle des preuses » : cette immense salle de réception polychrome contenait la collection d’armures de Napoléon III. Après la guerre de 1870, la collection fut entreposée au Louvre puis à l’Hôtel des Invalides. A l’autre bout de la pièce, au-dessus de la cheminée monumentale, on peut voir 9 statues de « preuses ». Viollet-le-Duc a fait représenter la reine d’Assyrie et de Babylone sous les traits de l’impératrice Eugénie. Dans la même logique, si vous voulez croiser cet incroyable architecte, il a laissé son portrait sur la façade de la chapelle. Le pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle est en effet représenté sous ses traits !

Pour les kids :

Télécharger gratuitement le livret enfant en cliquant sur http://www.chateau-pierrefonds.fr/Explorer/Livret-enfant

Infos pratiques :

  • Tarifs : gratuit le 1er dimanche du mois (comme tous les monuments nationaux) ainsi que pour les jeunes de moins de 18 ans, les 18-25 ans, les demandeurs d’emploi, les enseignants (avec le Pass education), les handicapés civils avec un accompagnateur par personne. Pour les autres : tarif individuel : 8 euros. Possibilité de commander en ligne (en même temps que le billet) le livre Itinéraires du Patrimoine au tarif de 8 euros (en plus du billet d’entrée). Dans l’actuel contexte sanitaire, il faut réserver ses billets en ligne sur le site : http://www.chateau-pierrefonds.fr/
  • Accès : Château de Pierrefonds, Rue Viollet-le-Duc 60350 Pierrefonds.  Tél. 03 44 42 72 72 . En train : Paris gare du Nord => Compiègne : 52 minute sen TER.  

Que faire à proximité ?

Goûter à l’embarcadère de Pierrefonds
  • Faire une pause à « L’embarcadère de Pierrefonds ». On y va pour manger des plats de brasserie (comme des moules frites), ou goûter (des gaufres, des crêpes). La vue sur le lac et le château est magnifique. Nous étions situés dans une barque réaménagée en table « posée » sur l’eau, très agréable… On peut aussi louer au même endroit des pédalos. Tarifs pour 30 minutes : adultes : 4,80 euros, enfant (-12 ans) : 3,70 euros.  Etablissement saisonnier, ouvert tous les jours de mars à novembre (selon la météo). Pas de réservation. Location de pédalo www.lembarcadere-pierrefonds.fr Chaussée Deflubé. 60350 Pierrefonds. Tel : 09-52-80-12-26.
  • Visiter le palais de Compiègne et son parc.
  • Visiter le musée de l’armistice au cœur de la forêt de Compiègne. Cliquez sur ce lien pour en savoir plus : https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/2020/08/29/quand-lhistoire-se-joue-dans-un-wagon-cache-au-milieu-de-la-foret-au-musee-memorial-de-larmistice-de-compiegne-60/
  • Se promener dans le village de charme de Saint-Jean-aux-Bois. C’est ici que Emile Carrara composa la mélodie de Mon amant de Saint-Jean chantée par Edith Piaf et plus récemment Patrick Bruel.

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Plein air, Un peu plus loin...

Quand l’Histoire se joue dans un wagon caché au milieu de la forêt . Au musée mémorial de l’armistice de Compiègne (60)

L’histoire rocambolesque d’un wagon !

Un tournant de l’histoire de notre pays s’est joué dans un simple wagon-restaurant de la Compagnie des Wagons-lits, la voiture 2419D ! C’est en effet à l’intérieur que furent signés les armistices du 11 novembre 1918 et du 22 juin 1940. Un véritable lieu de mémoire à lui tout seul ! Aujourd’hui, on ne peut pas monter à bord mais on longe tout le wagon et l’intérieur est bien visible. Des étiquettes permettent de comprendre où étaient assis les plénipotentiaires en 1918.

Il a été ainsi réquisitionné pour pouvoir signer en toute discrétion l’armistice de la Première guerre mondiale, en pleine forêt de Compiègne, sous la houlette du maréchal Foch. Il est ensuite exposé dans la cour de l’école des Invalides de 1922 à 1927 puis revient dans la clairière de l’armistice. Pendant la deuxième guerre mondiale, la voiture est à nouveau sous les feux de la rampe :  le 22 juin 1940, Hitler décide d’humilier les Français et leur fait signer l’armistice dans la même clairière qu’en 1918 puis fait transporter le wagon en Allemagne. Il est d’abord exposé à Berlin puis déplacé dans un camp de prisonniers d’Ohrdruf. Il sera finalement détruit par un incendie accidentel en 1945 dans une gare à proximité du camp.  En 1950, le musée de l’armistice est reconstruit dans la forêt de Compiègne et un wagon de la même série, est installé et réaménagé avec les objets d’époque qui avaient été sauvegardés par le conservateur.

Le reste du musée :

Dans une pièce annexe, on peut découvrir à travers des jumelles des vues stéréoscopiques qui retracent en 3D les combats et les difficiles conditions de vie des soldats de la Première guerre mondiale.  800 images d’archives sont visibles par les visiteurs ! Des armes, des uniformes, de l’artisanat de tranchées (avec des bouts d’obus notamment) complètent l’ensemble. Enfin, la dernière partie du musée est consacrée à la marche vers la deuxième guerre mondiale et à l’armistice de 1940.

A l’extérieur : la clairière

Le char FT17 à l’entrée du musée.

Vous pouvez bénéficier d’une visite commentée sur votre smartphone en scannant le QR code présent au niveau du parking. Dans cet espace, des monuments ont été érigés en hommage aux victimes de la guerre notamment celui du maréchal Foch qui date de 1937. La Dalle sacrée, elle, fut inaugurée en 1922. Elle fut taillée dans le même granit que la tombe du soldat inconnu située sous l’Arc de Triomphe.

Infos pratiques :

  • Horaires : du 1er avril au 30 septembre : tous les jours de 10h00 à 18h00. Du 1er octobre au 31 mars : de 10h00 à 17h30. Fermé le mardi.
  • Tarifs : adultes : 7 euros, mineurs (de 7 à 18 ans) : 5 euros.
  • Accès : Route d’Aumont 60200 Compiègne. Tel : 03-44-85-14-18

Que faire à proximité ?

  • Visiter le palais de Compiègne et son parc (à 15 minutes de la clairière de l’armistice).
palais de Compiègne

  • Visiter le château de Pierrefonds, à 30 minutes de la clairière de Compiègne.
  • Faire une pause à « L’embarcadère de Pierrefonds ». On y va pour manger des plats de brasserie (comme des moules frites), ou goûter (des gaufres, des crêpes). La vue sur le lac et le château est magnifique. Nous étions situés dans une barque réaménagée en table « posée » sur l’eau, très agréable… On peut aussi louer au même endroit des pédalos. Tarifs pour 30 minutes : adultes : 4,80 euros, enfant (-12 ans) : 3,70 euros.  Etablissement saisonnier, ouvert tous les jours de mars à novembre (selon la météo). Pas de réservation. Location de pédalo www.lembarcadere-pierrefonds.fr Chaussée Deflubé. 60350 Pierrefonds. Tel : 09-52-80-12-26.
Vue sur le château de Pierrefonds depuis « L’embarcadère de Pierrefonds »

  • Se promener dans le village de charme de Saint-Jean-aux-Bois. C’est ici que Emile Carrara composa la mélodie de Mon amant de Saint-Jean chantée par Edith Piaf et plus récemment Patrick Bruel.

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