Publié dans Châteaux, musées, monuments

Pop Air, une expo sacrément gonflée ! (75) !

Ludique, onirique, artistique, voilà ce que vous promet cette expérience particulièrement originale à la Grande Halle de la Villette jusqu’à la fin de l’été 2022.

Le concept :

En collaboration avec le Balloon Museum de Rome, une quinzaine d’artistes internationaux se sont réunis pour vous proposer un projet d’art immersif. Plus de 5000 m2 d’espaces ont été organisés pour vivre une expérience colorée et musicale. Une plongée – au sens propre et figuré-  dans l’insolite, pour tous les âges !

Du 19 mai au 5 juin, Pop Air pourra aussi se vivre en version « augmentée » : l’artiste chorégraphe William Forsythe investira les lieux avec son White Bouncy Castle. Les visiteurs seront invités à tomber, rebondir dans cette grande création !

L’avis des filles :

Chloé : « C’est une exposition qui n’est pas ordinaire, à laquelle on participe. Au fil de l’expo, on traverse des mondes très différents. En plus, on découvre plein de choses, de nouvelles techniques… et c’est très amusant ! Il y a même des attractions où l’on peut jouer dedans comme la piscine à balles XXL ou le serpent géant. Nous avons même pu nous mettre en scène dans plein de décors sur le thème des ballons, cela nous a fait de supers souvenirs ! »

Margaux : «C’est un expo géniale ! Mon lieu préféré : la piscine à balles, j’ai adoré les jeux de lumières ! Chaque salle est différente, celle avec les bulles de fumée est très poétique, d’autres sont drôles ou sportives (comme le « Serpent rouge »). »

Infos pratiques: 

Dates/horaires : Du 14 avril au 21 août 2022. Ouvert 7 j/7. Lundi au vendredi de 14h00 à 20h00. Samedi, dimanche et jour fériés, vacances scolaires de la zone C : 10h00 à 20h00. A partir du 17 juin : nocturnes : les vendredi et samedis fermeture à 22h00.

Un « plouf » dans la piscine à balles!

Tarifs:

  • En semaine (du lundi au vendredi) :  tarif plein = 18€, tarif réduit (- 26 ans, personne en situation de handicap, demandeurs d’emploi) : 14 €, pack famille (2 adultes + 2 enfants de 4 à 11 ans) = 50 €, – 12 ans : 10 €, – 4 ans = gratuit.
  • Samedi, dimanche et jours fériés : tarif plein= 20 €, tarif réduit = 18 €, pack famille = 60 €, – 4 ans = gratuit

Lieu : Grande Halle de la Villette. Adresse : 211 Av. Jean Jaurès, 75019 Paris.

Accès : Métro ligne 7 Porte de Pantin, Tramway T3b Porte de Pantin, bus 75 et 151 station « Porte de Pantin ». Parking sud « Cité de la musique »

Que faire autour ?

  • Se promener dans le parc de la Villette
  • Tester Little Villette
  • Découvrir les dernières expositions de la Cité des sciences, participer à une session à la Cité des Enfants  (lisez notre article «Faire des expériences à la Cité des Enfants » ), visiter le sous-marin l’Argonaute (lisez notre article « Plongez sous la mer à bord de l’Argonaute »).

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Se faire flasher au musée français de la photographie (91)

Le musée:

Avec plus d’un million de clichés et 25 000 objets, le musée de Bièvres comporte un des fonds les plus importants dédié à la photographie de notre pays ! Il est né dans les années 1960 à l’initiative de Jean et André Fage. Aujourd’hui, le musée est géré et animé par le département de l’Essonne. Depuis 2014, des expositions temporaires permettent de faire tourner les photographies et le matériel afin de mieux les préserver.

Des appareils photographiques, du matériel de laboratoire, des images de professionnels, d’artistes ou d’amateurs, des documents anciens, des affiches publicitaires vous feront découvrir le thème du portrait sous toutes ses formes.

Une exposition dans le parc complète aussi la visite.

Les activités :

Nous avons testé « Enquête au musée » et ce fut une excellente expérience !

Le laboratoire

Le concept : à partir de photographies anciennes et d’appareils photos de différentes époques, il faut résoudre une énigme laissée par une grand-mère à l’attention de sa petite-fille. Au fil des épreuves (codes à décrypter, puzzles etc.) on découvre le fonds du musée et surtout des techniques photographiques telles que le light painting. Le must : le passage dans le labo photo pour développer notre propre cliché en noir et blanc ! Tarif : 5 euros/ personne. Pensez à réserver ! musee.photo91@cd-essonne.fr  Tel : 01 69 35 16 50.

D’autres manifestations ou ateliers jalonnent l’année (Nuit des musées, histoire de la photographie, prise de vues…).

L’avis des filles :

Chloé: « Le musée est très intéressant car on découvre plusieurs techniques de photo. L’enquête était très bien car on pouvait manipuler des objets et des anciennes cartes postales donc c’était concret. Dans le labo, le fait d’être dans le noir avec la lumière rouge donnait l’impression d’être sur un plateau de tournage de film! J’ai appris comment développer une photo comme à l’époque de Maman. En plus, nous sommes repartis avec un souvenir! »

Margaux: : « L’enquête permettait d’aller dans plusieurs lieux du musée, à l’intérieur et à l’extérieur. Les deux ateliers étaient très intéressants et rajoutaient du rythme à l’histoire. J’ai surtout apprécié les techniques du développement de la photo en noir et blanc. Le light painting m’a donné envie d’en refaire et de le faire découvrir à d’autres ! Une sortie pleine de bonnes surprises ! ».

Infos pratiques :

  • Horaires : ouvert du mercredi au dimanche (sauf les jours fériés) de 13h30 à 17h30.
  • Tarifs : Entrée gratuite. Livret-découverte pour les plus jeunes disponible gratuitement à l’accueil du musée.
  • Accès : RER C direction Versailles-Chantier, descendre à Bièvres, emprunter le bus 15 jusqu’à l’arrêt Cholette. RER B direction Saint-Rémy-les-Chevreuse, descendre à Massy-Palaiseau.  Correspondance pour Bièvres par le RER C. Emprunter le bus 15 jusqu’à l’arrêt Cholette. 

Que faire autour ?

  • Prendre le goûter dans une librairie ! La vue sur la vallée depuis la terrasse est imprenable! Mille feuilles: 28 rue de l’église, 91570 Bièvres.
  • Faire du shopping à « Blaise aime les fraises », un concept store pour les kids, 13 rue de Paris
  • Participer à un atelier créatif à « L’atelier d’Archibald ». 21 rue de Paris, 91570 Bièvres.
  • Visiter le château des Roches. La banquier Bertin y recevait souvent des écrivains dont Victor Hugo. Maison littéraire Victor Hugo, 45 rue de Vauboyen, 91570 Bièvres.
  • Se balader le long de la Bièvre.
  • Se défouler dans le parc de Louis Ratel.
Publié dans Châteaux, musées, monuments

Se promener au milieu des papillons, comme en Amazonie (78)

Le concept :

Depuis 30 ans, la jardinerie Poullain propose au public une déambulation au milieu d’une jungle équatoriale. Avec ses 28 °C, son taux d’humidité de 80% et sa végétation luxuriante, on s’y croirait ! A l’intérieur, on croise des centaines de papillons exotiques.

Des panneaux explicatifs et des quiz jalonnent le parcours. Au niveau des « bars à fruits », les papillons viennent s’abreuver en nectar. La serre a effet installé des tubes à l’intérieur desquels sont placés des compléments alimentaires. C’est l’occasion idéale pour mieux les observer avec les loupes mises à disposition.

Un conseil : si vous voulez qu’ils vous approchent plus facilement, voire qu’ils se posent sur vous, habillez-vous de couleurs vives, ces insectes les adorent !

Ne soyez pas étonnés de croiser des petites cailles en provenance d’Asie. Elles sont bien utiles en mangeant les prédateurs de la serre tels que les fourmis ou les araignées !

A la fin de la visite, vous finirez par un parcours luminescent, à la frontière entre art et science. La scénographie, onirique et poétique est signée Aglaé.

Les papillons :

Après l’accouplement, la femelle, pond ses œufs sur une plante haute. Au bout d’une semaine à 10 jours, la chenille éclot, grandit et mange sa coquille. Son temps de croissance varie de 15 jours à un mois selon la taille du papillon. La chenille se transforme ensuite soit en chrysalide si c’est un papillon de jour soit en cocon si c’est un papillon de nuit.

Eclosion : le temps de naissance varie entre 30 secondes et 2 minutes. Le papillon nait avec sa taille définitive. En moins de 15 minutes, les ailes se développent. Le papillon laisse pendre à la verticale ses ailes en attendant qu’elles durcissent (cette étape dure 1 à 2 heures).  Puis il s’envole, c’est l’«émergence » !

La serre aux papillons reçoit environ 900 chrysalides par semaine qui arrivent directement de fermes d’élevage situées aux Philippines, au Costa Rica ou en Afrique.

L’avis des filles :

Chloé : « Il y avait beaucoup de papillons ; certains étaient très beaux, surtout les bleus. En plus, il y avait quelques poissons et des petites cailles qui courraient partout ! Ce qui est bien, c’est que les papillons ne sont pas enfermés dans des cages mais ils volent juste au-dessus de nos têtes, se posent parfois sur nous ! L’ambiance est tropicale, avec plein de plantes exotiques! »

Margaux : « Se retrouver dans une serre pleine de papillons était très poétique. En plus, j’ai appris plein de choses sur ces petites bêtes ! On avait l’impression d’être en Amazonie, ce qui rendait la visite si originale. J’ai beaucoup aimé les toucher et les observer à la loupe ».

Infos pratiques :

  • Accès : La serre aux papillons, au sein de la jardinerie Poullain, 1 avenue des platanes, 78940 La Queue-les-Yvelines.  Tel : 01-34-86-67-55.  www.serreauxpapillons.fr

En train : transilien Ligne N (Paris Montparnasse-Dreux. Descendre à Garancières la Queue puis 20 minutes à pied.

  • Tarifs : 9,5€/adulte, 7 €/enfant. NB : vous bénéficiez d’une petite réduction si vous disposez du Pass Malin (à télécharger sur le site http://www.passmalin.fr).
  • Ouverture : de mi-février au 1er week-end de décembre inclus.  De 9h30 à 18h00. Durée de la visite : environ 1h00.
  • Fête ton anniversaire ! Les samedis et dimanches à partir de 15h00. Groupes de 5 enfants minimum. Visite et atelier (ex : création d’une jardinière destinée à l’ accueil des papillons, ou atelier parfum pour reconnaitre les plantes, fruits et nourritures des chenilles et papillons.  Atelier : 4,5 €/enfant, visite : 6,5 €/enfant.

Que faire autour ?

Tour Anne de Bretagne
  • Zoo de Thoiry (Lisez notre article « Rencontrer les big five à Thoiry »)
  • France miniature (Lisez notre article « Se prendre pour un géant à France miniature »)
  • Goûter dans le beau village de Montfort-L’Amaury, au pied de la Tour Anne de Bretagne qui domine la ville.

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Plein air

Replonger dans 800 ans d’histoire de France au château de Fontainebleau

Fontainebleau est le seul château habité par tous les souverains du XIIe  au XIXe siècle, et le plus meublé des châteaux royaux français. Il présente à la fois des chefs d’œuvre de la Renaissance commandés par François Ier, les intérieurs raffinés de Marie-Antoinette, l’appartement d’apparat de Napoléon Ier… Il est le témoin de la vie de cour des souverains, officielle et intime.

Le zoom historique :

Le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et permet une plongée dans l’histoire, du Moyen-âge jusqu’au XIXe siècle. C’est en 1528 que François Ier fit construire le château (du Moyen-âge il reste seulement le donjon qui domine la cour Ovale), séduit par ce site giboyeux. Il en fit le berceau de la Renaissance française. La Galerie qui porte son nom en est un magnifique exemple avec son abondance de lambris de bois sculptés. Saviez-vous que le roi portait la clef de ce lieu à son cou pour le faire visiter à ses invités de marque ?

Henri IV est l’autre grand bâtisseur. Il ouvrit et agrandit la cour Ovale. Il fit aussi bâtir l’aile abritant deux galeries superposées. Au XVIIIe siècle, Louis XV fit bâtir le Gros Pavillon. La Révolution épargna le château qui fut néanmoins vidé de ses meubles. Napoléon Ier le remeubla et en fit sa résidence impériale. C’est ici que l’on peut voir l’unique salle de trône napoléonienne encore existante! Et c’est aussi à Fontainebleau que Napoléon Ier fit ses adieux lors de son abdication en 1814 avant d’être exilé sur l’île d’Elbe. Enfin, son neveu, Napoléon III fit quelques changements, essentiellement dans les décors intérieurs.

Pour les kids :

  • Location de costumes : La Compagnie Les Arlequins propose de vivre une expérience unique en découvrant le château en costumes d’époque. Moins de 12 ans : 8 € ; 12 ans et + : 12 €.

Dans les jardins :

  • Le Petit train : tour du parc d’une durée de 35 minutes avec audioguide. 8 €/adulte, 4 €/enfants (de 4 ans à 12 ans)
  • Faire un tour de barque : sur l’étang aux Carpes. Tous les jours de mai à août. Départ Cour de la Fontaine à partir de 10h30. 5 € les 30 minutes, 8 € de l’heure.
  • Faire un tour de calèche : promenade commentée. Durée 20 minutes. Départ Porte dorée. Adultes : 7,5 €, enfants (de 4 à 18 ans): 5 €.
  • Faire un tour de montgolfière : départ tous les jours d’avril à octobre. Départ au Grand canal. Renseignements au : 03-80-97-38-61

Appli « Little globe trotter ». Un parcours ludique avec des explications en dessins-animés, des jeux, des quiz parents/enfants et des cartes postales numériques.  N’oubliez pas vos écouteurs ! Payant (3,49 €).

Infos pratiques :

Le château :

Ouvert tous les jours sauf le mardi et le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre

Horaires :

  • D’octobre à Mars : de 9h30 à 17h00
  • D’avril à septembre de 9h30 à 18h00
  • Les cours et les jardins sont ouverts :
  • De novembre à février de 9h00 à 17h00
  • En mars, avril et octobre : de 9h00 à 18h00
  • De mai à septembre de 9h00 à 19h00

Tarifs :

  • Gratuit le 1er dimanche de chaque mois (conseillé de réserver vos billets en ligne).
  • Adultes : 13 €, – de 18 ans : gratuit

Le parc est ouvert toute l’année (24h/24)

Renseignements :

Accès :

Place Charles de Gaulle, 77300 Fontainebleau 

Que faire autour ?

  • Se promener dans le village de peintres de Barbizon
  • Se ressourcer dans la forêt de Fontainebleau
  • Se détendre à l’hôtel Demeures de Campagne du Coudray-Montceaux (lisez notre article : « Se ressourcer aux Demeures de Campagne du Parc du Coudray »!)  
Hôtel Parc du Coudray
Publié dans Châteaux, musées, monuments

Rendre visite aux Grands hommes au Panthéon (75)

Le zoom historique :

En 507, après sa conversion au christianisme, le roi Clovis fonde une première basilique destinée à abriter sa sépulture et celle de son épouse Clotilde. Ste Geneviève, qui avait protégé la ville des barbares y est inhumée en 512. Après sa mort, les Parisiens l’ont honorée pour qu’elle continue de protéger la ville.

En 1744, après une grave maladie dont il attribue la guérison à Ste Geneviève, Louis XV décide de consacrer à celle-ci un édifice religieux. Le projet est alors confié à l’architecte Soufflot. Pendant la Révolution française, en 1791, les députés décidèrent d’honorer des personnages importants après leur mort. L’église fut alors transformée en temple laïc. Au cours du XIXe siècle, le bâtiment changea plusieurs fois de fonction, tour à tour église Sainte-Geneviève ou panthéon des grands hommes… Depuis la mort de l’écrivain Victor Hugo en 1885, le Panthéon est définitivement consacré aux grands hommes de notre pays.  

L’extérieur, l’architecture :

Le projet architectural de Soufflot est une église qui puise dans différents registres : le gothique (pour sa nef voûtée et ses arcs-boutants), le byzantin (pour sa coupole), le classique mais surtout le gréco-romain (avec notamment son fronton triangulaire et ses colonnes corinthiennes).

La façade principale s’ouvre sur un péristyle monumental, inspiré du Panthéon de Rome. Elle est surmontée d’un fronton triangulaire qui représente la Patrie (au centre) donnant la Liberté et protégeant à sa droite les Sciences (représentées par de nombreux grands savants , des philosophes, des écrivains et des artistes) et à sa gauche l’ Histoire (représentée par les grands personnages de l’État et des étudiants de l’Ecole polytechnique).

La visite :

  • La crypte :

Il vous faudra peut-être commencer par celle-ci car elle ferme parfois avant la nef. Cette partie du monument est presque souterraine. Les caveaux sont répartis dans de longs couloirs ou galeries. A la porte de chaque caveau sont gravés les noms des grands hommes qui s’y trouvent : des dignitaires de l’Empire, de grands écrivains (Victor Hugo, Emile Zola, Alexandre Dumas), de grandes figures de la lutte pour l’égalité (Victor Schoelcher, Jean Jaurès, Aimé Césaire), des résistants (Germaine Tillion, Pierre Brossolette, Jean Moulin), des scientifiques (Pierre et Marie Curie). Joséphine Baker y entra le 30 novembre 2021.

Des bornes à l’entrée de chaque caveau proposent une rapide biographie de chaque personnage illustre.  Certains ont des caveaux plus impressionnants comme les philosophes Voltaire et Rousseau. Le cœur de Léon Gambetta, le fondateur de la IIIe République a été placé dans une urne dans le mur de l’escalier d’accès depuis le 11 novembre 1920 (le même jour que la cérémonie où le soldat inconnu a été inhumé à l’Arc de Triomphe).

  • Le niveau principal :

La coupole : elle s’élève à 67 mètres de haut. Elle est décorée d’une peinture représentant les grands personnages de l’histoire de France autour de sainte Geneviève.

La coupole

Le Pendule de Foucault : Au XIXe siècle, le scientifique Léon Foucault est venu au Panthéon pour faire une expérience démontrant que la terre tourne sur elle-même. Il a profité de la grande hauteur sous la coupole pour y fixer un pendule. Il est composé d’une boule de 47 kg suspendue à un fil très résistant. Le pendule se balance au-dessus d’une table ronde avec des traits – un cadran – qui indiquent l’heure. Il oscille toujours dans la même direction. Pourtant, si on revient à la fin de ta visite, on peut observer que le pendule n’indique plus la même heure ! Cela signifie que c’est le cadran, et donc la terre en dessous, qui tournent sur eux-mêmes.

La Convention nationale : Cette œuvre du sculpteur Sicard achevée en 1924 présente Marianne entourée des soldats de l’An II et de célèbres députés révolutionnaires.

Pour les kids :

Infos pratiques :

  • Horaires :

Du 1er octobre au 31 mars : de 8h00 à 18h00. Panorama fermé.

Du 1er avril au 30 septembre : 10h00 à 18h30. Panorama ouvert.

  • Tarifs :

Tarif individuel : 11,50 euros. Gratuit pour les moins de 18 ans, les 18-25 ans de l’UE, pass éducation, personnes handicapées et leur accompagnateur, demandeur d’emploi.

Tarif panorama : 3,50 euros (en plus du billet d’entrée), gratuit pour les bénéficiaires de l’entrée gratuite.

  • Accès :

Panthéon Place du Panthéon 75005 Paris.  Tél. : 33 / (0)1 44 32 18 00.

www.monuments-nationaux.fr

En transports en commun: Métro ligne 10, RER B (Luxembourg),Bus n° 21,27, 38, 82, 84, 85, 89.

En voiture: parking Indigo Soufflot-Panthéon, Parking Paripark Panthéon.

Que faire autour ?

  • Se balader dans le Jardin du Luxembourg
  • Visiter le Sénat
  • Boire un chocolat chaud à Choupinet, 58 bd St-Michel, 75006 Paris.

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Plonger dans l’histoire de Paris au Musée Carnavalet (75)

C’est le plus ancien musée de la ville de Paris ! Il ouvre en 1880, au cœur du Marais.

Un lieu chargé d’histoire :

En entrant par la rue de Sévigné, le visiteur découvre l’hôtel particulier des Ligneris (président du Parlement de Paris), un des rares témoins de l’architecture de la Renaissance,avec le Louvre. Au XVII ème siècle, il est vendu à l’épouse du chevalier Kernevenoy, surnommé « Carnavalet ». Ce nom déformé est ensuite resté dans la postérité. A partir de 1660 Mansart rajoute deux ailes au bâtiment initial. En 1677 la marquise de Sévigné s’y installe pendant 17 ans, trouvant enfin une demeure à sa convenance : « un bel air, une belle cour, un beau jardin, un beau quartier ». La ville de Paris racheta l’hôtel en 1866 pour en faire son musée et changea le nom de la rue en « rue de Sévigné ».

Portrait de Madame de Sévigné

La collection permanente :

C’est un musée immense ! Il contient plus de 625 000 œuvres de la Préhistoire à nos jours. Des peintures, des sculptures, des photos, des boiseries, des décors… Ces objets sont « authentiques », ont du vécu. On peut y voir notamment la montre d’Emile Zola ou des objets personnels de Marcel Proust.

La visite débute par la salle des enseignes. Il y en a des grandes, des petites, en fer forgé, en bois, en couleurs, des dorées… Un surprenant et très beau décor, témoignage de toute une galerie des métiers.

Le sous-sol est consacré à la période de la Préhistoire, de l’Antiquité et du Moyen-âge. Une pirogue de 5 mètres de long, des pièces en or et bien d’autres choses ont été retrouvées lors des travaux de Bercy à la fin du XXe siècle. L’occasion d’en savoir plus sur le peuple des Parisii ! Les Romains s’installent au Ier siècle avant JC, apportent leur civilisation, sans détruire celle des Gaulois : un plan de la ville en damier, des thermes et un amphithéâtre, c’est le début de « Lutèce ». Au IVe siècle, au moment où la ville se déplace à l’intérieur des remparts de l’île de la Cité, elle prend le nom de « Paris ».

Les XVIIIe et XVIIIe siècle : les salles de cet étage font partie de l’histoire du musée depuis sa création. Plusieurs décors ont été remontés à l’identique et témoignent de la décoration intérieure de riches hôtels particuliers parisiens. Les loisirs de l’époque sont bien mis en scène : la musique, les jeux de société, discuter…

Connaissez-vous les « folies » ? Ce sont des maisons de campagne construites par de riches Parisiens autour de la capitale. Elles disposaient souvent d’un grand jardin avec un cours d’eau, des ponts et des attractions. Parfois, elles étaient même ouvertes au public certains jours.

Salon Demarteau

Le musée est très grand et nécessite plusieurs heures de visite si l’on veut bien en profiter. Le plus simple est peut-être de cibler une période de l’histoire de Paris et d’y retourner pour voir la suite !

Pour les kids :

  • Le « parcours à hauteur d’enfant » offre un étiquetage visible par les plus petits et reformulé.
  • De nombreux dispositifs numériques (qui proposent des films d’animation, des petits jeux…) jalonnent le parcours.
  • L’application « musée Carnavalet », téléchargeable gratuitement, possède des commentaires adaptés aux enfants
  • Des formules spécialement pensées pour les enfants existent comme des contes, des visites-ateliers (ex « les enfants de Paris »).

Infos pratiques :

  • Accès :

23 rue de Sévigné 75003 Paris Tél : 01 44 59 58 58 https://www.carnavalet.paris.fr/

Transports: Métro ligne 1 : Arrêt Saint-Paul, ligne 5 : Arrêt Bréguet Sabin, ligne 7 : Arrêt Pont-Marie, ligne 8 : Arrêt Chemin Vert.

  • Horaires : Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
  • Tarifs : Les collections permanentes du musée sont gratuites et en accès libre, sans réservation. 

Que faire autour ?

  • Se manger un gâteau au salon de thé Le loir dans la Théière. Un esprit brocante dans un univers à la déco colorée! 3 rue des Rosiers, 75004 Paris.
Publié dans Châteaux, musées, monuments, le shopping des kids

S’émerveiller à l’expo Playmobil « Un noël fantastique » à Versailles (78)

Les vacances de Noël sont là. Profitez-en pour découvrir cette jolie exposition dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Versailles. L’association Play-Original, avec les pièces de l’artiste Jean-Philippe Broussin, a mis en scène tout un décor autour de la féérie de Noël. On peut ainsi observer l’atelier de la fabrication des jouets mais aussi le monde des fées, un univers glacé digne de la Reine des Neiges, la station de ski et même le chemin de traverse où Harry Potter va pouvoir acheter ses bonbons. Cerise sur le gâteau : une magnifique reconstitution d’un célèbre château… qui nous fait penser à celui de Louis XIV !

Les fans de ces petits sujets en plastique pourront aussi se faire plaisir à la boutique et prendre une photo souvenir au photocall.

Infos pratiques :

  • Date/horaires :

Du dimanche 19 décembre 2021 au dimanche 2 janvier 2022.Tous les jours de 10h00 à 18h00. Dernière entrée à 17h30 (à 15h30 les 24 et 31 décembre).  Ferme à 16h les vendredis 24 et 31 décembre au lieu de 18h.

  • Tarif : Entrée gratuite.
  • Lieu : hôtel de ville, 4 avenue de Paris, 78000 Versailles. Tel : 01-30-97-80-00

Pass sanitaire pour les plus de 12 ans.

Que faire autour ?

  • Visiter le château de Versailles (plus d’infos dans notre article : « Assister au lever de Louis XIV) et profiter de l’exposition « Les animaux du roi » jusqu’au 13 février 2022
  • Se balader dans les jardins de Versailles (plus d’infos dans notre article « Se promener en compagnie de Diane, Aphrodite, Héraclès and co »)
  • Découvrir le domaine de madame Elisabeth (plus d’infos dans notre article « Sur les pas de Madame Elisabeth »)
  • Faire du shopping à Sostrenegrene : un de nos coups de cœur pour le matériel DIY afin de fabriquer des petits bricos! Adresse : 28 rue du maréchal Foch, 78000 Versailles
Publié dans Châteaux, musées, monuments

Découvrir de nouvelles techniques artistiques à La Maison des Arts d’Antony (92)

Un peu d’histoire :

La Maison des Arts est située dans l’ancienne propriété Bourdeau. Au milieu de ce parc romantique situé au cœur de la ville se dresse une belle demeure construite sous Napoléon III. Elle est acquise en 1894 par madame de Livio, veuve d’un ancien consul de France. Leur fils Auguste de Livio, diplomate, ministre plénipotentiaire, conserve la propriété jusqu’à sa mort en 1931. Charles Bourdeau, gendre du diplomate, qui habite Antony, en hérite. Elle devient propriété communale en 1967. Occupée par la bibliothèque municipale pendant plus de vingt ans, elle est rénovée à partir de 1991. Aujourd’hui, la propriété abrite la Maison des arts et l’Atelier-Musée du pays d’Antony.

Cette demeure classée aux Monuments historiques est agrémentée d’un parc ombragé, où l’on admirera des arbres centenaires remarquables comme les tilleuls argentés et les séquoias géants.

Expositions temporaires :

La maison des arts est un lieu culturel qui a pour vocation la sensibilisation du public aux arts plastiques lors d’expositions variées (peinture, dessin, sculpture, gravure, photo). La démarche est de sensibiliser à l’art contemporain.

Les salles d’exposition couvrent trois niveaux de 120 m2 chacun. Un second bâtiment de 130 m2, le « Jardin d’hiver », accueille des conférences et des vernissages.

Pour les kids :

  • Mercredis Lecture en partenariat avec la bibliothèque municipale
  • Spectacles (de musique, de danse…).
  • Ateliers pratiques certains mercredis précédés d’une visite guidée (2 h en tout)
  • Livret-jeux disponible à l’entrée gratuitement

L’Atelier-musée du pays d’Antony :

L’Atelier-Musée du Pays d’Antony est une association créée en 1990. Elle a pour but de rechercher, préserver, restaurer et faire connaitre le patrimoine et les traditions d’Antony et des communes voisines. Au sous-sol de la Maison des arts, on peut découvrir un petit espace qui relate l’histoire du Pays d’Antony, son urbanisme, ses traditions, ses habitants et leurs métiers, ses richesses patrimoniales. On peut ainsi découvrir une reconstitution de l’atelier du bourrelier Charles Goudet, installé à Antony de 1903 à 1923, avenue de la division Leclerc qui était un grand lieu de passage des cavaliers, des chariots et des diligences.

Reconstitution de l’atelier de Charles Goudet

L’avis des filles :

  • Chloé : la maison des arts, je trouve ça très sympa. La visite de l’exposition n’est pas très longue et permet de trouver de l’inspiration et de découvrir d’autres arts que l’on ne connaissait pas. Pendant l’atelier, on teste des choses, on se met dans la peau du métier et après on ramène notre création chez nous. Récemment, nous avons visité l’expo « A polis et à plumes ». Broder avec ses cheveux, j’ai trouvé cela très intelligent. Les plumes, c’est TRES joli.  On peut faire des décors de végétation, des animaux… Les thèmes sont toujours très différents ».
  • Margaux : L’exposition « A poils et à plumes » porte sur un thème très original et passionnant ! Ce n’était pas du tout ennuyeux, les œuvres étaient très belles et j’ai adoré l’idée du recyclage ! Encore une fois, l’atelier était très réussi et j’ai été très enthousiasmée par le résultat ! »

Que faire autour ?

  • Se détendre dans le parc Bourdeau (jeux pour enfants)
  • Prendre un goûter à Ocean Tree canadian coffee and store, avec des cookies au mapple sirup, entrée au bout du parc Allée Louise, 28 rue Auguste Mounié)
  • Acheter un livre sympa à La Passerelle (face au marché).

Infos pratiques :

Maison des Arts 20 rue Velpeau, Parc Bourdeau, 92160 ANTONY   RER B, station « Antony »     www.ville-antony.fr     Tel : 01-40-96-31-50

Ouverture :

Samedi et dimanche 14h00 à 19h00

Mardi à vendredi de 12h00 à 19h00

Tarifs : gratuit

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Visiter un musée « qui change votre regard sur la banlieue » (Fresnes, 94)

Cet écomusée créé en 1979 s’intéresse aux thèmes de la vie quotidienne sous l’angle des populations locales. Il travaille ainsi en étroite collaboration avec les habitants du Val-de-Bièvre en collectant leurs témoignages et parfois des objets afin de proposer des expositions au plus près des gens. Les thèmes sont aussi variés que l’urbanisation, la télévision, le travail, la condition féminine…

La ferme de Cottinville

L’exposition « la ville en partage »

Elle aborde la question des nouvelles formes d’implication citoyenne dans la fabrique de la ville, comment les habitants, les élus et les experts (architectes, urbanistes, des paysagistes…) coopèrent et confrontent leurs points de vue.

Des maquettes, des plans, des vidéos, des photographies présentent de manière très concrète différents projets du territoire du Grand-Orly-Seine-Bièvre. Par exemple, l’évolution du site d’Ivry-sur-Seine où une centrale thermique à charbon était en service depuis les années 1960. Le lieu géré par EDF a fermé en 2015 et, en attendant la construction de l’une des gares du Grand Paris Express, a vu s’implanter un projet artistique de 2018 à 2020.

Pour les kids :

 Pendant les vacances de Toussaint une chasse au trésor est proposée aux enfants de 7 à 12 ans (jusqu’au 7 novembre 2022). Un livret-jeu est distribué à l’entrée et c’est parti pour une découverte ludique de l’expo ! Un petit cadeau sera même donné à ceux qui réussiront à ouvrir le coffre ! Réservation obligatoire et gratuite sur exploreparis.com Durée de l’activité : entre ¾ d’heure et 1heure.

Expo « la ville en partage » jusqu’au 6 mars 2022

L’avis des filles :

  • Chloé : « La chasse au trésor était une bonne idée car il y avait des jeux à faire et on apprenait des choses en même temps. Chaque épreuve portait sur une ville avec un nouveau projet. Les jeux du livret étaient bien faits car ils étaient tous différents. J’ai trouvé très intéressant de construire sa propre ville car on peut ainsi se mettre à la place des habitants. Le cadeau était très bien ! »
  • Margaux : « C’était original de faire une chasse au trésor dans un musée. Le thème permettait d’« arpenter » des villes à côté de chez nous. A chaque îlot, on découvrait un nouveau quartier et des petits jeux associés. L’idée de construire sa propre ville était intéressante. Il y a même des coloriages pour les plus jeunes ! »

Infos pratiques :

  • Ouverture :

Mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Mardi, jeudi, vendredi, dimanche et jours fériés de 14h à 18h.

Ouvert les jours fériés sauf les 1er janvier, 1er mai, 25 décembre.
Fermeture annuelle en août.

  • Tarifs : entrée gratuite.
  • Accès :

Ecomusée du Val-de-Bièvre   Ferme de Cottinville    41, rue Maurice Ténine – 94260 Fresnes

Tel: 01-41-24-32-24

RER B arrêt Croix de Berny : TVM arrêt Montjean

RER B arrêt Antony : bus 286 arrêt Mairie de Fresnes

M° Porte d’Orléans : bus 187 arrêt Mairie de Fresnes

Porte d’Italie : bus 184 arrêt Mairie de Fresnes

Que faire autour ?

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Assister au lever de Louis XIV au château de Versailles (78)

Difficile quand on décide de visiter le château de Versailles de choisir la meilleure option tellement le site est vaste. Il vous faudra de toute façon revenir pour bénéficier des autres atouts du lieu.

Pour une première, la visite des grands appartements est néanmoins un grand classique. Car quand on pense à Versailles, on pense forcément à Louis XIV et à la Galerie des Glaces. Cette option vous permettra en effet de pénétrer dans les pièces incontournables fréquentées par le Roi Soleil et de rêver pendant 1h30.

La visite :

Les grands appartements sont des pièces qui servaient surtout lors des fêtes, des réceptions et des banquets. Le fil directeur de la décoration est celui des planètes et de la mythologie gréco-romaine où marbre, bronze, or, stucs, brocarts, taffetas, damas et velours mettent en valeur les statues et les portraits de famille afin de glorifier le roi Soleil.

En hiver, trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le jeudi, de 18h 00 à 22h00 avaient lieu les « Soirées d’appartements ». Chaque salle avait alors une fonction particulière :

  • Salon d’Hercule : il a servi autrefois de salle de bal. Mais il est surtout connu pour son immense plafond, de 480m2 (l’un des plus grands du monde) qui représente Hercule montant vers l’Olympe où Jupiter et Junon lui présentent sa future épouse, Hébé. Sur tout un mur, on peut aussi admirer le tableau Repas chez Simon peint en 1570 par Véronèse. Il fut offert par Venise pour remercier Louis XIV de l’avoir aidée contre les Turcs.
Repas Chez Simon, Véronèse, 1570
  • Salon de Vénus : c’est l’entrée principale du Grand Appartement, surnommée la « pièce de marbre ». C’est ici qu’était servie la collation, composée de confitures et de fruits lors des soirs d’appartement.  Statue de Louis XIV en empereur romain par Jean Warin. 
  • Salon de Diane : Louis XIV aimait beaucoup y jouer du billard tout en étant applaudi par les femmes de la cour.
  • Salon de Mars : c’est le début du Grand appartement. On y voit notamment les portraits de Louis XV et de son épouse.
  • Salon de Mercure : Il s’agit de la pièce où la famille royale jouait aux cartes et aux jeux de hasard. Mais c’est aussi ici que le petit-fils de Louis XIV dormit trois semaines avant de partir en Espagne pour y devenir roi et où la dépouille de Louis XIV fut placée en septembre 1715.
  • Salon d’Apollon :  il devient la salle du trône à partir de 1682. Le trône d’origine, en argent, mesurait 2,60 m de haut ! Il fut fondu et remplacé par un trône en bois. Quand le roi recevait en séance extraordinaire, le trône était déplacé dans la Galerie des Glaces.
  • Salon de la Guerre : le roi y tenait conseil. Tout le décor est à la gloire du Roi victorieux. Médaillon « Louis XIV victorieux et couronné par la gloire » par Coysevox

La Galerie des Glaces: elle est une commande de 1678 passée à Jules Hardouin-Mansart pour passer à l’abri entre les appartements du Roi et de la Reine. Contrairement à ce que l’on pourrait croire aujourd’hui, le lieu était accessible à tous, à condition de porter l’épée (que l’on pouvait louer aux grilles du château).  C’est à l’époque le lieu idéal pour les fêtes, les mariages, les réceptions d’ambassadeurs…   Elle demeure aujourd’hui un haut lieu de la diplomatie puisque les chefs d’Etas étrangers y sont souvent invités.

La Chambre du roi: c’est là qu’il dort à partir de 1701 et qu’il meurt en 1715. Elle est connue pour être un haut lieu de l’étiquette. Le roi se levait vers 8h30. Le premier médecin et le premier chirurgien l’auscultaient puis les membres de sa famille et quelques courtisans privilégiés assistaient au « Petit Lever » : le roi se levait, mettait sa robe de chambre et choisissait sa perruque. Puis le roi déjeunait et s’habillait, c’était le « Grand lever » auquel assistaient une centaine de courtisans ! Le lit était en hauteur pour se protéger d’animaux comme les chats, les chiens et les rats… Les rideaux étaient très utiles pour se protéger du froid.

La chambre du roi

Infos pratiques :

  • Localisation/accès : Place d’armes, 78000 Versailles. Tel : 01-30-83-78-00

RER C station « Versailles Château-rive gauche » puis il y a 10 minutes à pied pour se rendre au château. Parking payant sur la Place d’armes.

Autres visites spéciales enfants (10 euros en plus du droit d’entrée, 1h30) sur  le site : https://www.chateauversailles.fr/preparer-ma-visite/billets-tarifs?visite-tid=6

En complément :

  • Prenez un goûter dans le château au salon de thé Angelina
  • Fouinez dans le magasin de jouets La palette de Jeux (17 rue des 2 portes): une vraie caverne d’Ali Baba dans une adorable boutique!

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Plein air

Déambuler dans un « jardin d’eau » à Courances (91)

Dans ce domaine de 35 hectares de jardins, vous découvrirez des arbres bicentenaires, de nombreuses pièces d’eau et un joli jardin japonais.

Le parc :

Le nom de Courances tient de l’expression « eaux courantes ». Avec son cours d’eau- l’Ecole-, ses 14 sources et ses 17 pièces d’eau, l’endroit porte bien son nom ! En effet, l’eau est partout dans ce beau domaine : elle est crachée par des « Gueulards », elle coule autour de la Baigneuse, elle fait se refléter le château sur son Miroir… Le lieu était déjà renommé sous le roi Louis XIII qui faisait venir son eau de table d’une fontaine qui se situe dans le parc.

Il mérite donc bien son label « Jardin Remarquable », lui qui allie à la fois le « jardin d’eau de la Renaissance », le jardin à la française du XVIIe siècle avec des lignes rectilignes et géométriques et le jardin japonais.

Quelques incontournables de la promenade :

  • Le Miroir : cette création du XVIIIe siècle contient presque 1 hectare d’eau ! Des algues et des lentilles d’eau prolifèrent pour le plus grand régal de carpes végétariennes importées de Mongolie !

Le MIroir
  • Le Gros platane : labellisé « arbre remarquable » en 2015. Il est surnommé Samuel, en témoignage du propriétaire qui est l’origine de la rénovation du château en 1872, Samuel de Haber. Il fut planté en 1782, en même temps que les platanes de l’Allée d’honneur !
  • Le grand canal :  avec ses 463 mètres de longueur, pas étonnant que le roi Henri IV s’en inspira pour créer celui de Fontainebleau !
  • Le jardin japonais : il est petit mais magnifique et demande beaucoup de travail. Mis à part la tonte de sa pelouse, tout le travail se fait à la main.​​
Le Jardin japonais

En complément :

  • Visitez l’intérieur du château : le Baron Samuel de Haber, riche banquier suisse, l’a racheté en 1872 alors que le bâtiment avait été laissé à l’abandon pendant une quarantaine d’années. Il entreprend alors d’importants travaux de rénovation, rajoutant l’escalier en fer à cheval inspiré du château de Fontainebleau ainsi que la brique rouge en façade. Aujourd’hui, le château est encore privé, et il abrite quatre générations de la famille Ganay. Les visites guidées du château ont lieu toutes les heures à 14h30, 15h30, 16h30 et 17h30 (sauf en juillet et août).
  • Faites une pause goûter à la Foulerie, une bâtisse où l’on foulait le chanvre au XVIIe siècle. Le lieu est romantique et champêtre. Savourez un chocolat chaud et une part d’une délicieuse pâtisserie à la chaleur du poêle. De 14h00 à 18h30 le week-end, durant la saison d’ouverture du parc.

Pour les enfants :

  • Vous trouverez quelques jeux pour enfants dans le parc : balançoires, trapèze, corde…

L’avis des filles :

Chloé : « La sortie était très intéressante, le jardin était très beau et il y avait beaucoup d’eau. L’arbre Samuel était immense ! On peut marcher sur toutes les pelouses. A l’automne, c’est la saison des marrons, j’en ai ramassé plein ! On peut voir beaucoup d’oiseaux car il y a aussi beaucoup de forêts. »

Margaux : « C’est amusant de tomber sur des moutons au milieu du parc et quelques jeux pour se défouler. Le salon de thé est chaleureux et le fondant au chocolat délicieux ! ».

Infos pratiques :

Tél : +33 (0)1 64 98 07 36  www.domainedecourances.com

  • Ouverture : weekends et jours fériés du 3 avril au 1er novembre 2021 de 14h à 18h
  • Tarifs :

Visite du parc : Plein Tarif : 9 €, Tarif réduit (de 7 ans à 18 ans, plus de 65 ans) : 7 €,

Visite du parc + visite guidée du château : Plein Tarif : 12 €, Tarif réduit : 10 €

Gratuit pour les Courançois, les moins de 7 ans, ainsi que pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur.

Que faire autour ?

  • Passer par la boutique du domaine (adresse : rue du moulin, près de la place de la mairie) qui vend des légumes produits dans le potager du château certifié bio depuis 2015.
  • Visiter la maison de Claude François dans le village d’à côté : 32 rue du Moulin, 91490 Dannemois.
Publié dans Châteaux, musées, monuments

Se faire peur dans les Catacombes de Paris

L’histoire des catacombes de Paris :

Sous l’actuelle place Denfert-Rochereau, on extrayait du calcaire dit « Lutétien ». Il fut exploité de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle. Cette pierre a notamment servi à la construction des arènes de Lutèce, des thermes de Cluny ou encore de Notre-Dame de Paris. A la fin du Moyen-âge, l’extraction de la pierre devient souterraine. En 1777, sous le règne de Louis XVI, à la suite de plusieurs effondrements, les carrières sous Paris sont interdites et un service spécial, chargé de leur surveillance, est créé.

Le cimetière des Innocents dans l’actuel quartier des Halles, accueillait depuis le Moyen-âge la majorité des Parisiens. Mais au XVIIIe siècle, il devient saturé et entraîne des accidents sanitaires. En 1785, le conseil d’Etat du roi ordonne sa suppression.

Les autorités parisiennes décident alors d’un projet innovant : l’aménagement d’un ossuaire sous-terrain sous la plaine de Montrouge, dans les anciennes carrières de la Tombe-Issoire. Les premières évacuations ont lieu de 1785 à 1787. Le site est consacré « Ossuaire municipal de Paris » le 7 avril 1786 et s’approprie dès ce moment le terme mythique de « Catacombes », en référence aux catacombes de Rome.

Pendant la révolution française, les catacombes ont provisoirement servi de morgue pour les corps des personnes tuées lors des affrontements. À partir de 1809, les Catacombes deviennent accessibles au public.  Les transferts se poursuivent après la Révolution jusqu’en 1814 et reprennent de nouveau en 1840 lors des travaux d’urbanisme de Louis-Philippe et lors des chantiers haussmanniens de 1859 à 1860.

Les catacombes ont connu d’illustres visiteurs : le comte d’Artois (futur Charles X) en 1787, l’empereur d’Autriche François Ier en 1814, Napoléon III y descend avec son fils en 1860.

La visite :

L’accès aux galeries se fait en empruntant un escalier de 130 marches qui descend à 20 mètres de profondeur. Des couloirs longs et étroits suivent le tracé des rues (des plaques indiquent leur nom). Au bout de plusieurs de minutes de marche, on arrive enfin devant la fameuse expression de Virgile « Arrête, c’est ici l’empire de la mort ! ».

Dans les premiers temps, les ossements ont été jetés pêle-mêle par un ancien puits puis à partir de 1810, le lieu fut aménagé. Les os furent alors disposés de manière décorative avec des crânes et des tibias en façade -les os restants sont cachés derrière. Différentes plaques mentionnant des sentences ou des réflexions sur la fragilité de la vie humaine jalonnent le parcours.

La visite dure environ ¾ d’heure (davantage si vous louez un audioguide). Attention, il est difficile d’accès pour les poussettes et les fauteuils roulants. En bas, il fait frais (14°C) et humide, n’oubliez pas votre petite laine ! Le plus simple est d’opter pour des baskets.

Pensez à réserver à l’avance, le site est souvent plein, du moins le week-end.

L’avis des filles :

  • Margaux : « C’était une sortie très originale!
  • Chloé: « J’ai trouvé que ça faisait un peu peur mais il y a de la lumière donc cela rassure. Il y avait des messages assez effrayants… »

Infos pratiques:

  • Tarifs : Billets achetés en avance : Tarif plein : 29€ (audioguide inclus), Tarif réduit : 27€ (audioguide inclus), Tarif unique enfant (4 à 17 ans) : 5€t. Billets achetés sur place (attention, c’est souvent complet) ou en ligne le jour même : Tarif plein sans audioguide : 14€, Tarif enfant (- de 18 ans) : gratuit, audioguide en option : 5€ .
  • Accès : 1, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy (place Denfert-Rochereau) 
    75014 Paris. RER B, Métro 4 et 6 , bus 38 et 68 (arrêt Denfert-Rochereau), Parc de stationnement payant : 83 bd Saint-Jacques 75014 Paris
  • Horaires :

Du mardi au dimanche de 9h45 à 20h30, fermeture des caisses à 19h30. Les Catacombes sont ouvertes les 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 11 novembre. Fermeture les lundis et certains jours fériés : 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

Que faire à proximité ?

Publié dans Autres, Châteaux, musées, monuments

Balade au XVIIIe siècle au château de Gillevoisin (91)

Retour sur cette belle immersion dans le siècle des Lumières lors d’une journée exceptionnelle, le 26 septembre 2021 organisée dans le cadre du festival « Entre Juine et Renarde au fil de son histoire ».

Zoom historique sur le château :

La mention la plus ancienne du château date de 1479.  La légende raconte que du balcon du 1er étage, Henri IV, en route pour la conquête de Paris, guetta la venue de Gabrielle d’Estrées.  Jules Armand Stanislas Dufaure, ministre de la justice et président du Conseil en 1870 et 1871, y habita avec sa famille. Ils y séjournaient au printemps et en automne, y organisaient de grandes réceptions et des parties de chasse. A la mi XXe siècle, le château est vendu à un centre médico-éducatif pour des jeunes en situation de handicap qui y reçoivent un enseignement professionnel.

Les animations du 26 septembre 2021:

  • Dès l’arrivée, nous avons été étonnés de découvrir une ferme orientale sous une tente khaïma. Nous avons pu discuter avec les mazaries (fermiers) et caresser leurs adorables chèvres.
  • Les ateliers de la vie quotidienne : à l’atelier de calligraphie, nous avons testé le calame et le cachet de cire. Plus loin, nous avons observé la fabrication de papier et la bourrellerie.
  • Un stand de jeux d’autrefois était installé. A nous échasses, billard hollandais et table à glisser !
  • L’association Saor Alba nous a replongés dans les Highlands du XVIIIe siècle, en pleine révolte jacobine, alors soutenue par la France. L’occasion de découvrir le tir au mousquet (attention aux oreilles !).
Un petit air d’Ecosse
  • Il y avait aussi de la jonglerie avec un artiste très drôle qui savait aussi bien manier les balles, les massues et excellait en diabolo !
L’accrovoile
  • Le mât d’escalade (« Accrovoile ») : Alors que ce sont d’habitude les marins chevronnés qui se hissent en haut de ces mâts, les enfants (et les adultes) ont pu escalader ici un mât de 8 mètres de haut, comme au temps des Grandes découvertes ! Cette animation d’escalade maritime est inspirée des vaisseaux du XVIIIe siècle et des clippers du XIXe siècle.

Le tout au son de la musique d’époque et en compagnie de personnages en costumes reconstituant vie sociale du XVIIIe siècle.

L’avis des filles :

  • Chloé : «J’ai trouvé que le domaine était très beau. Il y avait beaucoup d’animations et les gens étaient déguisés donc on se croyait vraiment au XVIIIe siècle ; il y avait tout aussi bien les paysans que les nobles. Les animations s’enchainaient toutes donc on pouvait profiter de tout et ne rien rater. J’ai adoré l’atelier calligraphie. J’ai découvert un outil, le calame mais le clou de l’atelier c’était le cachet de cire ! Enfin, j’ai beaucoup aimé le mât de bateau qui était une activité très originale cela donnait un peu le vertige mais quand on sautait, c’était trop drôle ! »
  • Margaux : « Il y avait plusieurs activités par exemple, les jeux en bois. Le mât était une activité très originale ! Le spectacle était un mélange d’art du cirque et de spectacle comique. Les saltimbanques étaient très drôles ! »

Infos pratiques :

  • Château de Gillevoisin, 91510 Janville-sur-Juine

Que faire en complément ?

  • Découvrir les ânes :  Rev’Anion.  Cette association propose des balades à pied et à pas d’âne dans le domaine de Gillevoisin, à Lardy mais aussi des bivouacs en Essonne, des sorties à thème… Infos et réservation : réservation au 06 70 06 90 11.  https://revanion.jimdofree.com/
  • Se promener au domaine de Chamarande : parc classé « jardin remarquable », lieu d’exposition. On peut y faire des tours en barque de juin à septembre) : 5 € par barque (4 personnes). Entrée gratuite, RER C station « Chamarande » à 200 m de l’entrée du parc.  Domaine départemental de Chamarande. 38 rue du Commandant Arnoux. 91730 Chamarande. Tel : 01-60-82-52-01
  • Dormir dans les arbres : aux Cabanes de la Tour à Janville-sur-Juine 91510
  • Visiter le Musée volant de l‘aviation à Cerny

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Se perdre dans l’expo street art « L’Essentiel »

Le concept :

Le décor : un ancien bâtiment de la Poste datant de 1965… Ce lieu désaffecté a connu plusieurs vies : il fut occupé par le passé par un centre de tri postal, un bureau de poste et même récemment par un centre d’hébergement d’urgence pour des femmes isolées et leurs enfants ! Bientôt reconverti en logements sociaux, il a été confié il y a quelques mois à l’association Art Azoï pour un sacré défi : se réapproprier les lieux juste le temps d’un été à la sauce street art. Un beau terrain de jeux de 2000 m2 pour 43 artistes ! Le nom de ce groupe n’a pas été trouvé au hasard …. Il fait référence au statut de « non essentiel » des artistes lors de ces derniers mois de pandémie. Les amateurs d’art urbain vont être servis : graffitis, collages, lettrages, créations optiques ou sculptures au programme ! Une belle expérience collective d’art éphémère !

L’art de représenter le rebond d’un ballon…

La visite :

Chaque heure, un petit groupe de 19 privilégiés pénètre dans le labyrinthe… On déambule dans cet immense dédale en compagnie d’une guide qui présente rapidement les œuvres (et il y en a beaucoup) mais on peut aussi s’écarter du groupe pour tout découvrir de façon plus autonome (ce qui est assez fun pour les enfants).

Voici quelques-uns de nos coups de cœur :

  • Fuzi est un illustrateur, graffeur, tatoueur parisien.  « The Pool » est une œuvre acrylique et spray aérosol
  • « L’envers du décor » de Psyckoze, un artiste français qui laisse son empreinte sur les murs du monde entier depuis 1984, notamment dans les carrières souterraines de Paris.  
  •  « Palimpseste » de Madame. Elle utilise différents matériaux comme le papier, le bois, le métal, le tissu pour les faire parler.  En mélangeant texte et images, elle appose ensuite de grandes affiches dans la rue.
Palimpseste » de Madame
  • Les œuvres de Berthet One, auteur de bandes dessinées français.
  • Coup de cœur des filles : « Fire Flower » de Stéphane Parain (bois, grillage, ouate, led)   Cet artiste parisien s’inspire de la sculpture classique, des décors de théâtre et de l’art urbain.
« Fire flower » de Stéphane Parain
  • Jean-Charles de Castelbajac :(« L’essence-ciel »), célèbre styliste, designer, directeur artistique de la marque Benetton.
JC de Castelbajac

L’avis des filles :

Chloé : « J’ai trouvé que de présenter des œuvres d’art dans un autre endroit que dans un musée, c’était très original. C’était fait avec plein de matériaux : du fil, du coton, des lampes, des photos, de la peinture… A chaque fois que l’on rentrait dans une pièce, on voyait une œuvre d’art différente, une par pièce. En plus, il y en avait au plafond, sur les murs, sur le sol, accrochées. Ce qui était étrange c’est que même quand c’était peint, on voyait le côté abandonné du lieu, cela donnait un air mystérieux ».

Margaux : C’était une sortie très colorée, les œuvres étaient très différentes et il y avait beaucoup d’espace! J’ai particulièrement aimé l’œuvre qui représentait un ballon en mouvement car le mouvement est difficile à représenter. Quant à la création Fire flower , elle était très surprenante! ».

Infos pratiques :

Horaires : Du 1er juillet au 29 aout 2021, Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00

Adresse : 11 square Alban Satragne 75010 Paris. Métro : Gare de l’est.

Tarifs : Gratuit sur réservation sur le site officiel : lessentielparis.fr

Le bon plan : si vous n’avez pas eu de place sur internet, vous pouvez vous hasarder à venir 10 minutes avant l’ouverture. Parfois certaines personnes ont réservé mais ne viennent pas. Ça vous laisse un petit espoir, car cette exposition est prise d’assaut !

Que faire à proximité?

Testez le concept du café céramique à La Papoterie (à 32 stations de métro de l’expo). Pour plus d’infos, lisez notre article: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/#:~:text=%E2%80%93%202019%20%3A%20un%20passionn%C3%A9%20d’,%E2%80%93%203%20salles%20!

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Fabriquer sa médaille à la Monnaie de Paris (75)

La Monnaie de Paris est la plus ancienne usine de la capitale. Elle est installée sur le quai Conti depuis 1775 ! C’est ici que plus de 150 artisans fabriquent des pièces, des médailles, des objets d’art (plus de 300 000 objets par an !) mais pas les pièces de notre porte-monnaie qui elles sont fabriquées en Gironde.

Le musée :

Lors de la visite, on peut voir à travers des vitres différents corps de métiers et des artisans en train de travailler : le fondeur, le ciseleur, le graveur, l’émailleur etc…  On entre ensuite dans un espace sombre, comme dans une mine, pour mieux observer les différents minerais qui constituent nos pièces, notamment l’or, le cuivre, l’étain ou le nickel. Un peu plus loin, une grande salle présente l’évolution des techniques de frappe. On a pu tester la frappe au marteau qui était en place jusqu’au XVIe siècle. Le balancier puis la presse (à levier, à vapeur ou électronique aujourd’hui) remplacent peu à peu cette technique permettant une production plus régulière et plus importante.

Atelier Fabrique ta médaille !

Après une rapide visite du musée, place à la pratique pour reproduire les gestes du professionnel : dessin, estampage, gravure… On commence par crayonner sur du papier calque puis on reproduit l’image sur de la cire et enfin on place de la pâte à modeler sur celle-ci pour reproduire l’effet de la médaille. On repart avec son œuvre dans un bel écrin de la Monnaie de Paris, un beau souvenir et une belle expérience en famille !

A partir de 7 ans. Durée : 2 heures (½ de visite et 1h30 d’atelier). Tarif : 12€ par personne (incluant la visite du musée). A réserver en ligne sur le site : https://www.monnaiedeparis.fr/fr/activites-et-visites/activite-fabrique-ta-medaille

L’avis des filles :

Margaux :

« La visite était intéressante et ludique car on pouvait manipuler à certains endroits. L’atelier était très bien ! »

Chloé :

« Tous les jours, on voit des pièces de monnaie sans savoir d’où elles viennent. Dans ce musée, on découvre leurs matériaux et leur fabrication. J’ai aussi appris qu’on créait des médailles au même endroit. Le musée est magnifique, bien fait. J’aurais aimé que la visite dure plus longtemps. Grâce à l’atelier et aux différents outils mis à notre disposition, j’ai découvert la difficulté du métier et les différentes techniques de l’artisan. C’est amusant de repartir avec notre propre médaille et cela complète bien la visite ! »

Infos pratiques :

Adresse : 11 quai Conti 75006. Tél : 01 40 46 56 66

Boutique Monnaie de Paris : 2bis, rue Guénégaud, 75006 PARIS

Accès : MÉTRO : Pont Neuf (ligne 7), Odéon (ligne 4 et 10), Saint-Michel (ligne 4)

RER : Châtelet (RER A et B), Saint-Michel Notre-Dame (RER B et C).

BATOBUS : station Pont des Arts

  • En voiture : Parcs de stationnement aux environs :
    • Parking Harlay Pont Neuf : quai des Orfèvres, 75001 PARIS
    • Zenpark Saint-Michel : 4, rue des Grands Augustins, 75006 PARIS
    • Parking Mazarine : 27, rue Mazarine, 75006 PARIS
    • Parking Q-Park Rivoli Pont Neuf : 2, rue Boucher, 75001 PARIS

Horaires d’ouverture du musée: du mardi au dimanche de 11h à 18h. Nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h. 

Horaires d’ouverture de la boutique : du mardi au dimanche de 11h à 19h. Nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h.

Tarifs :

Tarif Plein : 12€, Tarif jeunes -26 ans: gratuit,  Premier dimanche du mois : gratuit

En complément :

  • Faites un tour à la boutique, en ce moment, il y a plein d’objets dérivés Harry Potter !
  • Flanez le long des quais pour fouiller dans les stands des bouquinistes
  • Prenez le goûter sous le pont Neuf et profitez du spectacle des bateaux sur la Seine
Publié dans Châteaux, musées, monuments

Le top du street art à l’exposition « The world of Banksy » (75)

L’exposition immersive « Le monde de Banksy », ce street artiste mondialement connu, revient à Paris avec 100 œuvres réparties sur 1000 m2 !

Qui est Banksy ? Ou du moins, ce que l’on croit savoir sur lui…

C’est en Angleterre, dans les années 1990 que l’on commence à voir se multiplier des pochoirs  satiriques qui mêlent souvent poésie, humour noir et politique dans les rues de Bristol ou de Londres. Cette technique lui permet d’aller vite et d’éviter ainsi d’être pris en flagrant délit. En effet, on ne sait toujours pas quelle est son identité ce qui suscite de nombreuses spéculations.

L’expo :

L’expérience débute en sous-sol par l’œuvre la plus connue de Banksy : «Girl with Balloon» (« Petite fille au ballon »). Ce pochoir en noir et blanc, excepté le ballon en forme de cœur peint en rouge, apparaît en 2002, à Londres. Une reproduction a été mise aux enchères en 2018 mais au moment d’être adjugée pour plus d’un million d’euros, l’artiste britannique déclenche un mécanisme d’autodestruction qui déchiquète l’œuvre ! Banksy l’a renommée depuis «Love is in the Bin» (« L’amour est dans la poubelle ») !

On tombe ensuite dans les rues sombres et mal famées de New York. En octobre 2013, Banksy inonde la ville de ses œuvres, à raison d’une par jour (la quasi-totalité de celles-ci ont disparu aujourd’hui) mais le maire Michael Bloomberg réagit mal et veut à tout prix arrêter l’artiste ! Dans cette zone de l’expo, on déambule alors au son des sirènes de la police sans oublier tous ces rats qui font aussi sa marque de fabrique !

On embarque après à Londres sans oublier Paris avec la fillette recouvrant une croix gammée (vandalisée peu de temps après son apparition) mais aussi l’œuvre réalisée sur la porte du Bataclan en 2018 suite aux tragiques attentats de 2015 : « The Young Sad Girl» (« La jeune fille triste »). Découpée à la meuleuse et volée en janvier 2019, l’œuvre est finalement retrouvée en juin 2020, en Italie.

Un peu plus loin, le bourdonnement des hélicoptères nous plonge au Proche-Orient, à Bethléem où un mur a été élevé depuis 2002 par Israël en territoire palestinien occupé. De quoi attiser la créativité de Banksy. C’est là qu’il représenta la fillette au ballon et d’autres œuvres dont «Flower Thrower» (« Le lanceur de fleurs »). Ce pochoir figure un jeune homme masqué qui s’apprête à jeter un bouquet de fleurs à la place d’un cocktail Molotov. Cette peinture murale symbolise de cette manière, un appel à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Sur le même thème, on peut ensuite pénétrer dans une reconstitution de l’étonnant hôtel « emmuré », puisque telle est la traduction littérale de « Walled-Off Hotel ». Ce lieu, financé par l’artiste possède différentes catégories de chambres – du dortoir à la suite présidentielle. Vous n’y trouverez pas de télévision à disposition mais de la lecture et une vue imprenable sur le fameux mur. Depuis le mois de juin 2021, une réplique de cet hôtel vient d’ouvrir à Paris, juste à côté du lieu d’exposition, rue du faubourg Montmartre.

A l’étage se trouvent d’autres œuvres emblématiques dont celle des policiers qui s’embrassent  ou encore «Season’s Greetings» (« Joyeuses Fêtes ») peinte dans la ville industrielle galloise de Port Talbot en 2018. Cette œuvre représente un enfant debout à côté d’une luge, bras ouverts, qui tire la langue pour attraper des flocons de neige. Mais ceux-ci sont en fait de la cendre rejetée par une poubelle en feu. Beaucoup voient dans ce graffiti une dénonciation de la pollution de l’air.

Infos pratiques :

DATES/HORAIRES :  Du 1er juin 2021 au 31 décembre 2021

  • Mardi, mercredi et dimanche: de 10h00 à 19h (dernière entrée à 18h00)
  • Jeudi et vendredi: de 11h00 à 21 h00 (dernière entrée à 20h00)
  • samedi: de 10h00 à 21h00 (dernière entrée à 20h00)

LIEU :  Espace Lafayette-Drouot, 44 Rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris

ACCÈS : Métro : 7 Le Pelletier, Bus : 42, 48, 67, 74 et 85, Parkings : Ector Parking : 25 rue de Provence,  Interparking : 12/14, rue de Chauchat

TARIFS: Enfants de – 12 ans : 12€    Adultes : 14€

SITE OFFICIEL   www.espace-lafayette-drouot.com

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Plein air

Découvrir l’art brut à la Tour aux Figures de Dubuffet

Cette tour monumentale, atypique, est installée sur l’île Saint Germain fut commandée par l’Etat et achevée en 1988, 3 ans après la mort de Dubuffet. Le monument fut classé monument historique en 2008 et acquis par le département en 2015 qui le rénova.

Qui était Jean Dubuffet ?

Né en 1901 dans une famille de marchands de vins au Havre, Jean Dubuffet va vite se tourner vers les arts qu’il étudiera dans sa ville natale puis à Paris. Il va ensuite chercher sa voie, étudier les langues et voyager en Suisse et en Italie. Finalement, il travaillera dans l’entreprise familiale puis fondera la sienne à Bercy dans la vente de vin qu’il délaissera définitivement en 1942 pour ne se consacrer qu’à l’art. En s’inspirant de productions de malades mentaux ou de marginaux, il donne naissance à l’art « brut ».

Comment est née cette œuvre ? 

Lors d’un appel téléphonique en 1962, Jean Dubuffet griffonne sur un papier avec des stylos Bic et crée une « écriture faite de simples hachures bleues et rouges ». Il la baptise « Hourloupe » et y travaille d’abord sur du papier et de la toile.  Il décide en 1967 de passer à une œuvre en 3D grâce au polystyrène expansé. En 1968, il travaille avec des experts et l’architecte Antoine Butor à une version élaborée de la Tour aux figures, avec une maquette intérieure très détaillée, le Gastrovolve.

En 1983, le ministère de la culture propose une commande de l’Etat. La question de la localisation se pose alors. Le site de la Villette et de la place d’Italie sont envisagés mais trop proches des riverains, pas tous fans de l’art « brut ». Jean Dubuffet veut qu’elle soit installée dans un parc et sur une colline. C’est l’île Saint Germain à Issy-les- Moulineaux qui est finalement choisie.

A l’intérieur, l’avis des filles :

Margaux : « C’est une manière très intéressante de découvrir l’art de Jean Dubuffet, beaucoup mieux qu’un musée classique. J’ai trouvé que ça ressemblait un peu à un labyrinthe avec des passages. En plus, il y avait des effets d’optique ».

Chloé : « C’était une visite originale car on pouvait rentrer dans une œuvre d’art ! On comprenait un peu mieux comment c’était fabriqué en rentrant dedans. J’ai appris ce qu’était l’art « brut ». C’est marrant car la Tour fait des zig-zag, il y a des culs de sacs, des escaliers… Chacun peut s’imaginer ses propres dessins dans tous ces traits de couleurs ».

Quelques chiffres :

24 m de haut

12 m de large,

10 000 m2 de tissu de verre

10 tonnes de résine

25 tonnes d’armatures métalliques

350 m3 de béton

70 tonnes de plâtre projeté

Infos pratiques :

  • L’extérieur est en libre accès, aux horaires du parc. Des visites guidées et des visites-ateliers sont proposées sur réservation : tourauxfigures.hauts-de-seine.fr   Le départ des visites se fait depuis l’espace accueil de la Tour aux figure situé dans la halle du parc.
  • L’accès est interdit au moins de 6 ans (c’est assez scabreux à l’intérieur) et aux chaussures à talons (on peut néanmoins y marcher pieds nus). Il n’y a pas de rampe donc il faut avoir une bonne condition physique.
  • L’espace accueil complète la visite. Il comporte une exposition de photographies, de vidéos.
  • Tarifs : plein tarif : 8 euros, moins de 26 ans : 6 euros, Tarif Pass +/Pass malin : 6 euros
  • Accès : L’accueil se fait dans le parc de l’île Saint-Germain, au 170 quai de Stalingrad, 92130 Issy-les-Moulineaux
  • Venir à la Tour aux figures :

En transports en commun :

RER Ligne C, station Issy-val-de-Seine

Tramway : T2 station Jacque Henri Lartigue ou Issy Val-de-seine

Bus : 39-126- 189

En voiture :

Le parc de l’île Saint-Germain ne comporte pas de parking. Il existe néanmoins un parking payant à proximité (Indigo), Parking Ile Saint Germain (au 169 quai de la Bataille de Stalingrad). –

En complément :

Pour prolonger votre sortie, vous pouvez aussi faire les activités suivantes dans le parc : poney, manèges, théâtre de marionnettes, terrain de pétanque, jeux pour enfants, restauration légère.

Faire une promenade le long du chemin de halage, à l’entrée du parc (Accès quai de la bataille de Stalingrad).

Publié dans Châteaux, musées, monuments

Sur les traces de l’empereur aux Invalides (75)

Vous n’avez pas pu passer à côté, 2021 est l’année Napoléon ! Il y a deux siècles, l’empereur décédait sur une île perdue au milieu de l’Océan Atlantique… Sainte Hélène.

Le lieu de notre visite  l’hôtel national des Invalides

Jusqu’au XVIIe siècle, rien n’avait été envisagé pour venir en aide aux vétérans âgés ou estropiés. En 1670, Louis XIV décréta la construction de l’hôtel royal des Invalides. Les premiers pensionnaires arrivent à partir de 1674. Ils seront bientôt 4000. Les infirmeries pouvaient recevoir 300 malades. Aujourd’hui, plusieurs musées et le ministère de la Défense se partagent les bâtiments et l’institution nationale des Invalides assure la continuité de l’œuvre de Louis XIV.

Qui était Napoléon ?

Difficile de résumer en si peu de lignes toute une carrière alors dressons une brève chronologie :

  • 1769 : Naissance à Ajaccio puis études militaires sur le continent à l’école de Brienne
  • 1796 : Combat en Italie contre les Autrichiens. Il remporte à Arcole sa première grande victoire !
  • 1798 : C’est la campagne d’Egypte. Il en profite pour emmener à bord environ 200 savants, scientifiques qui étudieront les plantes, animaux et monuments. C’est à cette occasion que la Pierre de Rosette fut découverte et que Champollion put traduire les hiéroglyphes.
  • 1799 : Bonaparte devient premier consul et réforme la France en profondeur (il crée de nouvelles lois, les lycées…).
  • 1804 : Napoléon est sacré empereur.
  • 1805 : Les Anglais déclarent la guerre à la France (qui échoue à la bataille navale de Trafalgar au sud de l’Espagne). Napoléon l’emporte plus à l’est, à Austerlitz.
  • 1808 : Napoléon impose son frère Joseph à tête de l’Espagne
  • 1812 : Début de la campagne de Russie marquée par les lourdes pertes humaines lors du passage de la Berezina
  • 1814 : Les Anglais obligent Napoléon à abdiquer et à s’exiler sur l’île d’Elbe (appartient aujourd’hui à l’Italie)
  • 1815 : Après s’être échappé de cette île, il reprend les armes mais est battu définitivement à Waterloo et exilé sur l’île de Sainte-Hélène dans l’Atlantique.

Le parcours de l’exposition « Napoléon n’est plus »

L’exposition est surtout centrée sur les derniers jours de Napoléon, sa mort et le retour de son corps à Paris. Tableaux, sculptures, reconstitution de la chambre du défunt, testament, objets lui ayant appartenu, maquettes… permettent de  nous plonger dans cet univers qui reste toujours autant médiatisé !

Pour les enfants, il existe un livret jeune public téléchargeable sur le site du musée (https://www.musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Documents/Support-Visite-Livrets-Jeux/lj-Napoleon-n-est-plus.pdf)

Le tombeau :

Vous l’avez forcément aperçu de loin, à travers une vitre de métro, au détour d’une rue… ce dôme doré, presque magique. Mais vous ne l’aviez peut-être jamais vu de plus près. Alors aujourd’hui, c’est le moment idéal pour découvrir ce -ou plutôt celui- qui est caché dessous ! Saviez-vous que ce bâtiment est resté le plus élevé de la capitale jusqu’à la construction de la Tour Eiffel ?

En 1676, le ministre de Louis XIV Louvois confie à l’architecte Jules Hardouin-Mansart (celui du château de Versailles) la construction de cette église. Le concept est de construire une église qui puisse accueillir le roi et ses soldats.

 C’est le roi Louis-Philippe qui décida du transfert de la dépouille de l’empereur en 1842. Il choisit l’architecte Visconti pour édifier le tombeau. Napoléon y repose depuis 1861. Le mausolée abrite aussi les sépultures de son fils, Napoléon II dit l’Aiglon, de ses frères Joseph et Jérôme Bonaparte (mais aussi du maréchal Foch !).

Le sarcophage de Napoléon s’inspire des sarcophages de l’Antiquité romaine. Long de près de 4 mètres sur 2, il est fabriqué dans un quartzite pourpre, couleur associée traditionnellement aux empereurs romains.

Pour le goûter :

Pourquoi ne pas prolonger cette sortie en goûtant au salon de thé Angelina ?

Il est ouvert tous les jours, d’avril à octobre, de 11h à 18h (jusqu’à 21h les mardis), en face de la librairie du musée.

L’avis des filles

Chloé: « Grâce à cette exposition , on pouvait découvrir la fin de la vie de Napoléon. Le tombeau m’a beaucoup impressionnée, j’ai trouvé qu’il était très joli ».

Margaux: « C’était très intéressant d’aborder la mort de Napoléon à travers des œuvres et des objets aussi variés. Le tombeau est immense, beaucoup plus grand que le corps de Napoléon! »

Infos pratiques :

Horaires :

Tous les jours de 10h à 18h. Du mercredi 19 mai 2021 au dimanche 31 octobre 2021

Tarifs :

Plein tarif : 14€ – Tarif réduit : 11€ – Pass education : 5 €, Gratuit pour les moins de 18 ans

Réservation fortement conseillée.

Conservez votre billet, il vous permettra d’obtenir une réduction pour l’exposition Napoléon à la Villette (du 14 avril au 19 septembre 2021).

Accès :

Hôtel national des Invalides, 29, rue de Grenelle (côté Esplanade des Invalides) 75007 Paris
Tél: +33 (0)1 44 42 38 77

Métro Ligne 8 (stations « La Tour Maubourg » ou « Invalides »), ligne 13 (station « Varenne »), RER C (station « Invalides » »). Parking de stationnement payant : 23 rue de Constantine.

Le coin lecture :

  • Napoléon, aux éditions Quelle Histoire, 5 €. Un petit livre qui propose un résumé de la carrière de Napoléon et se termine avec quelques pages de jeux.
  • 30 jeux autour de Napoléon, Editions de la Réunion des musées nationaux, 4,5 €. Mots croisés, quiz, labyrinthes… sur le thème de l’empereur
  • Monsieur N., d’après le film d’Antoine de Caunes avec les textes de Nelly Moriquand et les dessins de Fabien Lacaf. Une très belle BD sur les dernières années de Napoléon sur l’île de Sainte Hélène. Aux éditions Glénat
  • Au temps de Napoléon, collection « La vie privée des Hommes », éditions Hachette. Un classique ! Pierre Miquel nous décrit la vie des soldats, des architectes, des lycéens, des artisans, des ouvriers… et bien d’autres au début du XIXe siècle.

Sur le même thème :

On peut se rendre au château de la Malmaison : lisez notre article « Passer voir Joséphine à la Malmaison »  https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/?s=malmaison

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Plein air

Tout connaître du miel et des abeilles avec l’apiculteur René Vicogne à Verrières-le-Buisson (91)

En 30 ans, l’Europe a perdu 80% de ses insectes polinisateurs. Les principaux coupables : les pesticides ou encore le frelon asiatique. Les abeilles ont un rôle capital dans la fécondation de nombreuses plantes : en venant récolter le nectar et le pollen, elles passent d’une fleur à l’autre, transportant involontairement du pollen sur leur corps. C’est ainsi que fleurs sont pollinisées et les fruits produits.

René Vicogne : apiculteur, une passion !

René Vicogne exerce son métier d’apiculteur depuis 1985 à Verrières-le-Buisson où il a ouvert son rucher pédagogique. Il y reçoit environ 25 000 personnes par an, des écoliers, des enfants ou des familles. Mis à part les ruches du bois de Verrières, il s’occupe aussi de celles d’Eurodisney ! Il transmet régulièrement son savoir à des étudiants parisiens et va même parfois jusqu’en Afrique ! Il a été récompensé à de multiples reprises pour son travail , notamment au salon de l’agriculture de Paris.

La visite :

A l’extérieur :

On commence par découvrir le monde des abeilles dans leur univers, la nature.

L’abeille a un emploi du temps chargé au fil des saisons :

  • Au printemps : la ruche développe sa population. Les abeilles butinent le pollen, l’eau et le nectar.
  • En été, tout le monde travaille. Les butineuses retournent à la ruche et déposent le fruit  de leur récolte dans les alvéoles. Avec leurs ailes, les ouvrières ventilent et ferment les alvéoles avec de la cire pour protéger leur récolte.
  • En automne, la population d’abeilles diminue. Les faux-bourdons sont expulsés.
  • En hiver : les abeilles réduisent leur activité. Elles forment une grappe autour de la reine pour se réchauffer en consommant leur réserve de miel laissée par l’apiculteur.

Le saviez-vous?

Une reine pond jusqu’à 2000 œufs par jour !

En mai/juin, la ruche abrite jusqu’à 80 000 abeilles (ouvrières) !

Une reine peut être achetée très cher (René Vicogne en a acheté une récemment 400 euros !).

Les abeilles ne vivent que 45 jours et meurent après avoir parcouru 70 km !

Elles vont à 3-5 km de la ruche mais savent toujours retrouver leur maison !

La reine se nourrit uniquement de gelée royale

Le faux-bourdon (le mâle) n’a pas de dard pour se défendre.

Une ruche produit en moyenne 50 kg de miel par an.

Connaissez-vous les prédateurs des abeilles?

  • L’ours
  • Un grand papillon appelé Sphinx à tête de mort qui pénètre la nuit dans les ruches
  • Les rongeurs
  • L’hirondelle
  • Le pivert
  • Les fourmis qui tentent de récupérer la cire ou le miel.
  • Le pire : le frelon asiatique ! On peut fabriquer soi-même des pièges en plaçant dans une bouteille un liquide composé d’1/3 de sirop de cassis, de vin blanc et de bière.

A l’intérieur :

Différentes sortes de ruches

L’espace est plutôt dédié au miel et à sa fabrication. On y découvre les différents types de ruches à travers l’histoire et les pays. Saviez-vous pourquoi en Afrique les ruches sont en pierre ? Pour résister aux feux de brousse.

Le matériel de l’apiculteur et l’extraction du miel

  • Le chapeau sur lequel se place un voile noir pour éviter d’être piqué au visage 
  • Certains apiculteurs portent des gants mais beaucoup travaillent mains nues, comme René Vicogne qui est piqué environ 1000 fois par an !
  • L’enfumoir : une sorte de soufflet avec un long bec. Il dégage une fumée blanche pour calmer les abeilles.
  • De retour à la miellerie, les cadres de la ruche sont désoperculés. Avec un couteau spécial l’apiculteur enlève la fin de pellicule de cire qui bouche les alvéoles. Puis, les cadres sont mis dans un extracteur. Les cadres tournent alors autour d’un axe pour extraire le miel des cellules où ils vont tourner rapidement.
  • Le miel coule alors sur la paroi puis est filtré.
  • Il est ensuite transvasé dans un maturateur pendant 2 à 3 jours pour permettre aux impuretés et à l’air de remonter à la surface pour être éliminés.
  • Enfin, l’apiculteur peut mettre son miel en pot !

Dans la boutique de René Vicogne, on retrouve plein de produits issus du miel ou des fleurs : du pollen, différentes sortes de miel, du nectar, des bougies en cire, de l’hydromel, des bonbons, du savon… Plein de bonnes idées de cadeaux et de raisons de se régaler !

L’avis des filles :

Chloé: « Cette visite nous a appris plein de choses sur les abeilles, sur leur façon de vivre, de se reproduire et de se nourrir. En plus, nous avons appris comment l’apiculteur récoltait le miel et le mettait en pot. Donc tout cela était très intéressant. Et son miel est très très très bon ! »

Margaux: « C’est vraiment intéressant que cela soit un apiculteur qui fasse la visite., cela permet de mieux comprendre ce métier rare.  J’ai appris plein de choses sur les ruches et les abeilles ».

Infos pratiques. Où rencontrer René Vicogne ?

  • Au Rucher, au 90 bis rue d’Estienne d’Orves 91370 Verrières-le-Buisson

Visite gratuite sur rendez-vous au 01-60-11-50-94 ou au 06-86-22-89-41. Durée de la visite : environ 1h30. A partir de mi-mars

  • Au marché de Verrières-le-Buisson (91370)
  • Au marché fermier, le dernier samedi du mois, rue de l’église, quartier saint Saturnin, 92160 Antony.

Que faire autour ?

Plaque fabriquée par le potier
  • Aller faire un tour chez le potier (dans la rue d’à côté). Il travaille dans un ancien lavoir. Rien que pour le cadre, ça mérite un détour ! Le Lavoir, Céramiques Bernard Leclerc.  7 rue de Migneaux, 91370, Verrières-le-Buisson.
  • Se promener dans le parc de la Maison Vaillant, dans la même rue que le Rucher, 66 rue d’Estienne d’Orves, 91370 Verrières-le-Buisson

Publié dans Châteaux, musées, monuments, Restaurants, hébergements

Au Musée de Montmartre, en compagnie de Valadon, Utrillo et Renoir

C’est « certainement le musée le plus charmant de Paris »et il mérite bien son surnom ! Caché au sommet de la butte et souvent méconnu du grand public, il vaut vraiment le détour !

On plante le décor : des maisons typiques du vieux Paris, des toits en ardoise, la vue sur les vignes et les jardins bucoliques. Pas étonnant que de célèbres peintres s’en soient inspirés !

Alors, partons sur les pas d’Auguste Renoir, Raoul Dufy, Suzanne Valadon et Maurice Utrillo !

La visite

La visite débute à l’étage, dans l’atelier-appartement reconstitué de Suzanne Valadon. En 1912, elle s’installe au 12 rue Cortot avec son fils Maurice Utrillo et André Utter. Suzanne Valadon a été tout d’abord une acrobate de cirque puis modèle pour des artistes dont Renoir et Toulouse-Lautrec qui furent ses amants. A leurs côtés, elle apprit les techniques du dessin et de la peinture qu’elle put mettre à profit dans ses propres œuvres. Protégée de Degas, il fut le premier à lui acheter une œuvre.  En 1894, elle devint la première femme à rentrer à la Société nationale des beaux-arts.

Son fils, Maurice Utrillo est né à Montmartre mais sombre progressivement dans l’alcool ce qui le plonge parfois dans la démence. Il devient néanmoins célèbre grâce à ses toiles de paysages dans les années 1920.  

En image: portrait de Maurice Utrillo peint par Suzanne Valadon en 1921

French cancan par Louis Icart (1888-1950)

De l’autre côté du jardin se tient l’exposition permanente. Elle permet de découvrir l’histoire du quartier à travers son paysage qui a connu beaucoup d’évolutions.  Jadis, une trentaine de moulins recouvraient la colline mais à la fin du XIXe siècle, l’extension de la vigne, l’expansion urbaine et le développement industriel provoquèrent petit à petit leur disparition.  A cette date, seuls le Moulin Radet et le Blute Fin avaient été préservés. Un meunier les rapprocha et y ajouta une guinguette et un bal. La période des cabarets et des ateliers était lancée ! Leur effervescence est illustrée à travers des affiches, dessins ou tableaux d’artistes tels que Toulouse-Lautrec ou Modigliani.

Pour manger un bout :

Quel délice de s’attabler au Café Renoir ! Aussi agréable l’hiver sous la véranda qu’en été dehors dans le jardin… Idéal pour une pause déjeuner ou pour un goûter gourmand. Le Café Renoir est ouvert du mercredi au dimanche de 11h30 à 17h.

Pour profiter du calme du jardin

Le jardin est charmant, rien à voir avec le tumulte de la place du Tertre ! On se laissera tenter par un petit tour de balançoire, en pensant à Renoir qui l’avait peinte quand il vécut à cette adresse de 1875 à 1877.

Pour participer à un atelier (enfant) :

Des ateliers de peinture, de sculpture, de dessin qui s’inspirent des artistes représentés au musée sont proposés aux enfants (1h30). Voir la liste en cliquant sur «expositions et événements » du site https://museedemontmartre.fr/expositions-et-evenements/

Infos pratiques :

Tarifs :

En visite libre : Plein tarif : 13 euros, Jeunes (10-17 ans) : 7 euros, moins de 10 ans : gratuit.

Jardins seuls : 5 euros.

Audioguide gratuit

Visite atelier jeune public : 9,5 euros par enfant.

Accès :

12, rue Cortot, 75018 Paris. Métro: Lamarck-Caulaincourt ou Anvers (puis funiculaire de Montmartre). tel : 01-49-25-89-39

Pour prolonger votre visite :  Lisez notre article sur le quartier de Montmartre https://wordpress.com/post/sortiespourenfantsiledefrance.fr/1182