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Caresser la Licorne au Musée de Cluny (75)

Avis aux amateurs du Moyen-âge, c’est le musée spécialisé dans cette période et aussi l’occasion de voir en vrai la fameuse Dame à la Licorne !

Le zoom historique:

Frigidarium

Avant d’être un lieu dédié aux chevaliers et à l’art ecclésiastique, ce fut tout d’abord un endroit où les Parisiens de Lutèce adoraient se détendre car nous sommes sur le site de vastes thermes de l’Antiquité (6000 m!). On peut d’ailleurs encore aujourd’hui déambuler dans le frigidarium (la salle froide) et admirer son immense voûte très bien conservée. Avec ses 15 mètres de haut, c’est le monument gallo-romain le mieux conservé au nord de la Loire.

L’hôtel de Cluny, qui abrite l’essentiel des collections aujourd’hui, fut construit par l’ordre de Cluny tout en gardant les espaces antiques -certainement trop coûteux à détruire à l’époque. L’édifice actuel qui date de la fin du XVe siècle montre encore de nombreux éléments architecturaux de style gothique flamboyant. Le site devient un musée à partir de 1832 et fut racheté par l’Etat en 1843. Entre 2015 et 2022 d’importants travaux furent entrepris afin de créer une nouvelle structure d’accueil à l’architecture contemporaine.

La visite :

Un musée tout nouveau tout beau, avec un nouveau parcours non plus thématique mais dorénavant chronologique. On y trouve toujours de magnifiques objets liturgiques, des vitraux, des éléments architecturaux, des sculptures… L’or, l’ivoire, les pierres précieuses, les riches textiles ont la part belle… Que de joyaux ! Au-delà de ces chefs-d’œuvre, les collections du musée recèlent de nombreux objets qui racontent la vie quotidienne des hommes du Moyen-âge : des objets de toilette tels que des peignes, des miroirs, de la vaisselle, des armes ou encore des tapisseries.

La Dame à la Licorne : la star du musée

Cette pièce maîtresse du musée est désormais présentée dans une salle à part, en fin de parcours. Dans une ambiance un peu mystérieuse – la lumière étant tamisée afin de protéger ces tentures- on découvre une noble dame flanquée d’un lion et d’une licorne évoquant les cinq sens. La vue est ainsi illustrée d’un miroir, l’ouïe d’un orgue, l’odorat d’un bouquet de fleurs, le goût de quelques friandises et le toucher de la main de la dame serrant la corne de la licorne. La dernière tapisserie, la 6e, ornée de la devise « mon seul désir » représenterait l’élévation morale et spirituelle.

Pour les kids :

  • Visites spéciales familles : chantées, contées (pour les 5-7 ans, durée 1h), dansées le (week-end et vacances scolaires surtout). Ex : visite découverte sur le thème des chevaliers (durée : 1h30).
  • Livret-jeu sur les thermes antiques pour les 8-12 ans (à demander à l’accueil)
  • Compagnon de visite numérique en supplément : entre 2 € et 4 €)

Infos pratiques :

  • Accès : 28 rue du Sommerard, 75005 Paris       Tel : 01-53-73-78-00

     Métros : Cluny-la-Sorbonne, Saint-Michel, RER B Cluny-la-Sorbonne, RER C Saint-Michel

  • Ouverture : tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 18h15.
  • Tarifs : plein tarif : 12 €, tarif réduit (carte famille nombreuse, 18-25 ans hors UE); ) : 10 €, gratuit pour les moins de 18 ans, les moins de 26 ans (membres de l’UE) et tous les premiers dimanches du mois.

Que faire autour ?

  • Visiter le Panthéon (Lisez notre article « Rendre visite aux grands hommes au Panthéon »)
Panthéon
  • Prendre le goûter au jardin du Luxembourg  

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S’essayer au modelage au musée Bourdelle (75)

Qui était Antoine Bourdelle ?

Antoine Bourdelle

Ce futur sculpteur est né à Montauban en 1861. C’est auprès de son père menuisier qu’il apprend la sculpture sur bois. Il poursuit ensuite son parcours artistique en intégrant l’Ecole des Beaux Arts de Toulouse puis de Paris en 1884. C’est en 1885 qu’il installe son atelier impasse du Maine, où se trouve le musée actuel. En 1893, il est engagé par Rodin ce qui lui permet d’améliorer sa pratique et de mieux gagner sa vie en tant que praticien.

Il prend son envol à partir de la fin du XIXème siècle grâce à diverses commandes, notamment la façade du musée Grévin et des monuments aux morts. En 1900, il participe même à l’Exposition Universelle de Paris.

En 1910, c’est son œuvre Héraklès archer, qui le propulse au sommet. Elle sera reproduite de nombreuses fois, jusque dans les cahiers des écoliers ! Cela lui vaut d’être décoré de la Légion d’honneur.

Héraklès archer

En parallèle, il enseigne à Académie de la Grande chaumière et y forme de élèves qui deviendront célèbres comme Giacometti ou Maillol.

Dans les années 1920, il poursuit sa carrière en créant de grandes commandes officielles comme La France en 1925 ou le monument au général Alvéar pour Buenos Aires en 1926 !

Monument au général Alvéar

Antoine Bourdelle meurt en 1929 au Vésinet.

1949 : l’atelier de Bourdelle devient un musée et ouvre ses portes au public.

La visite :

Méconnu, ce petit musée mérite le détour ! Le parcours, entre jardin, maison personnelle, musée, atelier (fermé pour rénovation lors de notre visite) est très agréable. Il permet de découvrir toutes les facettes de cet artiste : ses sculptures bien sûr, mais aussi ses dessins, ses peintures et ses photographies.

Voici quelques œuvres « phares » que vous pourrez observer :

La première victoire d’Hannibal (1885 dans le jardin) : inspirée de l’œuvre de Flaubert qui narre dans Salammbô l’exploit du jeune carthaginois étouffant un aigle.

La première victoire d’Hannibal

La Vierge et l’Offrande (1919) : elle fut commandée par un industriel alsacien. Bourdelle prit pour modèle sa seconde épouse, Cléopâtre (une jeune élève grecque) et leur fille, Rhodia.

Héraklès archer : La scène évoque le moment où le demi-dieu extermine les oiseaux du lac Stymphale. Le dessin simplifié et strict de la tête prouve l’évolution du style de Bourdelle, moins académique. Une copie se trouve sur une place de Toulouse.

La France (1925) : cette œuvre est aussi visible sur le parvis du Musée d’art moderne de Paris.

Les activités :

  • L’atelier modelage. Après une visite contée, l’expérience se poursuit par un atelier modelage en argile sur le thème de la visite. Les enfants seront ravis de repartir chez eux avec ce petit souvenir fait de leurs propres mains ! Durée : 1h30. A partir de 4 ans. Tarifs : 7 € (plein tarif), 5 € (tarif réduit).
  • Visite contée (ex sur le thème de la mythologie). Durée : 1h30, à partir de 6 ans. Tarifs : 7 € (plein tarif), 5 € (tarif réduit).

Infos pratiques :

  • Adresse : Musée Bourdelle :  18, rue Antoine Bourdelle, Paris 15è. Tél : 01 49 54 73 73
  • Accès : Lignes 4, 6, 12, 13 : Montparnasse – Bienvenüe (sortie 2 – Place Bienvenüe)
    Ligne 12 : Falguière
  • Ouverture : Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h – dernière entrée 17h40. Fermé le lundi et certains jours fériés. En 2022, le musée sera fermé le 1er mai et le 25 décembre. Fermé le lundi.
  • Tarifs :
  • Collection permanente : gratuit
  • Activités culturelles :

Tarifs des visites-conférences, visites-découvertes, visites-animations, conférences et contes :Plein tarif : 7 €, Tarif réduit : 5 €

Tarifs des ateliers, parcours, visites-promenades, conférences et contes hors les murs : 
Plein tarif : 10 €, Tarif réduit : 8 €.

Que faire autour ?

  • Monter tout en haut de la Tour Montparnasse (cf notre article : « Paris vu du ciel… à l’Observatoire de la Tour Montparnasse »)
  • Se faire une toile dans l’un des nombreux cinémas du quartier
  • Musée de la Poste : 34 bd de Vaugirard, 75015 Paris.
  • Musée de la Libération de Paris/ Musée du général Leclerc/ Musée Jean Moulin : 4 Av. du Colonel Henri Rol-Tanguy, 75014 Paris
  • Se recueillir sur tombe de Bourdelle au cimetière du Montparnasse

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Plonger dans l’histoire de Paris au Musée Carnavalet (75)

C’est le plus ancien musée de la ville de Paris ! Il ouvre en 1880, au cœur du Marais.

Un lieu chargé d’histoire :

En entrant par la rue de Sévigné, le visiteur découvre l’hôtel particulier des Ligneris (président du Parlement de Paris), un des rares témoins de l’architecture de la Renaissance,avec le Louvre. Au XVII ème siècle, il est vendu à l’épouse du chevalier Kernevenoy, surnommé « Carnavalet ». Ce nom déformé est ensuite resté dans la postérité. A partir de 1660 Mansart rajoute deux ailes au bâtiment initial. En 1677 la marquise de Sévigné s’y installe pendant 17 ans, trouvant enfin une demeure à sa convenance : « un bel air, une belle cour, un beau jardin, un beau quartier ». La ville de Paris racheta l’hôtel en 1866 pour en faire son musée et changea le nom de la rue en « rue de Sévigné ».

Portrait de Madame de Sévigné

La collection permanente :

C’est un musée immense ! Il contient plus de 625 000 œuvres de la Préhistoire à nos jours. Des peintures, des sculptures, des photos, des boiseries, des décors… Ces objets sont « authentiques », ont du vécu. On peut y voir notamment la montre d’Emile Zola ou des objets personnels de Marcel Proust.

La visite débute par la salle des enseignes. Il y en a des grandes, des petites, en fer forgé, en bois, en couleurs, des dorées… Un surprenant et très beau décor, témoignage de toute une galerie des métiers.

Le sous-sol est consacré à la période de la Préhistoire, de l’Antiquité et du Moyen-âge. Une pirogue de 5 mètres de long, des pièces en or et bien d’autres choses ont été retrouvées lors des travaux de Bercy à la fin du XXe siècle. L’occasion d’en savoir plus sur le peuple des Parisii ! Les Romains s’installent au Ier siècle avant JC, apportent leur civilisation, sans détruire celle des Gaulois : un plan de la ville en damier, des thermes et un amphithéâtre, c’est le début de « Lutèce ». Au IVe siècle, au moment où la ville se déplace à l’intérieur des remparts de l’île de la Cité, elle prend le nom de « Paris ».

Les XVIIIe et XVIIIe siècle : les salles de cet étage font partie de l’histoire du musée depuis sa création. Plusieurs décors ont été remontés à l’identique et témoignent de la décoration intérieure de riches hôtels particuliers parisiens. Les loisirs de l’époque sont bien mis en scène : la musique, les jeux de société, discuter…

Connaissez-vous les « folies » ? Ce sont des maisons de campagne construites par de riches Parisiens autour de la capitale. Elles disposaient souvent d’un grand jardin avec un cours d’eau, des ponts et des attractions. Parfois, elles étaient même ouvertes au public certains jours.

Salon Demarteau

Le musée est très grand et nécessite plusieurs heures de visite si l’on veut bien en profiter. Le plus simple est peut-être de cibler une période de l’histoire de Paris et d’y retourner pour voir la suite !

Pour les kids :

  • Le « parcours à hauteur d’enfant » offre un étiquetage visible par les plus petits et reformulé.
  • De nombreux dispositifs numériques (qui proposent des films d’animation, des petits jeux…) jalonnent le parcours.
  • L’application « musée Carnavalet », téléchargeable gratuitement, possède des commentaires adaptés aux enfants
  • Des formules spécialement pensées pour les enfants existent comme des contes, des visites-ateliers (ex « les enfants de Paris »).

Infos pratiques :

  • Accès :

23 rue de Sévigné 75003 Paris Tél : 01 44 59 58 58 https://www.carnavalet.paris.fr/

Transports: Métro ligne 1 : Arrêt Saint-Paul, ligne 5 : Arrêt Bréguet Sabin, ligne 7 : Arrêt Pont-Marie, ligne 8 : Arrêt Chemin Vert.

  • Horaires : Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
  • Tarifs : Les collections permanentes du musée sont gratuites et en accès libre, sans réservation. 

Que faire autour ?

  • Se manger un gâteau au salon de thé Le loir dans la Théière. Un esprit brocante dans un univers à la déco colorée! 3 rue des Rosiers, 75004 Paris.

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Déguster du cacao à Choco Story Paris (75)

Un petit creux ? Envie d’allier découverte et gourmandise ? Alors, direction Choco Story, dans le 10 e arrondissement de Paris.

L’exposition permanente:

Un parcours-découverte historique vous présente avec des objets d’époque et des reconstitutions, l’histoire de cette douceur, depuis la fève de cacao, en passant par les civilisations pré-colombiennes et les voyages de grandes découvertes des Européens. Le cacao arrive ainsi peu à peu en Europe et séduit les cours royales, la grande bourgeoisie et enfin, le  grand public.

A la fin de l’exposition, c’est la cuisine qui s’affiche avec les ustensiles et la vaisselle caractéristiques de cette boisson.

La pratique:

L’autre intérêt du lieu : la pratique et la dégustation ! Des vidéo interactives montrent des chocolatiers qui présentent leurs techniques. En prime : des distributeurs de chocolat sont dispersés partout dans le musée! Afin de comparer et d’éduquer son palais, on peut donc goûter les trois variantes : noir, au lait et blanc  (mais aussi aztèque et espagnole)!

Le site offre aussi la possibilité de participer  à des ateliers-notamment à Noël et à Pâques- pour confectionner vos propres chocolats !

Pour les kids:

  • Un livret-jeu est distribué pour les moins de 12 ans
  • Ils y trouveront des questions, des points à relier… Pour les plus petits, des indices sont cachés dans des vitrines Playmobil. S’ils les trouve tous, ils recevront une petite surprise à la fin de la visite!
  • Fêter son anniversaire en participant à un atelier avec ses copains (forfait 450 euros: 10 enfants et 2 adultes).

Infos pratiques:

  • Adresse: 28 boulevard Bonne Nouvelle, 75010 Paris. Tel : 01-42-29-68-60. Métro: Bonne Nouvelle ou Strasbourg-Saint-Denis.
  • Ouverture: du mercredi au dimanche de 10h00 à 18h00.
  • Tarifs : 12 euros (adultes), 8,5 euros (enfants de 6 ans à 12 ans). Gratuit pour les moins de 6 ans. Durée de la visite : environ 1h30. Un livret-jeu pour les moins de 12 ans est distribué à l’accueil. Combiné visite + atelier de 45 minutes: 35 euros (durée: 45 minutes).

www.museeduchocolat.fr

Que faire à proximité?

  • Le Grand Rex
  • Les grands magasins
  • L’Opéra Garnier (voir l’article: « Faire des entrechats à l’Opéra Garnier »)