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Déambuler dans un « jardin d’eau » à Courances (91)

Dans ce domaine de 35 hectares de jardins, vous découvrirez des arbres bicentenaires, de nombreuses pièces d’eau et un joli jardin japonais.

Le parc :

Le nom de Courances tient de l’expression « eaux courantes ». Avec son cours d’eau- l’Ecole-, ses 14 sources et ses 17 pièces d’eau, l’endroit porte bien son nom ! En effet, l’eau est partout dans ce beau domaine : elle est crachée par des « Gueulards », elle coule autour de la Baigneuse, elle fait se refléter le château sur son Miroir… Le lieu était déjà renommé sous le roi Louis XIII qui faisait venir son eau de table d’une fontaine qui se situe dans le parc.

Il mérite donc bien son label « Jardin Remarquable », lui qui allie à la fois le « jardin d’eau de la Renaissance », le jardin à la française du XVIIe siècle avec des lignes rectilignes et géométriques et le jardin japonais.

Quelques incontournables de la promenade :

  • Le Miroir : cette création du XVIIIe siècle contient presque 1 hectare d’eau ! Des algues et des lentilles d’eau prolifèrent pour le plus grand régal de carpes végétariennes importées de Mongolie !

Le MIroir
  • Le Gros platane : labellisé « arbre remarquable » en 2015. Il est surnommé Samuel, en témoignage du propriétaire qui est l’origine de la rénovation du château en 1872, Samuel de Haber. Il fut planté en 1782, en même temps que les platanes de l’Allée d’honneur !
  • Le grand canal :  avec ses 463 mètres de longueur, pas étonnant que le roi Henri IV s’en inspira pour créer celui de Fontainebleau !
  • Le jardin japonais : il est petit mais magnifique et demande beaucoup de travail. Mis à part la tonte de sa pelouse, tout le travail se fait à la main.​​
Le Jardin japonais

En complément :

  • Visitez l’intérieur du château : le Baron Samuel de Haber, riche banquier suisse, l’a racheté en 1872 alors que le bâtiment avait été laissé à l’abandon pendant une quarantaine d’années. Il entreprend alors d’importants travaux de rénovation, rajoutant l’escalier en fer à cheval inspiré du château de Fontainebleau ainsi que la brique rouge en façade. Aujourd’hui, le château est encore privé, et il abrite quatre générations de la famille Ganay. Les visites guidées du château ont lieu toutes les heures à 14h30, 15h30, 16h30 et 17h30 (sauf en juillet et août).
  • Faites une pause goûter à la Foulerie, une bâtisse où l’on foulait le chanvre au XVIIe siècle. Le lieu est romantique et champêtre. Savourez un chocolat chaud et une part d’une délicieuse pâtisserie à la chaleur du poêle. De 14h00 à 18h30 le week-end, durant la saison d’ouverture du parc.

Pour les enfants :

  • Vous trouverez quelques jeux pour enfants dans le parc : balançoires, trapèze, corde…

L’avis des filles :

Chloé : « La sortie était très intéressante, le jardin était très beau et il y avait beaucoup d’eau. L’arbre Samuel était immense ! On peut marcher sur toutes les pelouses. A l’automne, c’est la saison des marrons, j’en ai ramassé plein ! On peut voir beaucoup d’oiseaux car il y a aussi beaucoup de forêts. »

Margaux : « C’est amusant de tomber sur des moutons au milieu du parc et quelques jeux pour se défouler. Le salon de thé est chaleureux et le fondant au chocolat délicieux ! ».

Infos pratiques :

Tél : +33 (0)1 64 98 07 36  www.domainedecourances.com

  • Ouverture : weekends et jours fériés du 3 avril au 1er novembre 2021 de 14h à 18h
  • Tarifs :

Visite du parc : Plein Tarif : 9 €, Tarif réduit (de 7 ans à 18 ans, plus de 65 ans) : 7 €,

Visite du parc + visite guidée du château : Plein Tarif : 12 €, Tarif réduit : 10 €

Gratuit pour les Courançois, les moins de 7 ans, ainsi que pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur.

Que faire autour ?

  • Passer par la boutique du domaine (adresse : rue du moulin, près de la place de la mairie) qui vend des légumes produits dans le potager du château certifié bio depuis 2015.
  • Visiter la maison de Claude François dans le village d’à côté : 32 rue du Moulin, 91490 Dannemois.
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Découvrir l’art brut à la Tour aux Figures de Dubuffet

Cette tour monumentale, atypique, est installée sur l’île Saint Germain fut commandée par l’Etat et achevée en 1988, 3 ans après la mort de Dubuffet. Le monument fut classé monument historique en 2008 et acquis par le département en 2015 qui le rénova.

Qui était Jean Dubuffet ?

Né en 1901 dans une famille de marchands de vins au Havre, Jean Dubuffet va vite se tourner vers les arts qu’il étudiera dans sa ville natale puis à Paris. Il va ensuite chercher sa voie, étudier les langues et voyager en Suisse et en Italie. Finalement, il travaillera dans l’entreprise familiale puis fondera la sienne à Bercy dans la vente de vin qu’il délaissera définitivement en 1942 pour ne se consacrer qu’à l’art. En s’inspirant de productions de malades mentaux ou de marginaux, il donne naissance à l’art « brut ».

Comment est née cette œuvre ? 

Lors d’un appel téléphonique en 1962, Jean Dubuffet griffonne sur un papier avec des stylos Bic et crée une « écriture faite de simples hachures bleues et rouges ». Il la baptise « Hourloupe » et y travaille d’abord sur du papier et de la toile.  Il décide en 1967 de passer à une œuvre en 3D grâce au polystyrène expansé. En 1968, il travaille avec des experts et l’architecte Antoine Butor à une version élaborée de la Tour aux figures, avec une maquette intérieure très détaillée, le Gastrovolve.

En 1983, le ministère de la culture propose une commande de l’Etat. La question de la localisation se pose alors. Le site de la Villette et de la place d’Italie sont envisagés mais trop proches des riverains, pas tous fans de l’art « brut ». Jean Dubuffet veut qu’elle soit installée dans un parc et sur une colline. C’est l’île Saint Germain à Issy-les- Moulineaux qui est finalement choisie.

A l’intérieur, l’avis des filles :

Margaux : « C’est une manière très intéressante de découvrir l’art de Jean Dubuffet, beaucoup mieux qu’un musée classique. J’ai trouvé que ça ressemblait un peu à un labyrinthe avec des passages. En plus, il y avait des effets d’optique ».

Chloé : « C’était une visite originale car on pouvait rentrer dans une œuvre d’art ! On comprenait un peu mieux comment c’était fabriqué en rentrant dedans. J’ai appris ce qu’était l’art « brut ». C’est marrant car la Tour fait des zig-zag, il y a des culs de sacs, des escaliers… Chacun peut s’imaginer ses propres dessins dans tous ces traits de couleurs ».

Quelques chiffres :

24 m de haut

12 m de large,

10 000 m2 de tissu de verre

10 tonnes de résine

25 tonnes d’armatures métalliques

350 m3 de béton

70 tonnes de plâtre projeté

Infos pratiques :

  • L’extérieur est en libre accès, aux horaires du parc. Des visites guidées et des visites-ateliers sont proposées sur réservation : tourauxfigures.hauts-de-seine.fr   Le départ des visites se fait depuis l’espace accueil de la Tour aux figure situé dans la halle du parc.
  • L’accès est interdit au moins de 6 ans (c’est assez scabreux à l’intérieur) et aux chaussures à talons (on peut néanmoins y marcher pieds nus). Il n’y a pas de rampe donc il faut avoir une bonne condition physique.
  • L’espace accueil complète la visite. Il comporte une exposition de photographies, de vidéos.
  • Tarifs : plein tarif : 8 euros, moins de 26 ans : 6 euros, Tarif Pass +/Pass malin : 6 euros
  • Accès : L’accueil se fait dans le parc de l’île Saint-Germain, au 170 quai de Stalingrad, 92130 Issy-les-Moulineaux
  • Venir à la Tour aux figures :

En transports en commun :

RER Ligne C, station Issy-val-de-Seine

Tramway : T2 station Jacque Henri Lartigue ou Issy Val-de-seine

Bus : 39-126- 189

En voiture :

Le parc de l’île Saint-Germain ne comporte pas de parking. Il existe néanmoins un parking payant à proximité (Indigo), Parking Ile Saint Germain (au 169 quai de la Bataille de Stalingrad). –

En complément :

Pour prolonger votre sortie, vous pouvez aussi faire les activités suivantes dans le parc : poney, manèges, théâtre de marionnettes, terrain de pétanque, jeux pour enfants, restauration légère.

Faire une promenade le long du chemin de halage, à l’entrée du parc (Accès quai de la bataille de Stalingrad).

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Sur les pas du peintre Caillebotte à Yerres (91)

Qui était Gustave Caillebotte ?

Un homme aux multiples facettes. De nos jours, on connaît surtout son talent de peintre qui a su aborder des thématiques nouvelles pour l’époque, telles que la ville moderne et le travail des hommes, notamment dans ses œuvres Les raboteurs de parquet ou Le Pont de l’Europe. Mais c’était aussi un grand mécène, un philatéliste, un passionné de régate et d’horticulture. A la fin de sa vie, il fut même architecte naval et gagna souvent des courses de bateau. A sa mort et selon ses dernières volontés, toute son œuvre fut léguée à l’Etat. Elle est visible en grande partie au musée d’Orsay.

La maison de Caillebotte :

La maison que l’on visite aujourd’hui fut acquise par le père du peintre en 1860 pour en faire une résidence d’été non loin de Paris. Gustave a alors 12 ans. Son architecture d’inspiration italienne lui vaut le surnom de « casin» (du substantif « casino » « petite maison » en italien). Gustave y fit des peintures de 1874 à 1879 date à laquelle elle fut vendue. Il y reçut de nombreux amis artistes dont le peintre Monet.

La visite permet d’imaginer dans quel univers le peintre a vécu puisqu’elle a été réaménagée avec des meubles et une décoration d’époque.

le boudoir

Pour les kids : téléchargez la plaquette pour enfants qui présente la famille Caillebotte et la propriété. http://www.proprietecaillebotte.fr/infos-caillebotte/infos-pratiques-460.html

la chambre familiale de style Napoléon III

Il est possible aussi de louer une tablette numérique à l’entrée (billet d’entrée + 5 euros + carte d’identité). Elle permet d’entendre les commentaires. Sinon, sachez qu’il y a déjà pas mal de panneaux explicatifs à l’intérieur qui racontent globalement la même chose.

Le parc et ses fabriques :

le kiosque et la glaciaire

A l’origine, la propriété était immense : 11 hectares, comprenant des champs et des pâturages. Dans ce parc à l’anglaise, on découvre encore des « fabriques », des constructions pittoresques qui décorent le jardin, très à la mode au XIX e siècle et typiques du mouvement romantique! L’orangerie par exemple, qui servait à l’hivernage des orangers et qui accueille dorénavant des expositions.

Le potager :

Gustave Caillebotte peignait souvent dans son potager. La serre d’origine est toujours là !  Elle est maintenant gérée par une association qui l’ouvre de temps en temps au public :

Horaires d’été du potager : Samedi, ouverture à 15h et à 16h au départ de la Maison Caillebotte. Dimanche, ouverture en continu de 15h à 17h30.

Faire un tour en barque :

Le peintre Caillebotte adorait canoter sur l’Yerres. Pourquoi ne pas faire comme lui aux beaux jours ? Tarifs des locations : barque : 5 € la ½ heure ; 9€ l’heure. Canoë : 4 € la ½ heure ; 7 € l’heure. Septembre :week-end de 15h à 18h. Attention, pensez à votre carte d’identité ou à apporter un chèque de caution avant d’embarquer ! Pas de paiement en carte bleue !

Se restaurer à l’Orée du parc :

Le « chalet suisse » (qui est en fait l’ancienne laiterie), abrite aujourd’hui le salon de thé et restaurant du domaine. Téléphone : 01 69 45 47 78. Sympa pour une pause goûter !

Infos pratiques :

  • La Maison : Horaires d’avril à octobre : les après-midis de mardi à dimanche. Tarifs : 8 euros plein tarif, 5 euros tarif réduit (étudiant, pass education, demandeur d’emploi), 3 euros : tarif yerrois, gratuit pour les moins de 16 ans.
  • L’appli « Propriété Caillebotte » : elle est gratuite et donne des renseignements sur le peintre, la propriété, permet de comparer ses œuvres avec les paysages actuels…
  • Le parc : tous les jours (gratuit). Il y a aussi des jeux pour enfants comme tout parc qui se respecte!
  • Accès : 8 rue de Concy, 91330 Yerres, Tel : 01-80-37-20-61

Que visiter sur le même thème?

  • Le musée d’Orsay pour voir « en vrai » les œuvres de Caillebotte.
  • La propriété du peintre Claude Monet à Giverny qui, comme Gustave Caillebotte, était passionné d’horticulture. Découvrez notre article «Voir les nymphéa en vrai à Giverny» en cliquant sur ce lien: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/?s=giverny

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Admirer l’arbre le plus beau de France à l’arboretum de Châtenay-Malabry dans la Vallée-aux-Loups (92)

Plus de loups à ce jour mais un havre de paix, plus intime et plus calme que le célèbre – et non moins superbe-parc de Sceaux qui est à proximité. 1000 espèces végétales y sont réparties sur plus de 12 hectares.

Le site était à l’origine constitué d’un jardin à la française (comme au château de Versailles et au parc de Sceaux => voir articles) puis d’un jardin à l’anglaise (où la nature semble plus libre même si cela n’est qu’une illusion). Finalement, en 1890, les pépinières Croux en font l’acquisition.

Le lieu n’est pas un espace vert comme les autres mais plutôt un « parc-musée » avec des spécimens exceptionnels. C’est notamment le cas du « cèdre bleu pleureur » classé « arbre remarquable », implanté par la famille Croux en 1895 sur le site actuel. Il était environ âgé de 145 ans en 2018 et constitue le pied-mère de tous les cèdres-bleu pleureurs d’Europe. Il a même reçu le label « arbre remarquable de France » en 2001.

Les enfants pourront être surpris de croiser quelques moutons de l’île d’Ouessant, connus pour leur résistance ! En effet, l’éco-pâturage est aussi pratiqué ici.

Depuis 2013, le site accueille aussi 66 bonsaïs dans des serres spécifiques. Ces arbres miniatures faisaient partie de la collection de Rémy Samson (d’autres spécimens ont été placés dans le jardin Albert-Khan à Boulogne-Billancourt).

Horaires de la serre des bonsaïs (gratuit): du lundi au jeudi : 10h-12h, 13h30 à 16h30. Le vendredi : de 10h à 12h00 et  de 13h30 à 15h30. Les samedis, dimanches et jours fériés : d’avril à septembre : de 10h30 à 13h et de 14h à 18h, de novembre à février : de 10h30 à 13h et de  14h à 16h30 ; d’octobre à mars : de 10h30 à 13h et de 14h à 17h.

Infos pratiques :

  • Adresse : 102 rue de Chateaubriand, 92290 Châtenay-Malabry. Interdit aux vélos et aux chiens. Gratuit.
  • Horaires de l’arboretum : De novembre à février : de10h à 17h ; de mars à octobre : de 10h à 18h ; d’avril à septembre : de 10h à 19h.

Que faire à proximité ?

La maison de Chateaubriand (juste en face !). Lisez l’article!