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Se faire peur dans les Catacombes de Paris

L’histoire des catacombes de Paris :

Sous l’actuelle place Denfert-Rochereau, on extrayait du calcaire dit « Lutétien ». Il fut exploité de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle. Cette pierre a notamment servi à la construction des arènes de Lutèce, des thermes de Cluny ou encore de Notre-Dame de Paris. A la fin du Moyen-âge, l’extraction de la pierre devient souterraine. En 1777, sous le règne de Louis XVI, à la suite de plusieurs effondrements, les carrières sous Paris sont interdites et un service spécial, chargé de leur surveillance, est créé.

Le cimetière des Innocents dans l’actuel quartier des Halles, accueillait depuis le Moyen-âge la majorité des Parisiens. Mais au XVIIIe siècle, il devient saturé et entraîne des accidents sanitaires. En 1785, le conseil d’Etat du roi ordonne sa suppression.

Les autorités parisiennes décident alors d’un projet innovant : l’aménagement d’un ossuaire sous-terrain sous la plaine de Montrouge, dans les anciennes carrières de la Tombe-Issoire. Les premières évacuations ont lieu de 1785 à 1787. Le site est consacré « Ossuaire municipal de Paris » le 7 avril 1786 et s’approprie dès ce moment le terme mythique de « Catacombes », en référence aux catacombes de Rome.

Pendant la révolution française, les catacombes ont provisoirement servi de morgue pour les corps des personnes tuées lors des affrontements. À partir de 1809, les Catacombes deviennent accessibles au public.  Les transferts se poursuivent après la Révolution jusqu’en 1814 et reprennent de nouveau en 1840 lors des travaux d’urbanisme de Louis-Philippe et lors des chantiers haussmanniens de 1859 à 1860.

Les catacombes ont connu d’illustres visiteurs : le comte d’Artois (futur Charles X) en 1787, l’empereur d’Autriche François Ier en 1814, Napoléon III y descend avec son fils en 1860.

La visite :

L’accès aux galeries se fait en empruntant un escalier de 130 marches qui descend à 20 mètres de profondeur. Des couloirs longs et étroits suivent le tracé des rues (des plaques indiquent leur nom). Au bout de plusieurs de minutes de marche, on arrive enfin devant la fameuse expression de Virgile « Arrête, c’est ici l’empire de la mort ! ».

Dans les premiers temps, les ossements ont été jetés pêle-mêle par un ancien puits puis à partir de 1810, le lieu fut aménagé. Les os furent alors disposés de manière décorative avec des crânes et des tibias en façade -les os restants sont cachés derrière. Différentes plaques mentionnant des sentences ou des réflexions sur la fragilité de la vie humaine jalonnent le parcours.

La visite dure environ ¾ d’heure (davantage si vous louez un audioguide). Attention, il est difficile d’accès pour les poussettes et les fauteuils roulants. En bas, il fait frais (14°C) et humide, n’oubliez pas votre petite laine ! Le plus simple est d’opter pour des baskets.

Pensez à réserver à l’avance, le site est souvent plein, du moins le week-end.

L’avis des filles :

  • Margaux : « C’était une sortie très originale!
  • Chloé: « J’ai trouvé que ça faisait un peu peur mais il y a de la lumière donc cela rassure. Il y avait des messages assez effrayants… »

Infos pratiques:

  • Tarifs : Billets achetés en avance : Tarif plein : 29€ (audioguide inclus), Tarif réduit : 27€ (audioguide inclus), Tarif unique enfant (4 à 17 ans) : 5€t. Billets achetés sur place (attention, c’est souvent complet) ou en ligne le jour même : Tarif plein sans audioguide : 14€, Tarif enfant (- de 18 ans) : gratuit, audioguide en option : 5€ .
  • Accès : 1, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy (place Denfert-Rochereau) 
    75014 Paris. RER B, Métro 4 et 6 , bus 38 et 68 (arrêt Denfert-Rochereau), Parc de stationnement payant : 83 bd Saint-Jacques 75014 Paris
  • Horaires :

Du mardi au dimanche de 9h45 à 20h30, fermeture des caisses à 19h30. Les Catacombes sont ouvertes les 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 11 novembre. Fermeture les lundis et certains jours fériés : 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

Que faire à proximité ?

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Se perdre dans l’expo street art « L’Essentiel »

Le concept :

Le décor : un ancien bâtiment de la Poste datant de 1965… Ce lieu désaffecté a connu plusieurs vies : il fut occupé par le passé par un centre de tri postal, un bureau de poste et même récemment par un centre d’hébergement d’urgence pour des femmes isolées et leurs enfants ! Bientôt reconverti en logements sociaux, il a été confié il y a quelques mois à l’association Art Azoï pour un sacré défi : se réapproprier les lieux juste le temps d’un été à la sauce street art. Un beau terrain de jeux de 2000 m2 pour 43 artistes ! Le nom de ce groupe n’a pas été trouvé au hasard …. Il fait référence au statut de « non essentiel » des artistes lors de ces derniers mois de pandémie. Les amateurs d’art urbain vont être servis : graffitis, collages, lettrages, créations optiques ou sculptures au programme ! Une belle expérience collective d’art éphémère !

L’art de représenter le rebond d’un ballon…

La visite :

Chaque heure, un petit groupe de 19 privilégiés pénètre dans le labyrinthe… On déambule dans cet immense dédale en compagnie d’une guide qui présente rapidement les œuvres (et il y en a beaucoup) mais on peut aussi s’écarter du groupe pour tout découvrir de façon plus autonome (ce qui est assez fun pour les enfants).

Voici quelques-uns de nos coups de cœur :

  • Fuzi est un illustrateur, graffeur, tatoueur parisien.  « The Pool » est une œuvre acrylique et spray aérosol
  • « L’envers du décor » de Psyckoze, un artiste français qui laisse son empreinte sur les murs du monde entier depuis 1984, notamment dans les carrières souterraines de Paris.  
  •  « Palimpseste » de Madame. Elle utilise différents matériaux comme le papier, le bois, le métal, le tissu pour les faire parler.  En mélangeant texte et images, elle appose ensuite de grandes affiches dans la rue.
Palimpseste » de Madame
  • Les œuvres de Berthet One, auteur de bandes dessinées français.
  • Coup de cœur des filles : « Fire Flower » de Stéphane Parain (bois, grillage, ouate, led)   Cet artiste parisien s’inspire de la sculpture classique, des décors de théâtre et de l’art urbain.
« Fire flower » de Stéphane Parain
  • Jean-Charles de Castelbajac :(« L’essence-ciel »), célèbre styliste, designer, directeur artistique de la marque Benetton.
JC de Castelbajac

L’avis des filles :

Chloé : « J’ai trouvé que de présenter des œuvres d’art dans un autre endroit que dans un musée, c’était très original. C’était fait avec plein de matériaux : du fil, du coton, des lampes, des photos, de la peinture… A chaque fois que l’on rentrait dans une pièce, on voyait une œuvre d’art différente, une par pièce. En plus, il y en avait au plafond, sur les murs, sur le sol, accrochées. Ce qui était étrange c’est que même quand c’était peint, on voyait le côté abandonné du lieu, cela donnait un air mystérieux ».

Margaux : C’était une sortie très colorée, les œuvres étaient très différentes et il y avait beaucoup d’espace! J’ai particulièrement aimé l’œuvre qui représentait un ballon en mouvement car le mouvement est difficile à représenter. Quant à la création Fire flower , elle était très surprenante! ».

Infos pratiques :

Horaires : Du 1er juillet au 29 aout 2021, Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00

Adresse : 11 square Alban Satragne 75010 Paris. Métro : Gare de l’est.

Tarifs : Gratuit sur réservation sur le site officiel : lessentielparis.fr

Le bon plan : si vous n’avez pas eu de place sur internet, vous pouvez vous hasarder à venir 10 minutes avant l’ouverture. Parfois certaines personnes ont réservé mais ne viennent pas. Ça vous laisse un petit espoir, car cette exposition est prise d’assaut !

Que faire à proximité?

Testez le concept du café céramique à La Papoterie (à 32 stations de métro de l’expo). Pour plus d’infos, lisez notre article: https://sortiespourenfantsiledefrance.fr/#:~:text=%E2%80%93%202019%20%3A%20un%20passionn%C3%A9%20d’,%E2%80%93%203%20salles%20!

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Peindre, déguster et discuter… à La Papoterie (75)

Niché au cœur du quartier Oberkampf, La Papoterie est un café céramique tout droit inspiré du Canada. Dans un univers chaleureux et convivial, on laisse facilement aller son imagination… 

Le concept :

Tout d’abord, on choisit sa pièce (de 8 € à 50 €): un bol, une tasse, une assiette, un cache-pot… 85% d’entre elles sont fabriquées en France par des artisans. Puis, on la décore avec les peintures de son choix (et il y en a beaucoup !). Attention dans le choix des couleurs, à la cuisson, ça fonce beaucoup mais le nuancier de la boutique vous montre tout !

Le plus :  on peut boire et manger un petit encas (tartines, quiches, planches…) ou un goûter pendant qu’on peinturlure!

Et après… il faut être un peu patient (un peu plus d’une semaine) le temps que la pièce soit émaillée et cuite pour la récupérer toute belle ! On peut alors l’utiliser normalement : manger, boire dedans… 

Sinon, on peut aussi commander un kit par internet qu’on fait tranquillement à la maison.

Il existe une formule brunch le dimanche matin à 10h00. Pour 49 €, la formule comprend : la nourriture, la boisson, une pièce à décorer au choix (à moins de 30 €)

L’avis des filles :

Margaux : « C’était génial ! Il y avait beaucoup de choix dans les supports, les couleurs et les techniques ainsi qu’un cahier d’inspiration pour trouver des idées ! C’est très original. En plus, on peut manger sur place et faire en même temps son activité. J’ai adoré souffler dans la paille pour faire des bulles de peinture ! »

Chloé : « On pouvait choisir notre support (j’en ai même découvert certains). Je pouvais tout réaliser moi-même (la couleur, les motifs) et on nous a même donné des méthodes que je pourrai reproduire plus tard. C’est facile, du coup même les plus petits pourront y arriver donc ça n’est pas décourageant. C’est bien mieux de faire soi-même que de l’acheter tout fait ! En plus, ce qu’on mange est super bon ! »

Et voici nos créations après la cuisson!!

Infos pratiques :

Contact: 13 rue Ternaux, 75011 Paris , Téléphone : 01-48-06-72-88 / 07-66-75-74-07  www.papoterie-cafe.fr  Métro : Parmentier / Oberkampf

bonjour@papoterie-cafe.fr

Horaires : mardi au vendredi : 14h00 à 22h00, Samedi et dimanche : 10h00 à 22h30

Il faut réserver pour être sûr d’avoir une place !

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Fabriquer sa médaille à la Monnaie de Paris (75)

La Monnaie de Paris est la plus ancienne usine de la capitale. Elle est installée sur le quai Conti depuis 1775 ! C’est ici que plus de 150 artisans fabriquent des pièces, des médailles, des objets d’art (plus de 300 000 objets par an !) mais pas les pièces de notre porte-monnaie qui elles sont fabriquées en Gironde.

Le musée :

Lors de la visite, on peut voir à travers des vitres différents corps de métiers et des artisans en train de travailler : le fondeur, le ciseleur, le graveur, l’émailleur etc…  On entre ensuite dans un espace sombre, comme dans une mine, pour mieux observer les différents minerais qui constituent nos pièces, notamment l’or, le cuivre, l’étain ou le nickel. Un peu plus loin, une grande salle présente l’évolution des techniques de frappe. On a pu tester la frappe au marteau qui était en place jusqu’au XVIe siècle. Le balancier puis la presse (à levier, à vapeur ou électronique aujourd’hui) remplacent peu à peu cette technique permettant une production plus régulière et plus importante.

Atelier Fabrique ta médaille !

Après une rapide visite du musée, place à la pratique pour reproduire les gestes du professionnel : dessin, estampage, gravure… On commence par crayonner sur du papier calque puis on reproduit l’image sur de la cire et enfin on place de la pâte à modeler sur celle-ci pour reproduire l’effet de la médaille. On repart avec son œuvre dans un bel écrin de la Monnaie de Paris, un beau souvenir et une belle expérience en famille !

A partir de 7 ans. Durée : 2 heures (½ de visite et 1h30 d’atelier). Tarif : 12€ par personne (incluant la visite du musée). A réserver en ligne sur le site : https://www.monnaiedeparis.fr/fr/activites-et-visites/activite-fabrique-ta-medaille

L’avis des filles :

Margaux :

« La visite était intéressante et ludique car on pouvait manipuler à certains endroits. L’atelier était très bien ! »

Chloé :

« Tous les jours, on voit des pièces de monnaie sans savoir d’où elles viennent. Dans ce musée, on découvre leurs matériaux et leur fabrication. J’ai aussi appris qu’on créait des médailles au même endroit. Le musée est magnifique, bien fait. J’aurais aimé que la visite dure plus longtemps. Grâce à l’atelier et aux différents outils mis à notre disposition, j’ai découvert la difficulté du métier et les différentes techniques de l’artisan. C’est amusant de repartir avec notre propre médaille et cela complète bien la visite ! »

Infos pratiques :

Adresse : 11 quai Conti 75006. Tél : 01 40 46 56 66

Boutique Monnaie de Paris : 2bis, rue Guénégaud, 75006 PARIS

Accès : MÉTRO : Pont Neuf (ligne 7), Odéon (ligne 4 et 10), Saint-Michel (ligne 4)

RER : Châtelet (RER A et B), Saint-Michel Notre-Dame (RER B et C).

BATOBUS : station Pont des Arts

  • En voiture : Parcs de stationnement aux environs :
    • Parking Harlay Pont Neuf : quai des Orfèvres, 75001 PARIS
    • Zenpark Saint-Michel : 4, rue des Grands Augustins, 75006 PARIS
    • Parking Mazarine : 27, rue Mazarine, 75006 PARIS
    • Parking Q-Park Rivoli Pont Neuf : 2, rue Boucher, 75001 PARIS

Horaires d’ouverture du musée: du mardi au dimanche de 11h à 18h. Nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h. 

Horaires d’ouverture de la boutique : du mardi au dimanche de 11h à 19h. Nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h.

Tarifs :

Tarif Plein : 12€, Tarif jeunes -26 ans: gratuit,  Premier dimanche du mois : gratuit

En complément :

  • Faites un tour à la boutique, en ce moment, il y a plein d’objets dérivés Harry Potter !
  • Flanez le long des quais pour fouiller dans les stands des bouquinistes
  • Prenez le goûter sous le pont Neuf et profitez du spectacle des bateaux sur la Seine
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Le top du street art à l’exposition « The world of Banksy » (75)

L’exposition immersive « Le monde de Banksy », ce street artiste mondialement connu, revient à Paris avec 100 œuvres réparties sur 1000 m2 !

Qui est Banksy ? Ou du moins, ce que l’on croit savoir sur lui…

C’est en Angleterre, dans les années 1990 que l’on commence à voir se multiplier des pochoirs  satiriques qui mêlent souvent poésie, humour noir et politique dans les rues de Bristol ou de Londres. Cette technique lui permet d’aller vite et d’éviter ainsi d’être pris en flagrant délit. En effet, on ne sait toujours pas quelle est son identité ce qui suscite de nombreuses spéculations.

L’expo :

L’expérience débute en sous-sol par l’œuvre la plus connue de Banksy : «Girl with Balloon» (« Petite fille au ballon »). Ce pochoir en noir et blanc, excepté le ballon en forme de cœur peint en rouge, apparaît en 2002, à Londres. Une reproduction a été mise aux enchères en 2018 mais au moment d’être adjugée pour plus d’un million d’euros, l’artiste britannique déclenche un mécanisme d’autodestruction qui déchiquète l’œuvre ! Banksy l’a renommée depuis «Love is in the Bin» (« L’amour est dans la poubelle ») !

On tombe ensuite dans les rues sombres et mal famées de New York. En octobre 2013, Banksy inonde la ville de ses œuvres, à raison d’une par jour (la quasi-totalité de celles-ci ont disparu aujourd’hui) mais le maire Michael Bloomberg réagit mal et veut à tout prix arrêter l’artiste ! Dans cette zone de l’expo, on déambule alors au son des sirènes de la police sans oublier tous ces rats qui font aussi sa marque de fabrique !

On embarque après à Londres sans oublier Paris avec la fillette recouvrant une croix gammée (vandalisée peu de temps après son apparition) mais aussi l’œuvre réalisée sur la porte du Bataclan en 2018 suite aux tragiques attentats de 2015 : « The Young Sad Girl» (« La jeune fille triste »). Découpée à la meuleuse et volée en janvier 2019, l’œuvre est finalement retrouvée en juin 2020, en Italie.

Un peu plus loin, le bourdonnement des hélicoptères nous plonge au Proche-Orient, à Bethléem où un mur a été élevé depuis 2002 par Israël en territoire palestinien occupé. De quoi attiser la créativité de Banksy. C’est là qu’il représenta la fillette au ballon et d’autres œuvres dont «Flower Thrower» (« Le lanceur de fleurs »). Ce pochoir figure un jeune homme masqué qui s’apprête à jeter un bouquet de fleurs à la place d’un cocktail Molotov. Cette peinture murale symbolise de cette manière, un appel à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Sur le même thème, on peut ensuite pénétrer dans une reconstitution de l’étonnant hôtel « emmuré », puisque telle est la traduction littérale de « Walled-Off Hotel ». Ce lieu, financé par l’artiste possède différentes catégories de chambres – du dortoir à la suite présidentielle. Vous n’y trouverez pas de télévision à disposition mais de la lecture et une vue imprenable sur le fameux mur. Depuis le mois de juin 2021, une réplique de cet hôtel vient d’ouvrir à Paris, juste à côté du lieu d’exposition, rue du faubourg Montmartre.

A l’étage se trouvent d’autres œuvres emblématiques dont celle des policiers qui s’embrassent  ou encore «Season’s Greetings» (« Joyeuses Fêtes ») peinte dans la ville industrielle galloise de Port Talbot en 2018. Cette œuvre représente un enfant debout à côté d’une luge, bras ouverts, qui tire la langue pour attraper des flocons de neige. Mais ceux-ci sont en fait de la cendre rejetée par une poubelle en feu. Beaucoup voient dans ce graffiti une dénonciation de la pollution de l’air.

Infos pratiques :

DATES/HORAIRES :  Du 1er juin 2021 au 31 décembre 2021

  • Mardi, mercredi et dimanche: de 10h00 à 19h (dernière entrée à 18h00)
  • Jeudi et vendredi: de 11h00 à 21 h00 (dernière entrée à 20h00)
  • samedi: de 10h00 à 21h00 (dernière entrée à 20h00)

LIEU :  Espace Lafayette-Drouot, 44 Rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris

ACCÈS : Métro : 7 Le Pelletier, Bus : 42, 48, 67, 74 et 85, Parkings : Ector Parking : 25 rue de Provence,  Interparking : 12/14, rue de Chauchat

TARIFS: Enfants de – 12 ans : 12€    Adultes : 14€

SITE OFFICIEL   www.espace-lafayette-drouot.com

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Paris vue du ciel… à l’Observatoire de la Tour Montparnasse (75)

Vous pensez sûrement tous connaître la Tour Montparnasse, le plus haut gratte-ciel de la capitale. Mais êtes-vous déjà monté à son sommet ? Nous, on a testé !

210 mètres de haut mais avec l’ascenseur le plus rapide d’Europe, ça va vite ! En 38 secondes, nous voilà déjà arrivés au 56e étage. Là-haut, on bénéficie d’une vue à 360 degrés sur tout Paris, l’occasion de découvrir ou de redécouvrir les principaux monuments mais sous un autre angle. Pour en savoir plus, des tables d’orientation tactiles ainsi que des bornes interactives sont installées. Depuis peu, on peut aussi tester le Timescope, une sorte de borne de réalité virtuelle qui permet  de remonter le temps ! On y découvre le Paris de l’Antiquité (Lutèce), du Moyen-âge et de l’Exposition Universelle de 1889,  quand la Tour Eiffel était rouge !

Infos pratiques 

Pour notre part, on n’y est restés environ 1 heure. Attention, pour accéder à la terrasse, au 59e étage, il n’y pas d’ascenseur mais seulement des escaliers.

Tarifs :

Adulte : 18€, jeunes (12-18 ans) et étudiants : 15€, enfant de 4 à 11 ans inclus : 9.50€, personne à mobilité réduite : 7.50€, gratuit pour les enfants de moins de 4 ans. Toutefois, un ticket est à retirer à la caisse.

Horaires :

365j/an, 7j/7. De 9h30 à 23h30, du 1 avril au 30 septembre. De 9h30 à 22h30 du dimanche au jeudi et de 9h30 à 23h du vendredi au samedi, du 1 octobre au 31 mars. La dernière montée en ascenseur 30 minutes avant la fermeture.

Accès :

L’entrée se fait au pied de la Tour, rue de l’arrivée.

Que faire à proximité ?

– Prendre un verre au 360 Café ou au plus chic Ciel de Paris

– Se faire une toile dans l’un des nombreux cinémas du quartier

– Faire du shopping rue de Rennes

– Visiter le cimetière Montparnasse où de nombreuses célébrités sont enterrées (comme Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Serge Gainsbourg, Charles Baudelaire, Man Ray, Marguerite Duras).

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Un petit air de Futuroscope, à Flyview… en plein centre de Paris !

Le concept :

Installé débout dans une machine futuriste, le jetpack, avec un casque de réalité virtuelle sur le visage, on embarque dans un voyage aérien. C’est parti pour une visite de Paris ou du monde à 360 degrés ! L’occasion de voir ou de revoir des monuments emblématiques de la capitale- notamment la cathédrale Notre-Dame du temps de sa splendeur- ou des paysages grandioses comme la Grande Muraille de Chine. Le gros plus, c’est que grâce aux drones, on peut voir des zones habituellement totalement inaccessibles.

On voyage, on rêve, on s’imagine très loin en quelques minutes seulement. L’effet est d’autant mieux rendu que la machine bouge, rendant ainsi l’attraction ludique pour petits et grands.

L’accueil est digne des aéroports les plus  prestigieux avec un hall de départ très smart et un personnel d’équipage en uniforme.

Nos impressions à la sortie :

« C’était génial ! »

– «Je veux refaire un tour ! »

«  ça donne  envie de voyager ! »

«  J’aimerais vraiment visiter la Chine, ça a l’air magnifique ! »

Infos pratiques :

– « Le survol de Paris » : pour survoler une vingtaine de monuments parisiens. Durée : 13 minutes. Prix : Tarif unique : 15€

  • Pack Famille : 50€ valable pour 2 adultes + 2 enfants jusqu’à 12 ans
  • Bon cadeau : 15€ valable 1 an à partir de la date d’achat
  • Tarif PMR : 10€ uniquement vendu en caisse

– « Le survol de Paris  et le bonus monde » : pour voir les monuments de Paris les plus célèbres et des panoramas grandioses du monde entier (pour ma part, gros coup de cœur pour l’archipel de Rajat Ampat en Indonésie). Durée : 18 minutes, prix :

  • Tarif unique : 19€
  • Pack Famille : 64€ valable pour 2 adultes + 2 enfants jusqu’à 12 ans
  • Bon cadeau : 19€ valable 1 an à partir de la date d’achat
  • Tarif PMR : 12€ uniquement vendu en caisse

– « La face cachée de Paris, l’impossible visite » : afin de visiter des lieux interdits au public comme les dessous de la colonne Bastille. Durée : 18 minutes, prix : Tarif unique : 19€

  • Pack Famille : 64€ valable pour 2 adultes + 2 enfants jusqu’à 12 ans
  • Bon cadeau : 19€ valable 1 an à partir de la date d’achat, Tarif PMR : 12€ uniquement vendu en caisse

L’Incroyable Survol de Paris + L’Impossible Visite : 25,50€ au lieu de 34€

L’Incroyable Survol de Paris & Bonus Monde + L’Impossible Visite : 28,50€ au lieu de 38€

– La taille minimum pour accéder à l’embarquement est : 1m20. Les personnes de moins de 12 ans doivent être accompagnées d’un parent ou tuteur lors de la visite.

– Possibilité de garder ses lunettes de vue dans le casque de réalité virtuelle.

– Tous les casques sont nettoyés entre chaque utilisateur.

FlyView Paris est ouvert 7j/7 tous les jours de l’année

  • Lundi de 14h30 à 19h
  • Du mardi au vendredi de 11h à 19h
  • Samedi, Dimanche de 9h30 à 19h
  • Vacances scolaires (Zone C) de 9h30 à 19h

 Accès : 30 rue du 4 septembre 75002 Paris, métro Opéra.
Tel : +33 (0) 1 83 62 12 36

https://www.flyview360.com/

– Que faire autour ?

Visiter l’Opéra Garnier (cf article « Faire des entrechats à l’Opéra Garnier »)

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Essayer de recoller les morceaux de Oggy (escape game à Paris)

Quand j’ai inscrit toute la p’tite famille à  l’escape game « Oggy prisonnier du temps », je me suis demandé dans quoi je nous avais embarqués. Bizarrement, la perspective d’être enfermée dans le noir avec des cafards ne m’emballait pas beaucoup… Car pour ceux qui ne connaissent pas le dessin animé qui a inspiré le jeu, de malicieux cafards passent leurs journées à toujours piquer la nourriture du chat Oggy… Bon, heureusement, ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça….

Pourquoi y aller ?

– Car il y a peu d’escape games pour les plus jeunes. Celui-ci est proposé à partir de 6-7 ans. A partir de 13 ans en autonomie. 5 joueurs maximum.

– Pour les décors qui sont très réussis (4 salles différentes quand on arrive au bout)

– Pour partager une activité originale en famille. Le but étant de coopérer, de communiquer pour pouvoir sortir du jeu !

L’avis des filles:

Margaux (9 ans) : « C’était trop bien ! Quand on arrive, on est plongés dans un décor génial. Plein de petits jeux permettent de récupérer des bouts de Oggy. Les univers sont tous très différents ainsi que les énigmes. Ça m’a donné envie d’en refaire d’autres ! »

Chloé (7 ans) : « Il y avait beaucoup de suspens. Avant de rentrer et à l’intérieur parfois, j’avais un peu peur, que quelque chose se déclenche par exemple. Mais le principe est très sympa. C’était vraiment original et drôle ! ».

Il existe sur le même site deux salles :

Le Titanic (à partir de 12 ans) : il faut essayer d’éviter la noyade à bord du célèbre paquebot. Nous, on y est pas arrivés… Lire l’article dans la  catégorie « autres ».

– L’Atlantide (à partir de 10 ans): Vous serez coincés pendant 1h (ou moins si vous réussissez !) dans une grotte avant que le volcan ne se réveille… 5 joueurs maximum.

Possibilité de privatiser pour un anniversaire par exemple.

Que faire à côté ?

Se régaler dans la rue d’à côté au salon de thé « De belles manières ». 5 rue de Turbigo, 75001 Paris.

Infos pratiques :

Tarifs (pour » Oggy prisonnier du temps ») : 3 joueurs : 32 euros par joueur, 4 joueurs : 28 euros par joueur, 5 joueurs : 26 euros par joueur.

Accès: Majestic Escape Game : 2 rue Française 75001 PARIS.  Métros : Les Halles / Étienne Marcel. RER B (Châtelet-Les-Halles).

https://majestic-escapegame.paris/

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Tenir (un peu) compagnie à Marie-Antoinette à la Conciergerie (75)

En voilà un monument témoin d’une histoire riche et mouvementée !

Le zoom historique :

Au Moyen-âge : Tout commence sous Clovis, au début du VIe siècle qui en fait sa résidence (il a fait de Paris la capitale du royaume) et y meurt en 511. Puis, le lieu tombe dans l’oubli (il faut dire que Charlemagne avait déplacé la capitale à Aix-la-Chapelle). Alors, il faut attendre les Capétiens  pour que la ville et la Conciergerie retrouvent un peu de leur prestige d’antan. On doit à Philippe Auguste le début du pavage des rues aux abords du palais (tellement les odeurs étaient nauséabondes). Quant au roi Louis IX (le fameux Saint Louis), il fait construire la Sainte Chapelle pour contenir les reliques de la couronne d’épines du Christ (un record de vitesse puisque les travaux ne durèrent que 7 ans mais aussi un coût exorbitant car cette acquisition coûta  la moitié des revenus annuels de la couronne de France !). Philippe Le Bel (1268-1314) fit construire les tours qu’on peut toujours admirer aujourd’hui : la Tour César, la Tour d’Argent et la  Grand’salle.

Mais en 1328 éclate une révolte à Paris. Il faut dire que le contexte politique n’est pas fameux : le roi Jean II Le Bon est prisonnier des Anglais (on est au début de la Guerre de Cent ans). Les révoltés en profitent pour tuer deux conseillers du roi.

Aux Temps modernes : La fonction judiciaire va prendre petit à petit le dessus. Le plus souvent, la Conciergerie est un lieu d’incarcération temporaire, dans l’attente de son jugement et de son exécution. Elle peut s’enorgueillir d’avoir accueilli de vraies « stars » : Ravaillac qui a tué le roi Henri IV en 1610 qui fut soumis au supplice des « brodequins » (un instrument qui écrabouillait les jambes), la marquise de Brinvilliers dont le sympathique loisir était d’empoisonner ses proches, notamment son père et ses frères. Cela lui a valu d’être décapitée en place de Grève. Il y a aussi François Damiens qui tenta d’assassiner le roi Louis XV. Le roi s’en sortit mais pas lui… C’est écartelé en place publique qu’il finit sa vie….

Durant la Révolution française :

A cette période, le tribunal révolutionnaire s’installe dans la Grand’salle (ex salle du Parlement). Les débats étaient publics, les jugements sans appel.La prisonnière la plus célèbre est la reine Marie-Antoinette qui y passa les deux derniers mois de sa vie. En 1794, le tribunal révolutionnaire condamnait à mort 38 personnes par jour !

Après la révolution, le site continue d’exercer sa fonction de prison jusqu’en 1934.

La visite :

Elle permet de découvrir tout d’abord les salles médiévales, notamment la salle des Gardes avec son magnifique plafond à croisée d’ogives (fin XIIIe-début XIVe siècles). L’étage évoque plutôt le passé révolutionnaire du site avec des cachots de prisonniers.

Marie-Antoinette peinte par Vigée Le Brun

Lors de notre visite, en octobre 2019, nous avons aussi bénéficié d’une belle exposition sur Marie-Antoinette qui agrémentait bien le tout et donnait vie à l’immense salle des gardes.

Un « histopad » (loué à l’accueil pour 5 euros) est bien utile pour en apprendre plus et s’imaginer les décors de l’époque, le tout, de façon ludique. Les filles ont bien accroché :

L’avis des filles :

Avis de Chloé : « La visite était très bien grâce à la tablette qui reconstituait les lieux au Moyen-âge et au temps de la révolution. »

Avis de Margaux : « L’exposition Marie-Antoinette était intéressante, les vidéos amusantes et les robes très belles. J’ai apprécié aussi le principe de la tablette car on apprend des choses et en même temps on fait des petits jeux ».

Le coin lecture:

Marie-Antoinette, éditions Quelle Histoire, 5 euros.

Infos pratiques :

Expo « Marie-Antoinette, métamorphoses d’une image », jusqu’au 26 janvier 2020 avec des animations pour les enfants (visites contées, spectacle etc…).

Livret enfant gratuit à télécharger sur http://www.paris-conciergerie.fr/Explorer/Livret-enfant

Horaires : Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h00 (sauf le 1er janvier et le 25 décembre).

Tarifs : gratuit pour les moins de 18 ans, plein tarif : 9 euros. Histopad (tablette) : 5 euros. Billet jumelé Conciergerie+ Sainte-Chapelle : 15 euros.

Accès : 2 boulevard du Palais, 75001 Paris. Tel : 01-53-40-60-80. Métro 4 (Cité), RERB et C (station Saint-Michel).

Renseignements sur http://www.paris-conciergerie.fr/

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Faire des grimaces au musée d’Orsay (75)

Le zoom historique :

Le site initial était une gare, inaugurée en 1900  lors de l’Exposition universelle. Elle desservait tout le sud-ouest de la France. Mais  avec des trains de plus en plus longs et l’électrification progressive des lignes de chemins de fer, les quais sont vite devenus trop courts et la gare fut abandonnée en 1939 seulement… Plus tard, elle servit de centre d’accueil des prisonniers à la Libération. En 1986 le musée ouvrit ses portes. C’est actuellement l’un des plus grands d’Europe. Il abrite  environ 4000 œuvres en permanence, caractéristiques de la période 1848-1914. Plus de 3 millions de visiteurs s’y pressent chaque année…

Le concept :

Les filles ont pu découvrir ce haut lieu de l’art du XIX e siècle. Comme le musée est vaste et que c’était  leur première visite, l’immersion s’est faite grâce à un atelier. Le principe : un créneau de 2 heures avec tout d’abord une visite guidée de ¾ d’heure dans les allées du musée sur le thème du jour (pour elles, « faire la grimace » avec notamment des caricatures de Daumier) puis dans une salle attenante, un atelier manuel d’une heure et quart. Pour ce sujet, des dessins étaient disposés pour éventuellement inspirer les enfants en complément de la visite. La première étape fut le dessin de la caricature puis dans un second temps, le modelage.

L’avis des filles :

Margaux : « A l’entrée, en haut de escaliers, il y a des sortes de jumelles qui permettent de « voir » comment était le musée du temps où c’était encore une gare. Il y a des commentaires audio et des bruits de fond tels que le tic-tac de l’horloge, le bruit des trains à vapeur… On comprend donc  bien toute l’agitation de la gare à l’époque».

Chloé : « J’ai trouvé cela étonnant que le musée se situe dans une ancienne gare. Les statues étaient très belles ainsi que le bâtiment. L’activité manuelle était très bien ».

En complément :

Le site internet du musée d’Orsay dédié aux plus jeunes : www. petitsmo.fr

Il présente de courtes biographies d’artistes présents à Orsay, leurs œuvres mais aussi une grande frise  pour avoir quelques repères chrono et des idées de parcours dans le musée à faire avec les plus jeunes (ex : « petites et grosses bêtes », « portraits de famille » …).

Infos pratiques :

  • Pour réserver une visite-atelier : Connectez-vous au site internet du musée d’Orsay (https://www.musee-orsay.fr/fr)  puis cliquez sur la catégorie « en famille ». Durée : 2h en tout (3/4 de visite et 1h15 d’atelier pratique).
  • Tarifs: atelier= 7 euros par enfant (sinon, entrée gratuite pour les moins de 18 ans ainsi que pour les détenteurs du pass education). Entrée gratuite pour les moins de 18 ans. Adultes: 14 euros (ou 11 euros si vous accompagnez un jeune de moins de 18 ans = billet « Enfant et compagnie »).
  • Accès: Musée d’Orsay 1 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris . Tel: 01-40-49-48-14 . Métro : ligne 12, station Solférino. RER : ligne C, station Musée d’Orsay. Parkings du carrousel du Louvre et Bac Montalembert
  • Horaires d’ouverture: Ouverture de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 21h45 le jeudi. Fermeture tous les lundis et les 1er mai et 25 décembre.
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Faire des entrechats à l’Opéra Garnier

Quelle jeune fille n’a pas rêvé de faire quelques pas de danse chaussée de ses  pointes sur le parquet de l’opéra comme les « petits rats » ?

Sans forcément assister à un spectacle, il néanmoins facile de visiter le lieu qui à lui seul fait déjà rêver.

Si la danse ne vous passionne pas, vous aimez peut-être les énigmes policières et c’est peut-être par ce biais que vous emmènerez vos enfants sur les traces du fameux Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux.

L’Opéra Garnier ouvre ses portes en 1875. L’impératrice Eugénie est aux anges : du multicolore, des sculptures à profusion, le style est bien clinquant, il ne ressemble pas vraiment à un autre, on va donc le nommer bien sûr le « style Napoléon III ». Néanmoins, aujourd’hui encore,  la magie opère et les enfants seront sûrement émerveillés par tant de richesses. De l‘or, des peintures, des sculptures, visibles aussi sur les costumes exposés à l’intérieur.

La salle de spectacle :

Il est intéressant d’imaginer qu’à l’époque, les spectacles ne se déroulaient pas comme aujourd’hui. Les lundis, mercredis et vendredis étaient réservés au « abonnés » qui louaient donc leur siège à l’année. Ils assistaient ainsi plusieurs fois par semaine au même spectacle mais venaient surtout pour être vus, n’écoutaient que peu les artistes, voire les dérangeaient par leurs conversations ! On pouvait même manger dans les loges où l’on tirait les rideaux ! Mais depuis la première guerre mondiale, on ne loue plus de loge à l’année.

Au XIX e siècle, les meilleures loges étaient celles situées au-dessus de la scène. Une pour le roi l’autre pour la reine, séparés. Comme ça, si l’un venait à être tué, il restait un survivant !

Et maintenant, levez les yeux. L’ancien plafond, noirci par les fumées des becs de gaz a imposé des travaux de rénovation. Ceux-ci furent commandés par le ministre André Malraux à Chagall en 1964. Faites-en un jeu avec vos enfants : quels instruments de musique reconnaissent-ils ? Quels monuments de Paris voire quels morceaux de musique (Le lac des cygnes, La flûte enchantée) ?

Plafond peint par Chagall

A défaut d’avoir croisé le fantôme de l’Opéra, ne repartez pas sans avoir vu sa loge, la numéro 5.

Derrière la scène, on trouve le « foyer de la danse ». Un lieu où un feu réchauffait la scène et où à l’entracte les messieurs venaient rendre visite aux danseuses !

Alors qu’aujourd’hui les places les plus chères sont situées en orchestre, à l’époque c’était le cas des loges. Dans l’orchestre, seuls les hommes pouvaient s’asseoir, les robes très encombrantes des femmes rendaient cela impossible !

Le Grand foyer : est un lieu de promenade à l’entracte qui a connu aussi quelques bals masqués. Un petit truc : de la peinture dorée orne la sculpture et non de la feuille d’or par souci d’économie !

Le  saviez-vous ?  La scène est en pente pour que les spectateurs puissent bien voir les têtes des artistes. Les salles de danse ont donc dû s’adapter et sont elles aussi en pente ! Dur dur pour les ballerines !

-Infos pratiques :

  • Escape game « Inside Opéra« : c’est ce que j’ai testé avec les filles. On cache notre identité sous des masques et on déambule dans tout l’opéra à la recherche d’indices pour résoudre une énigme en lien avec le fantôme de l’Opéra. Heureusement, des comédiens en costumes d’époque nous ont bien aidées! Tarif: 22 euros pour les enfants, 28 euros pour les adultes. Réservation en ligne sur https://www.operadeparis.fr/visites/palais-garnier/individuels/lescape-game-grandeur-nature-au-coeur-du-palais-garnier
  • Parcours ludique pour les enfants (1h) avec des jeux et un quiz final (5 euros).

– Adresse :

Palais Garnier, Place de l’Opéra, 75009.

Pour se rendre au Palais Garnier : 
Métro: Opéra, lignes nº 3, 7, 8
RER : station Auber, ligne A
Bus : lignes 20, 21, 22, 27, 29, 42,52, 53, 66, 68, 81, 95
Parking : Q-Park Edouard VII – Rue Bruno Coquatrix 75009 Paris (face au 23 Rue de Caumartin)

A lire :

  • Le fantôme de l’Opéra, Gaston Leroux
  • Pour les plus jeunes : 20, allée de la danse de Elizabeth Barféty.
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Croiser des stars au Musée Grévin (75)

Un vieux souvenir d’enfance… après une trentaine d’années écoulées, il fallait y retourner !

Un brin désuet, il a néanmoins gardé son charme du passé : son escalier de marbre de 1900, son théâtre et son « Palais des mirages » même s’il m’avait laissé un meilleur souvenir dans mon enfance (un peu longuet et un brin vintage le son et lumières…).

On côtoie toujours le temps d’une photo toute une galerie de personnages : des chanteurs (Aznavour et Hallyday), des humoristes (les Vamps), des acteurs (Luchini), des sportifs (Camille Lacour) et des personnages historiques (quelques rois de France) mais aussi de nouveaux venus : des cuisiniers (Anne-Sophie Pic, Pierre Hermé), des chefs d’Etat (Trump), un champion du monde (Mbappé) etc…

On sent que le musée essaye de se dépoussiérer en intégrant des personnages connus des plus jeunes (Le Petit Prince et Chat noir..) et même le plateau TV de The Voice. Ce sera donc à vous de vous installer dans les fauteuils et de voter !

La fin du parcours est plus lugubre, voire effrayante pour les plus jeunes (la transition après The Voice n’est donc pas parfaite) : inquisition, torture nous accompagnent vers la sortie…

Anecdotes :

  • Le palais des mirages est un son et lumières créé pour l’Exposition Universelle de 1900.
  • Deux fois par an, une commission propose une dizaine de nouveaux venus. Les personnalités doivent se rendre à 6 rendez-vous (les stars étrangères valident souvent leur évolution sur photographie).
  • Quant à la baignoire de Marat c’est celle où il a vraiment perdu la vie !

Infos pratiques

  • Adresse : 10 Boulevard Montmartre, 75009 Paris. Tel : 01 47 70 85 05. Du lundi au samedi de 9h à 17h. Métros : Grands Boulevards/Bourse. Parkings indigo: 31B Rue Vivienne et parking Chauchat Drouot.
  • Tarifs : Formule « famille (4 personnes avec 2 adultes maximum) à partir de 17 euros par personne. Nombreuses autres formules sur internet  (https://www.grevin-paris.com/preparez-votre-visite)
  • Livret enfants (12 pages) avec des questions sur les personnalités et des informations sur la fabrication des personnages: 1euro à la caisse  ou à acheter lors de la commande sur internet. Livret adulte avec des anecdotes : 48 pages, 2 euros.
Le petit Prince de Saint-Exupéry
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Manger comme dans un paddock au restaurant Autopassion café, Paris

Comme son nom l’indique, si vous êtes passionné de moteurs et de grosses cylindrées, ce lieu est fait pour vous ! Les amateurs seront ravis, tout y est : du moteur de voiture qui sert de plateau de table, au bidon d’huile réexploité en porte-menu… et surtout : de véritables voitures exposées dans les salles : une Formule 1 Renault qui trône au plafond au-dessus du bar, un karting dans une des salles etc. Des vitrines complètent le tout avec plein d’objets qui nous plongent incontestablement dans le monde des bolides. Des témoignages, des dons de professionnels ornent aussi les murs, du beau monde est passé par là ! Bref, c’est un resto… un peu musée et c’est l’un des intérêts majeurs du lieu !

Après un burger-frites, pourquoi ne pas s’essayer à battre des chronos ? En effet, un simulateur, dans la salle principale, vous permet au même titre que Sébastien Loeb ou Alonso, de parcourir les circuits de rallye ou de Formule 1… mais à votre rythme et sans risque, (à un tarif beaucoup plus abordable qu’en vrai : environ 20 euros les 15 minutes).

Des goûters d’enfants peuvent être organisés.

Infos pratiques :

197 boulevard Brune, 75014 Paris. Tel : 01-45-43-20-20.

Ouvert tous les jours de 10h  à 2h du matin.

https://www.autopassioncafe.fr/

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Plonger sous la mer à bord de l’Argonaute (un sous-marin à Paris)

Envie de prendre le large ? C’est possible avec cette visite originale d’un sous-marin en plein Paris à la Cité des Sciences.

Il suffit de prendre la passerelle à l’arrière de la Cité des Sciences et vous découvrirez cet engin de guerre qui date de 1957.

Les enfants seront d’abord  intrigués par cette immense coque (de 50 mètres de long…. Et pourtant assez petit comparé à d’autres grands frères comme le Redoutable) puis par son exiguïté. Incroyable d’imaginer que 40 hommes vivaient à bord d’un aussi petit espace, sans pouvoir se laver, avec un seul WC mais possédant néanmoins une cuisine (de 3m2, le luxe !).

L’avis des filles:

Ce qu’elles ont préféré : les couchettes, « toutes petites ! »

L’avis de Chloé (6 ans): « c’est impressionnant, ça fait un peu peur, y’ a plein de boutons, des échelles partout… Ce qui est étonnant, c’est que le sous-marin est grand vu de l’extérieur mais quand on est dedans, c’est tout petit ».

L’avis de Margaux (9 ans): « C’est inquiétant de savoir que des hommes puissent rester dedans pendant plusieurs jours. J’ai bien aimé le principe de l’audio-guide car cela permet d’apprendre des choses. Une visite intéressante car ce n’est pas tous les jours qu’on peut visiter un sous-marin ! J’ai trouvé cela aussi très instructif qu’après la visite du sous-marin, il y ait une exposition supplémentaire avec des explications interactives ».

Quelques chiffres :

L’Argonaute a fait 24 ans de bons et loyaux service, 10 fois le tour de la Terre, disposait de 4 torpilles, était immergé en moyenne à 200 m de profondeur (mais sa coque pouvait résister à une profondeur de 400 mètres). Poids : 45O tonnes. Il a pris sa retraite en 1982, en ne participant finalement à aucun conflit. Et aujourd’hui ? Les sous-marins nucléaires (SNLE Sous-marin Nucléaire Lanceurs d’Engins) sont trente fois plus gros que l’Argonaute et ont des capacités de plongée plus longues (plusieurs mois).

– Infos pratiques

visite avec audioguide gratuit (accès avec le billet Explora). Expo « Sous l’Océan » qui complète bien cette visite en une vingtaine de minutes. Tous les jours sauf le lundi. http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-permanentes/argonaute/

Adresse : Cité des sciences et de l’industrie – 30, avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris.

Métro : ligne 7, station Porte de la Villette.
Autobus : lignes 139, 150, 152, station Porte de la Villette. 
Tramway :T3b (Porte de Vincennes – Porte de la Chapelle), station Porte de la Villette

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Découvrir les secrets de Houdin au musée de la magie et des automates (75)

Découverte d’un musée discret, au charme désuet, le musée des automates et de la magie !

Il s’agit en fait de deux musées en un : l’un à gauche où l’on découvre des automates du XIXè-début XXè siècle et l’autre dans la partie droite consacré à la magie.

Le visiteur se promène à sa guise et selon son rythme en allant d’une vitrine à l’autre. A un moment, nous sommes appelées pour une représentation de magie. Des tours simples, de grands classiques (avec des anneaux et des cartes) mais historiques, qui permettent de remonter aux premiers temps de la magie –ce qui est d’ailleurs un peu le concept de tout le musée qui fait l’éloge de Houdin et de Houdini. On y apprend en effet de la bouche d’un autre magicien, (et ancienne doublure Jean Gabin !) que Houdin est devenu magicien un peu par hasard : c’est grâce à une libraire qui s’était trompée dans la commande : en lui vendant un livre de magie au lieu d’un livre d’horlogerie, elle changea donc le cours de sa vie : il allait appliquer ses connaissances d’horlogerie à la magie ! La 2ème partie  du musée aborde en effet, les dessous de la magie, les objets truqués, les illusions d’optique.

L’avis des filles:

– L’avis de Margaux (9 ans): « Le visiteur est immédiatement plongé dans l’ambiance grâce au décor de l’entrée. J’ai aimé que l’on puisse actionner soi-même les automates en appuyant sur des boutons. Ils  étaient tous très bien faits. Certains représentaient des personnages connus (ex Mickey). Mais j’ai préféré la partie magie, notamment car il y avait un spectacle. C’est intéressant de pouvoir assister à des tours très anciens comme ceux de Houdin ou de Houdini, comme un héritage. On pouvait surtout voir des instruments ou des objets liés à des illusions d’optique. Du coup, placer dans le même musée les automates et la magie, c’est une bonne idée, ça va bien ensemble car les deux sont mystérieux ! »

L’avis de Chloé (6 ans) :  Dans la partie automates : « c’était impressionnant de voir que toutes ces manipulations arrivaient à faire bouger des personnages. Pas besoin de tourner de manivelle ! Dans un couloir, il y avait un tableau qui se déformait et se cassait tout seul. C’était très surprenant ! Partie magie : « Au début, j’ai eu un peu peur de mettre mes mains dans certains appareils puis après avoir testé j’ai été rassurée… J’ai pu aussi comprendre le principe de quelques illusions d’optique. »

INFOS PRATIQUES:

Accès: 11 rue Saint-Paul, 75004 Paris. tel: 01-42-72-13-26 https://museedelamagie.com/

Horaires: Mercredi, samedi et dimanche de 14h00 à 19h00. Ouverture quotidienne pendant les vacances de la zone C (hiver, printemps, automne et noël).

Tarifs : 14 euros pour les adultes, 10 euros pour les enfants (3 à 12 ans).

Stages de magie durant les vacances scolaires et cours de magie (adultes et enfants).

Formule anniversaire comprenant:


Visite du musée

Spectacle de prestidigitation

Cours de magie adapté à l’âge des enfants

Cadeau magique pour chaque participant (un tour de
magie qu’il va apprendre à faire pendant le cours)

Salle à disposition pour le goûter d’anniversaire*

Forfait 25 € par enfant (minimum 10 enfants). Les parents se chargent du goûter des enfants.

NB: Les enfants doivent être âgés au minimum de 6 ans.