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Tout connaître du miel et des abeilles avec l’apiculteur René Vicogne à Verrières-le-Buisson (91)

En 30 ans, l’Europe a perdu 80% de ses insectes polinisateurs. Les principaux coupables : les pesticides ou encore le frelon asiatique. Les abeilles ont un rôle capital dans la fécondation de nombreuses plantes : en venant récolter le nectar et le pollen, elles passent d’une fleur à l’autre, transportant involontairement du pollen sur leur corps. C’est ainsi que fleurs sont pollinisées et les fruits produits.

René Vicogne : apiculteur, une passion !

René Vicogne exerce son métier d’apiculteur depuis 1985 à Verrières-le-Buisson où il a ouvert son rucher pédagogique. Il y reçoit environ 25 000 personnes par an, des écoliers, des enfants ou des familles. Mis à part les ruches du bois de Verrières, il s’occupe aussi de celles d’Eurodisney ! Il transmet régulièrement son savoir à des étudiants parisiens et va même parfois jusqu’en Afrique ! Il a été récompensé à de multiples reprises pour son travail , notamment au salon de l’agriculture de Paris.

La visite :

A l’extérieur :

On commence par découvrir le monde des abeilles dans leur univers, la nature.

L’abeille a un emploi du temps chargé au fil des saisons :

  • Au printemps : la ruche développe sa population. Les abeilles butinent le pollen, l’eau et le nectar.
  • En été, tout le monde travaille. Les butineuses retournent à la ruche et déposent le fruit  de leur récolte dans les alvéoles. Avec leurs ailes, les ouvrières ventilent et ferment les alvéoles avec de la cire pour protéger leur récolte.
  • En automne, la population d’abeilles diminue. Les faux-bourdons sont expulsés.
  • En hiver : les abeilles réduisent leur activité. Elles forment une grappe autour de la reine pour se réchauffer en consommant leur réserve de miel laissée par l’apiculteur.

Le saviez-vous?

Une reine pond jusqu’à 2000 œufs par jour !

En mai/juin, la ruche abrite jusqu’à 80 000 abeilles (ouvrières) !

Une reine peut être achetée très cher (René Vicogne en a acheté une récemment 400 euros !).

Les abeilles ne vivent que 45 jours et meurent après avoir parcouru 70 km !

Elles vont à 3-5 km de la ruche mais savent toujours retrouver leur maison !

La reine se nourrit uniquement de gelée royale

Le faux-bourdon (le mâle) n’a pas de dard pour se défendre.

Une ruche produit en moyenne 50 kg de miel par an.

Connaissez-vous les prédateurs des abeilles?

  • L’ours
  • Un grand papillon appelé Sphinx à tête de mort qui pénètre la nuit dans les ruches
  • Les rongeurs
  • L’hirondelle
  • Le pivert
  • Les fourmis qui tentent de récupérer la cire ou le miel.
  • Le pire : le frelon asiatique ! On peut fabriquer soi-même des pièges en plaçant dans une bouteille un liquide composé d’1/3 de sirop de cassis, de vin blanc et de bière.

A l’intérieur :

Différentes sortes de ruches

L’espace est plutôt dédié au miel et à sa fabrication. On y découvre les différents types de ruches à travers l’histoire et les pays. Saviez-vous pourquoi en Afrique les ruches sont en pierre ? Pour résister aux feux de brousse.

Le matériel de l’apiculteur et l’extraction du miel

  • Le chapeau sur lequel se place un voile noir pour éviter d’être piqué au visage 
  • Certains apiculteurs portent des gants mais beaucoup travaillent mains nues, comme René Vicogne qui est piqué environ 1000 fois par an !
  • L’enfumoir : une sorte de soufflet avec un long bec. Il dégage une fumée blanche pour calmer les abeilles.
  • De retour à la miellerie, les cadres de la ruche sont désoperculés. Avec un couteau spécial l’apiculteur enlève la fin de pellicule de cire qui bouche les alvéoles. Puis, les cadres sont mis dans un extracteur. Les cadres tournent alors autour d’un axe pour extraire le miel des cellules où ils vont tourner rapidement.
  • Le miel coule alors sur la paroi puis est filtré.
  • Il est ensuite transvasé dans un maturateur pendant 2 à 3 jours pour permettre aux impuretés et à l’air de remonter à la surface pour être éliminés.
  • Enfin, l’apiculteur peut mettre son miel en pot !

Dans la boutique de René Vicogne, on retrouve plein de produits issus du miel ou des fleurs : du pollen, différentes sortes de miel, du nectar, des bougies en cire, de l’hydromel, des bonbons, du savon… Plein de bonnes idées de cadeaux et de raisons de se régaler !

L’avis des filles :

Chloé: « Cette visite nous a appris plein de choses sur les abeilles, sur leur façon de vivre, de se reproduire et de se nourrir. En plus, nous avons appris comment l’apiculteur récoltait le miel et le mettait en pot. Donc tout cela était très intéressant. Et son miel est très très très bon ! »

Margaux: « C’est vraiment intéressant que cela soit un apiculteur qui fasse la visite., cela permet de mieux comprendre ce métier rare.  J’ai appris plein de choses sur les ruches et les abeilles ».

Infos pratiques. Où rencontrer René Vicogne ?

  • Au Rucher, au 90 bis rue d’Estienne d’Orves 91370 Verrières-le-Buisson

Visite gratuite sur rendez-vous au 01-60-11-50-94 ou au 06-86-22-89-41. Durée de la visite : environ 1h30. A partir de mi-mars

  • Au marché de Verrières-le-Buisson (91370)
  • Au marché fermier, le dernier samedi du mois, rue de l’église, quartier saint Saturnin, 92160 Antony.

Que faire autour ?

Plaque fabriquée par le potier
  • Aller faire un tour chez le potier (dans la rue d’à côté). Il travaille dans un ancien lavoir. Rien que pour le cadre, ça mérite un détour ! Le Lavoir, Céramiques Bernard Leclerc.  7 rue de Migneaux, 91370, Verrières-le-Buisson.
  • Se promener dans le parc de la Maison Vaillant, dans la même rue que le Rucher, 66 rue d’Estienne d’Orves, 91370 Verrières-le-Buisson

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Se promener dans la plaine de Balizy

Elle constitue une zone naturelle intégrée entre deux rivières (l’Yvette et celle de la Morte-Eau), située entre le centre-ville et les hameaux de Balizy-Gravigny. Depuis les aménagements entrepris en 2003 (drainage des sous-sols, plantation d’arbres), le site est d’un grand intérêt environnemental.

On observe la nature :

La flore des prairies humides produit d’importantes quantités de graines. Elles se dispersent dans le milieu constituant alors la nourriture de base d’un cortège animal composé de petits mammifères et surtout de nombreux insectes. Ces derniers attirent une multitude d’oiseaux dans un prairie qui leur servira à la fois pour l’alimentation, la nidification et la reproduction.

Le saviez-vous ?

  • Combien de dents a le brochet ? C’est un carnassier qui compte dans sa mâchoire environ 700 dents pointues bien aiguisées ! Une fois adulte, c‘est le plus grand prédateur de la rivière. On le reconnait facilement avec son nez en forme de bec de canard. Il se nourrit principalement de poissons, de grenouilles et plus rarement de canetons. Le brochet peut atteindre une taille de plus d’1 mètre !

le jonc
  • Que peut-on fabriquer avec le jonc ? Il a des tiges en forme d’aiguilles d’une hauteur de 40 à 100 cm. Très résistant, il pousse dans les zones humides et sert de refuge aux petits animaux. Les oiseaux s’y cachent pour y faire leur nid et l’homme s’en sert pour fabriquer des paniers, des tapis.

La foulque
  • La foulque macroule peut-elle nager sous l’eau ? Oui ! On reconnait facilement cet oiseau grâce à son bec blanc surmonté d’une plaque osseuse blanche. Il est omnivore et mange donc à la fois des insectes et des végétaux aquatiques. Il peut plonger jusqu’à 2 m de profondeur voire jusqu’à 5 mètres !

L’avis des filles :

  • Chloé : « J’ai bien aimé cette promenade surtout car c’était au bord de l’eau. En plus, on pouvait facilement observer les oiseaux et il y avait plein d’arbres différents. C’est une très jolie promenade qui vous détendra forcément ! »

En complément :

Pour des jeux, des bricolages et des expériences pour les enfants, rendez-vous sur :  https://www.siahvy.org/page-espace-jeune

A proximité :

  • Se promener dans le Bois des Templiers (35 000 m2)

Promenade « Les Templiers » https://www.siahvy.org/vallee-de-yvette/infos-promenades   (circuit n°1 )

  • Arboretum : il compte près de 65 arbres différents regroupant quelque trente essences variées. Derrière le gymnase Courtand, chemin des Ajoncs.
Le long de la Rivière Morte eau

Infos pratiques :

  • Possibilité de pique-niquer (quelques tables prévues à cet effet sur le parcours)
  •  Faire du sport (équipements sportifs)
  • Accès : Plaine de Balizy, 91160 Longjumeau
  • Venir en train : RER C, station « Gravigny Balizy »
  • Venir en voiture : parking (gratuit) : face à Résidence L’Ermitage (maison de retraite), rue Daniel Mayer, 91160 Longjumeau
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Observer les hérons cendrés à la réserve naturelle du bassin de la Bièvre (91/92)

Il existe une très grande variété de réserves naturelles en France : des grottes, des zones de montagne, des zones humides… La plus grande est dans les TAAF (Terres Australes Antarctiques Françaises), la plus haute aux Contamines-Monjoie (3800m d’altitude). Elles ont néanmoins toutes un point commun : protéger la faune et la flore de notre pays.

Un peu d’histoire…

La vallée de la Bièvre est occupée par l’Homme dès la préhistoire. Dès l’époque romaine, les hommes y exploitent le calcaire. Au Moyen-âge, le cours d’eau est détourné, aménagé et utilisé. Des fontaines sont créées et à partir du XIe siècle, apparaissent des viviers et des moulins à eau. Des bancs de tourbe y étaient exploités.

Le fonctionnement hydraulique du bassin

Pour protéger les communes voisines des inondations, un bassin de rétention est creusé dans les années 1950. Depuis, il a connu une évolution spontanée qui en fait aujourd’hui un îlot de biodiversité.

Par temps sec, les eaux s’écoulent normalement et se partagent entre le bassin et la Bièvre canalisée. Lors des épisodes pluvieux, l’écoulement de la Bièvre est favorisé vers le bassin.  Sa capacité de stockage est d’environ 115 000 m3.

Une réserve naturelle

C’est la région qui a la compétence de créer des réserves naturelles. Mais le SIAAP est le service qui dépollue chaque jour les eaux usées de près de 9 millions de Franciliens ainsi que les eaux pluviales et industrielles pour rendre à la Seine et à la Marne une eau propice au développement du milieu naturel. Pour maitriser les risques d’inondation, le réseau du SIAAP est équipé d’ouvrages  de rétention d’eau.  Le bassin d’Antony fait partie de ce dispositif de stockage. Il est composé de 6 ha et contient 151 espèces d’oiseaux.

  • On peut écouter les oiseaux et mieux les observer sur des observatoires. Il faut pour cela contacter les animateurs de la LPO (La Ligue pour la Protection des Oiseaux).

Contacter aurélie Proust : aurelie.proust@lpo.fr

  • Visites guidées : avec le CORIF tel : 01-48-60-13-00  www.corif.net

N’oubliez pas vos jumelles !!

Pour défouler les enfants

  • On peut jouer au basket (terrain de basket en allant vers Antony)
  • Jeux pour enfants (à côté du terrain de basket)
  • Faire du skate, du roller ou de la trottinette sur les rampes du skate park (à l’autre bout du chemin, vers Verrières-le-Buisson).
skate-park

L’avis des filles

Chloé : « On peut y voir des oiseaux qu’on n’a pas l’habitude de voir, comme des échassiers et des oiseaux marins! Ils sont gros ! On a même eu la chance de voir des hérons cendrés ! En plus, ils sont en totale liberté, ce qui est étonnant en pleine ville. C’est une bonne idée d’indiquer sur des pancartes leur noms pour pouvoir se repérer. »

Margaux: « « J’ai trouvé que le paysage était très joli : un grand lac avec des arbres et des oiseaux. Les panneaux explicatifs qui accompagnaient la promenade étaient très intéressants et permettaient d’encore plus apprécier le lieu. »

Infos pratiques

  • 2 entrées possibles : par la rue Georges Suant (côté Antony, à côté du cirque) ou rue Marius Hue, à côté du skate park (côté Verrières -le-Buisson)
  • Possibilité de se garer facilement et gratuitement rue Marius Hue (au bord du stade Robert Desnos)
  • Compter 1h00 de promenade si l’on prend le temps de regarder attentivement la nature ou de jouer dans les jeux pour enfants
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A la découverte d’arbres centenaires à l’arboretum municipal de Verrières-le-Buisson (91)

Un arboretum permet de préserver la biodiversité des arbres du monde et celle de la faune locale en lui offrant un habitat. Dans celui de Verrières-le Buisson poussent des arbres rares et parfois centenaires qui proviennent de tous les horizons : Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie de l’Est ou Afrique. C’est une extension municipale de l’arboretum Vilmorin qui appartient toujours à cette famille.

Le zoom historique :

L’histoire débute en 1770, lors de la rencontre entre Philippe-Victoire de Vilmorin (botaniste) et Pierre Andrieux (grainetier et botaniste de Louis XV). Ils fondent la société Vilmorin-Andrieux à Paris. A l’origine, c’est un magasin de graines.  En 1815, les collections doivent déménager faute de place. La société achète alors un parc de 4 hectares à Verrières-le-Buisson, où se trouvait un ancien relais de chasse de Louis XIV que celui-ci avait fait construire pour Madame de la Vallière. La zone est à la fois protégée par le bois de Verrières tout proche et offre une terre intéressante. En 1975, la ville acquiert la parcelle et un an plus tard, la MAO (Maison des Arbres et des Oiseaux), une association de jeunes bénévoles de 14 à 25 ans, est créée. C’est  En 2004, l’arboretum est classé Réserve naturelle régionale.

La visite :

Le site est organisé en plusieurs zones (notamment le verger, la prairie, la mare, la zone arborée…).  Pour aider à la visite, trois parcours sont proposés à l’entrée, disponibles notamment sur smartphone en scannant le QR code. Il y en a un destiné plus particulièrement aux familles (parcours bleu, « familial »).

Le poivrier

On dénombre dans l’arboretum plus de 300 espèces d’arbres dont certains ont presque 130 ans ! Des étiquettes au pied des arbres permettent d’en savoir plus : le nom latin, l’âge, la hauteur, la zone d’origine notamment. Nous avons par exemple découvert l’Oranger des Osages -du nom d’une tribu d’Indiens d’Amérique qui utilisaient le bois de cet arbre pour en faire des arcs et des flèches. Mais pourquoi le nom d’« oranger » ? Rien de cette couleur dans l’arbre mais par contre des fruits ronds et verts de la taille d’une orange, non comestibles mais que les Indiens utilisaient pour faire des peintures corporelles ! Plus loin, faites une pause à l’arbre à latex et coupez une feuille. Vous y verrez des fibres de latex !

Nichoirs

Au détour d’une allée, au sommet d’un arbre, on peut bien sûr apercevoir de nombreuses espèces animales. Plus de 60 espèces d’oiseaux y ont été recensées ! Donc, il y a de grandes chances d’y croiser des écureuils par exemple ! Si vous appréciez plutôt les petites bestioles, des arbres à insectes sont installés au fond de l’arboretum.

Arbre à insectes

C’est aussi une des plus grandes collections d’iris de France avec 940 variétés ! Certains ont plus de 100 ans !

Les événements exceptionnels :

  • Visite des deux arboreta. Deux fois par an (en avril et octobre): celui de la maison des arbres et des oiseaux et l’arboretum privé des Vilmorin. La visite est guidée (2h), gratuite et se réserve à l’adresse mail suivante : mao.vlb@gmail.com
  • La nuit du conte (en juin). Contes en plein air et promenade dans l’arboretum à la lueur des bougies.

L’avis des filles :

  • Chloé :  « C’était une visite intéressante car j’ai découvert des arbres dont j’ignorais l’existence. C’est un espace très naturel, différent d’un parc, car il n’y avait pas vraiment de chemin.»

Infos pratiques :

  • Arboretum Roger de Vilmorin esplanade Thomas Joly (en face de l’Espace Bernard Mantienne), 91370, Verrières-le-Buisson.  En transports en commun : RER B, arrêt Antony puis bus 196 (arrêt « les Antes »).
  • Mao.vlb@gmail.com   Tel : 01-69-30-73-48
  • Ouverture tous les samedis, de 14h00 à 18h00.
  • Groupes scolaires : en semaine sur rendez-vous, contacter animation@rnr-vilmorin.org
  • Entrée gratuite
  • Durée de la visite : 30-45 minutes environ (en visite libre)

Que faire autour ?

Se faire une toile ou aller voir un spectacle à l’espace Bernard Mantienne, juste en face !

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