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Rendre visite aux Grands hommes au Panthéon (75)

Le zoom historique :

En 507, après sa conversion au christianisme, le roi Clovis fonde une première basilique destinée à abriter sa sépulture et celle de son épouse Clotilde. Ste Geneviève, qui avait protégé la ville des barbares y est inhumée en 512. Après sa mort, les Parisiens l’ont honorée pour qu’elle continue de protéger la ville.

En 1744, après une grave maladie dont il attribue la guérison à Ste Geneviève, Louis XV décide de consacrer à celle-ci un édifice religieux. Le projet est alors confié à l’architecte Soufflot. Pendant la Révolution française, en 1791, les députés décidèrent d’honorer des personnages importants après leur mort. L’église fut alors transformée en temple laïc. Au cours du XIXe siècle, le bâtiment changea plusieurs fois de fonction, tour à tour église Sainte-Geneviève ou panthéon des grands hommes… Depuis la mort de l’écrivain Victor Hugo en 1885, le Panthéon est définitivement consacré aux grands hommes de notre pays.  

L’extérieur, l’architecture :

Le projet architectural de Soufflot est une église qui puise dans différents registres : le gothique (pour sa nef voûtée et ses arcs-boutants), le byzantin (pour sa coupole), le classique mais surtout le gréco-romain (avec notamment son fronton triangulaire et ses colonnes corinthiennes).

La façade principale s’ouvre sur un péristyle monumental, inspiré du Panthéon de Rome. Elle est surmontée d’un fronton triangulaire qui représente la Patrie (au centre) donnant la Liberté et protégeant à sa droite les Sciences (représentées par de nombreux grands savants , des philosophes, des écrivains et des artistes) et à sa gauche l’ Histoire (représentée par les grands personnages de l’État et des étudiants de l’Ecole polytechnique).

La visite :

  • La crypte :

Il vous faudra peut-être commencer par celle-ci car elle ferme parfois avant la nef. Cette partie du monument est presque souterraine. Les caveaux sont répartis dans de longs couloirs ou galeries. A la porte de chaque caveau sont gravés les noms des grands hommes qui s’y trouvent : des dignitaires de l’Empire, de grands écrivains (Victor Hugo, Emile Zola, Alexandre Dumas), de grandes figures de la lutte pour l’égalité (Victor Schoelcher, Jean Jaurès, Aimé Césaire), des résistants (Germaine Tillion, Pierre Brossolette, Jean Moulin), des scientifiques (Pierre et Marie Curie). Joséphine Baker y entra le 30 novembre 2021.

Des bornes à l’entrée de chaque caveau proposent une rapide biographie de chaque personnage illustre.  Certains ont des caveaux plus impressionnants comme les philosophes Voltaire et Rousseau. Le cœur de Léon Gambetta, le fondateur de la IIIe République a été placé dans une urne dans le mur de l’escalier d’accès depuis le 11 novembre 1920 (le même jour que la cérémonie où le soldat inconnu a été inhumé à l’Arc de Triomphe).

  • Le niveau principal :

La coupole : elle s’élève à 67 mètres de haut. Elle est décorée d’une peinture représentant les grands personnages de l’histoire de France autour de sainte Geneviève.

La coupole

Le Pendule de Foucault : Au XIXe siècle, le scientifique Léon Foucault est venu au Panthéon pour faire une expérience démontrant que la terre tourne sur elle-même. Il a profité de la grande hauteur sous la coupole pour y fixer un pendule. Il est composé d’une boule de 47 kg suspendue à un fil très résistant. Le pendule se balance au-dessus d’une table ronde avec des traits – un cadran – qui indiquent l’heure. Il oscille toujours dans la même direction. Pourtant, si on revient à la fin de ta visite, on peut observer que le pendule n’indique plus la même heure ! Cela signifie que c’est le cadran, et donc la terre en dessous, qui tournent sur eux-mêmes.

La Convention nationale : Cette œuvre du sculpteur Sicard achevée en 1924 présente Marianne entourée des soldats de l’An II et de célèbres députés révolutionnaires.

Profitez-en pour monter tout en haut du monument pour accéder au « Panorama » (le surplus de 3,5€ en plus du ticket d’entrée vaut le coup), la vue est superbe! Vous pourrez y admirer les plus beaux monuments de Paris! Attention, le sommet n’est accessible qu’aux beaux jours, il ferme du 1er octobre au 31 mars.

Pour les kids :

Infos pratiques :

  • Horaires :

Du 1er octobre au 31 mars : de 8h00 à 18h00. Panorama fermé.

Du 1er avril au 30 septembre : 10h00 à 18h30. Panorama ouvert.

  • Tarifs :

Tarif individuel : 11,50 euros. Gratuit pour les moins de 18 ans, les 18-25 ans de l’UE, pass éducation, personnes handicapées et leur accompagnateur, demandeur d’emploi.

Tarif panorama : 3,50 euros (en plus du billet d’entrée), gratuit pour les bénéficiaires de l’entrée gratuite.

  • Accès :

Panthéon Place du Panthéon 75005 Paris.  Tél. : 33 / (0)1 44 32 18 00.

www.monuments-nationaux.fr

En transports en commun: Métro ligne 10, RER B (Luxembourg),Bus n° 21,27, 38, 82, 84, 85, 89.

En voiture: parking Indigo Soufflot-Panthéon, Parking Paripark Panthéon.

Que faire autour ?

  • Se balader dans le Jardin du Luxembourg
  • Visiter le Sénat
  • Boire un chocolat chaud à Choupinet, 58 bd St-Michel, 75006 Paris.

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Plonger dans l’histoire de Paris au Musée Carnavalet (75)

C’est le plus ancien musée de la ville de Paris ! Il ouvre en 1880, au cœur du Marais.

Un lieu chargé d’histoire :

En entrant par la rue de Sévigné, le visiteur découvre l’hôtel particulier des Ligneris (président du Parlement de Paris), un des rares témoins de l’architecture de la Renaissance,avec le Louvre. Au XVII ème siècle, il est vendu à l’épouse du chevalier Kernevenoy, surnommé « Carnavalet ». Ce nom déformé est ensuite resté dans la postérité. A partir de 1660 Mansart rajoute deux ailes au bâtiment initial. En 1677 la marquise de Sévigné s’y installe pendant 17 ans, trouvant enfin une demeure à sa convenance : « un bel air, une belle cour, un beau jardin, un beau quartier ». La ville de Paris racheta l’hôtel en 1866 pour en faire son musée et changea le nom de la rue en « rue de Sévigné ».

Portrait de Madame de Sévigné

La collection permanente :

C’est un musée immense ! Il contient plus de 625 000 œuvres de la Préhistoire à nos jours. Des peintures, des sculptures, des photos, des boiseries, des décors… Ces objets sont « authentiques », ont du vécu. On peut y voir notamment la montre d’Emile Zola ou des objets personnels de Marcel Proust.

La visite débute par la salle des enseignes. Il y en a des grandes, des petites, en fer forgé, en bois, en couleurs, des dorées… Un surprenant et très beau décor, témoignage de toute une galerie des métiers.

Le sous-sol est consacré à la période de la Préhistoire, de l’Antiquité et du Moyen-âge. Une pirogue de 5 mètres de long, des pièces en or et bien d’autres choses ont été retrouvées lors des travaux de Bercy à la fin du XXe siècle. L’occasion d’en savoir plus sur le peuple des Parisii ! Les Romains s’installent au Ier siècle avant JC, apportent leur civilisation, sans détruire celle des Gaulois : un plan de la ville en damier, des thermes et un amphithéâtre, c’est le début de « Lutèce ». Au IVe siècle, au moment où la ville se déplace à l’intérieur des remparts de l’île de la Cité, elle prend le nom de « Paris ».

Les XVIIIe et XVIIIe siècle : les salles de cet étage font partie de l’histoire du musée depuis sa création. Plusieurs décors ont été remontés à l’identique et témoignent de la décoration intérieure de riches hôtels particuliers parisiens. Les loisirs de l’époque sont bien mis en scène : la musique, les jeux de société, discuter…

Connaissez-vous les « folies » ? Ce sont des maisons de campagne construites par de riches Parisiens autour de la capitale. Elles disposaient souvent d’un grand jardin avec un cours d’eau, des ponts et des attractions. Parfois, elles étaient même ouvertes au public certains jours.

Salon Demarteau

Le musée est très grand et nécessite plusieurs heures de visite si l’on veut bien en profiter. Le plus simple est peut-être de cibler une période de l’histoire de Paris et d’y retourner pour voir la suite !

Pour les kids :

  • Le « parcours à hauteur d’enfant » offre un étiquetage visible par les plus petits et reformulé.
  • De nombreux dispositifs numériques (qui proposent des films d’animation, des petits jeux…) jalonnent le parcours.
  • L’application « musée Carnavalet », téléchargeable gratuitement, possède des commentaires adaptés aux enfants
  • Des formules spécialement pensées pour les enfants existent comme des contes, des visites-ateliers (ex « les enfants de Paris »).

Infos pratiques :

  • Accès :

23 rue de Sévigné 75003 Paris Tél : 01 44 59 58 58 https://www.carnavalet.paris.fr/

Transports: Métro ligne 1 : Arrêt Saint-Paul, ligne 5 : Arrêt Bréguet Sabin, ligne 7 : Arrêt Pont-Marie, ligne 8 : Arrêt Chemin Vert.

  • Horaires : Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
  • Tarifs : Les collections permanentes du musée sont gratuites et en accès libre, sans réservation. 

Que faire autour ?

  • Se manger un gâteau au salon de thé Le loir dans la Théière. Un esprit brocante dans un univers à la déco colorée! 3 rue des Rosiers, 75004 Paris.

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Se faire éblouir à  « Lumières en Seine » (Domaine de Saint Cloud, 92)

Le zoom historique :

C’est à la fin du XVI e siècle que débute l’histoire du domaine quand Catherine de Médicis achète l’hôtel d’Aulnay et le donne à Jérôme de Gondi, un de ses écuyers. Il fait construire une maison de plaisance d’inspiration italienne.  Henri III s’y installa pendant les guerres de religion et y mourut poignardé en 1589.

Le traineau du Père Noël

Au siècle suivant, Louis XIV rachète le château et l’offre à son frère Philippe d’Orléans surnommé Monsieur. Le domaine va alors connaitre de profonds changements : un agrandissement considérable et la construction du château de Saint Cloud. Il fait appel à de grands noms tels que Jules Hardouin-Mansart  pour la façade ou Le Nôtre pour les jardins à la française.

Par la suite, le château revient à Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI. En 1799, c’est à Saint Cloud que Bonaparte prépare son coup d’Etat puis se fait nommer par ses pairs empereur sous le nom de Napoléon 1er. Son neveu renouvellera l’expérience en 1852.  Il y signa l’entrée en guerre contre la Prusse en 1870. C’est pendant cette guerre que le château sera bombardé par l’ennemi puis )rasé sous la IIIe République en 1891.

Le parcours lumineux (hiver 2021):

2 km de parcours féérique permettent de déambuler au milieu des arbres étoilés, des nénuphars, du traineau du père noël, de flocons géants… Des jets de lumière, des lasers et des installations lumineuses mettent en valeur, la faune et la flore du parc et évoquent l’histoire de ce château oublié.

Plusieurs points de restauration sont installés tout au long du parcours (bar à pâtes, crêpes, gaufres, burgers, boissons froides et chaudes, pizzas…).

L’avis de Margaux :

« C’est une sortie originale car on se promène au milieu de la nature dans un décor féérique. Les illuminations sont variées et se projettent sur toutes sortes de surfaces : l’eau, les murs, les arbres…  J’ai beaucoup aimé « le jardin de feu ». Mais mon préféré a été « la forêt givrée » qui utilisait des lasers, c’était très beau. »

Infos pratiques :

  • Dates : Du 19 novembre 2021 au 9 janvier 2022
  • Tarifs : enfant : 20 euros, adultes : 22 euros, tarif famille (2 adultes, 2 enfants) : 20 euros
  • Accès : Domaine National de Saint-Cloud,  1 Av. de la Grille d’Honneur, 92210 Saint-Cloud

https://www.lumieresenseine.com/

L’entrée de Lumières en Seine se situe au niveau de la grille Clemenceau (domaine national de Saint-Cloud). Il est conseillé d’utiliser les transports en commun :

  • En Métro :
    • Ligne 10 terminus Boulogne-Pont de St-Cloud, sortie “avenue de Maréchal de
    • Lattre de Tassigny” côté gauche, puis traverser le pont de St-Cloud
  • En Bus :
    • Lignes 52,72,126,175,460,467, arrêt Parc de St-Cloud
    • Ligne 160 terminus Pont de St-Cloud-Albert Kahn
    • Ligne 260 arrêt Rhin et Danube-Musée Albert Kahn (prendre avenue Maréchal de Lattre de Tassigny, puis traverser le pont de St-Cloud)
  • En Tramway
    • T2 (Pont de Bezons-Porte de Versailles), arrêt Parc de St-Cloud
  • En train :
    • (ligne L et U Saint-Lazare ou la Défense en direction de Versailles rive-droite ou Saint-Nom La bretèche) : arrêt St-Cloud.

En voiture, vous pouvez facilement vous garer au parking du musée de la Manufacture de Sèvres. Il faudra ensuite marcher un quart d’heure à travers le parc pour vous rendre à l’événement.